‹ Tarikh es-SoudanChapitre 313 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME

inimitié en était résultée entre ce dernier personnage et Hammedi-Amina. La lettre, que je remis au caïd Ahmed, lui demandait d'essayer par tous les moyens de s'emparer de la personne du serviteur en fuite et une fois pris de le charger de fers et de lui annoncer aussitôt cet événement. Le caïd Ahmed envoya en effet plus d'une fois inviter Djorno-Koudj à venir le trouver, mais celui-ci décUna l'invitation, ayant eu, ce semble, vent de ce qui le menaçait.

Plus tard Hammedi-Amina se rendit dans la région de El-'Aouàli pour y faire, selon son habitude, paître ses troupeaux pendant un certain temps. Ce temps écoulé, il revint dans la région du Sahel. Alors je lui écrivis pour lui faire part de ce qui s'était passé entre le caïd Ahmed et Djorno. Ensuite Hammedi-Amina, ayant retardé son départ jusqu'à la nuit du 1"' du mois de chaouâl de l'année 1043 (31 mars 1634), se mit en route lui-même à la tête de ses troupes et se dirigea vers le campement de Djâdji dont il a été parlé ci-dessus. Puis il m'expédia aussitôt un messager m'engageant à l'aller rejoindre en cours de route avant qu'il ne fût arrivé à l'endroit qu'il se proposait d'atteindre. Le rendezvous était fixé en arrière du fleuve* de Kalikoro et je devais amener avec moi un des notaires du cadi afin d'essayer de reconcilier le prince avec Djàdji qui d'ailleurs était son cousin et ne désirait pas rester brouillé avec lui.

Dès que le messager fut arrivé chez moi, je l'emmenai chez le cadi, que j'informai du sujet de son message. « Au nom du Seigneur, répondit le cadi, et à la grâce de Dieu ! Mais il faut auparavant l'autorisation du caïd. » L'autorisation demandée fut accordée et nous reçûmes l'ordre de nous mettre en route.

Le lieutenant-général Mohammed-ben-Rouh, qui avait entendu parler de tout cela, alla trouver le caïd et lui dit :

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