‹ Tarikh es-SoudanChapitre 279 sur 405 · CHAPITRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTIÈME

du Prophète un éloquent poème en l'honneur de Mahomet. (Que Dieu hii en sache gré!) Il composa deux poèmes élégiaques, l'un à l'occasion de la mort de son maître le jurisconsulte Mohammed-El-Ouankori, l'autre en l'honneur du jurisconsulte Abderrahman.

Dans la nuit du lundi, 14 du mois de cha'bân de l'année

1015 (15 décembre 1606), mourut l'amîn, le caïd El-Hasenben-Ez-Zobéïr ; il fut enterré dans la mosquée de Mohammed-Naddi, près du tombeau du Seyyid Yahya. (Dieu hii fasse miséricorde!)

Le même jour, Abou-Bekr-ben-El-Ghandàs, le Targui, fut tué à Ras-El-Ma par un Targui de la tribu des Kel- Amini* à qui il avait lancé son javelot dans la bouche et qui lui lança à son tour son javelot. Ils moururent tous deux. Akenzer-ben-Ausenba et Abou-Bekr étaient cousins maternels.

Le mardi, 10 du mois sacré de dzou '1-hiddja de l'année

1016 (8 avril 1607), arriva à Tombouctou le cheikh, le savant, le très docte, l'unique de son siècle et le phénix de son temps, le jurisconsulte Ahmed-Baba, fils du jurisconsulte Ahmed-ben-El-Hâdj-Ahmed-ben-'Omar. Le prince Maulay Zîdàn lui avait rendu la liberté, conformément à la promesse qu'il lui avait faite du vivant de son père de le laisser retourner au pays de ses ancêtres le jour où Dieu le mettrait lui Zidân en possession du palais de son père. Il tint la promesse qu'il avait faite ; toutefois quand Ahmed-Baba eut quitté Merrâkech et qu'il fut en route pour le Soudan, Maulay Zîdân regretta (v\^) ce qu'il avait fait. Mais Dieu avait décidé que Ahmed-Baba serait enterré au lieu où il était né.

Le mardi, 17 du même mois (15 avril 1607), mourut le jurisconsulte, le cadi Mohammed-ben-Ahmed, fils du cadi

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