‹ Tarikh es-SoudanChapitre 316 sur 405 · Ce mot est traduit par conjecture · texte numérisé non relu

Ce mot est traduit par conjecture

{Histoire du Soudan.) 28

Toute la population fut également très effrayée, car on s'imaginait que cette cavalerie n'avait pu arriver jusque-là qu'après avoir passé par-dessus les deux lieutenants-généraux et leur suite.

L'angoisse et l'inquiétude durèrent jusqu'au coucher du soleil. A ce moment-là arrivèrent des messagers envoyés au caïd par les lieutenants-généraux et racontant que ceux-ci avaient passé la luiit chez Hammedi-Amina à la colline de Ouaba et qu'ils priaient le caïd de leur envoyer des vivres* ; le caïd les leur fit aussitôt envoyer chargés sur des ânes et des mulets.

Djàdji, très effrayé, s'était enfui de l'autre côté du Fleuve, tandis que Djorno prenait la fuite dans une autre direction. Les lieutenants-généraux passèrent la nuit chez Hammedi- Amina en cet endroit où il se trouvait à ce moment. A la fin de la nuit, le prince, sans que les lieutenants-généraux en eussent connaissance, monta à cheval, se porta vers la demeure de Djàdji, entra dans l'habitation et la parcourut tout en restant à cheval. Puis il en sortit et alla jusqu'au mur de la citadelle sur lequel il posa la main afin de mettre à exécution son serment. Le lendemain matin, le prince fit ses adieux aux lieutenants-généraux et prit la route de son pays, tandis qu'il faisait accompagner ces derniers par ses trois frères, Selâma, 'Ah-Et-Telemsâni et Abou-Bekr-Amina jusque sous les murs de la citadelle. Arrivés là, on prit congé les uns des autres, les lieutenants-généraux entrant dans la citadelle et les trois frères allant rejoindre le prince pour retourner dans leur pays.

Peu après cela, Djorno m'envoya son fils pour me prier d'intercéder en sa faveur afin qu'il pût, lui et ses enfants, retourner dans leur demeure au Massina. Je fis part de la

1. Ou : « la difa » qu'il est d'usage d'offrir aux grands personnages qui passent dans la contrée où l'on habite.

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