‹ Tarikh es-SoudanChapitre 323 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME

pour Tombouctou. J'étais dans la ville de Kouna le jour de la fête des Sacrifices (25 avril) et j'arrivai dans ma ville natale, le but de mon excursion, dans la dernière décade du mois (5-14 mai 1638); je m'y trouvai au moment où commença le mois de moharrem, le premier des mois de l'année 1048 (15 mai-14 juin 1638). Mes affaires terminées, je quittai Tombouctou dans la dernière décade du mois de rebi' V (2-i\ août 1638) et rentrai à Dienné où j'arrivai dans la première décade du mois de rebi' II (12-21 août 1628).

Au mois de djomada II (10 octobre-8 novembre 1638), si je ne me trompe, le pacha Sa'ïd mourut, empoisonné' à ce que l'on prétend. Au mois de cha'bân (8 décembre 1638- 6 janvier 1 639), le caïd Mohammed- Et- Târezi fut révoqué de ses fonctions de caïd qu'il avait occupées une année et huit mois. Son successeur fut 'Ali-ben-Rahmoun-El-Monebbehi. Ce nouveau caïd arriva dans la ville de Dienné au cours de la dernière décade de ramadan (26 janvier-4 février 1639). Il nomma Kalacha' Abderrahraan, fils {^^^) du Kalacha' Bokar, à la place de son oncle paternel défunt, mon confrère et obligeant ami, le Kalacha'Mohammed-Acira^ qui était mort (Dieu lui fasse miséricorde !) dans la nuit du mercredi 14 de ce même mois de ramadan (19 janvier 1639).

Selon l'usage, le caïd envoya des messagers porter au nouveau Kalacha' ses insignes et en même temps il m'expédia quelqu'un à Bînà pour me demander d'accompagner les messagers auprès du Kalacha', de façon à arranger les choses avec eux dans les meilleures conditions^ J'assistai donc à l'entrevue et réglai tout de la manière la plus avan-

1. Le mot du texte implique que le poison avait été mêlé à des aliments.

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