‹ Tarikh es-SoudanChapitre 318 sur 405 · C'est-à-dire qui refuseraient obéissance au pacha · texte numérisé non relu

C'est-à-dire qui refuseraient obéissance au pacha

main matia, le trouver au sujet de cette intervention auprès du paclia.

Les choses ayant été toutes réglées comme le cadi m'en avait donné l'ordre, je me couchai avec l'intention de me rendre le lendemain de bonne heure auprès du caïd. Or, le lendemain de bonne heure, le caïd reçut une lettre que le pacha, se trouvant avec ses troupes à Tendirma, lui écrivait de cette ville. Paroles grossières et invectives dictées par la colère, le pacha n'en avait, pour ainsi dire, omis aucune à l'adresse du caïd, des troupes de Dienné et de tous ceux qui se trouvaient avec le caïd dans cette ville. Il demandait comment il se faisait que le rebelle Hammedi-Amina avait pu arriver jusque sous les murs du château, en sorte qu'on avait à peine eu le temps de fermer les portes de la ville et qu'il les avait assiégés durant sept jours, ne se retirant après cela que parce qu'il avait reçu une forte somme d'argent. Mais il ajoutait qu'il allait venir maintenant en personne et qu'ils ne tarderaient pas à voir, eux et Hammedi-Amina, le châtiment qu'il voulait leur infliger.

Dès que cette lettre eut été lue, le caïd m'envoya dire d'avertir le cadi de ne point se rendre du tout auprès de lui, qu'il venait de recevoir du pacha une lettre renfermant, au sujet de la façon dont ils s'étaient conduits vis-à-vis de Hammedi-Amina, de vilaines paroles qu'ils ne méritaient pas et les accusant de n'avoir pas songé à eux, à plus forte raison à lui. Là-dessus le cadi s'abstint de la démarche qu'il voulait faire.

Dès que Djorno apprit ce qui venait de se passer, il fut très tourmenté; mais, comme il n'avait pas la patience d'attendre l'autorisation qu'il avait demandée, il retourna sans plus attendre au Massina avec ses enfants et se rendit auprès du prince Hammedi-Amina qui lui fit grâce ainsi qu'à tous les siens et les laissa en paix.

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