‹ Tarikh es-SoudanChapitre 338 sur 405 · Komtana », d'après le ms. G · texte numérisé non relu

Komtana », d'après le ms. G

2. La terminaison de ce mot ne paraît pas être le mot signifiant Dieu en arabe.

[Uisloire du Soudan.) 27

de l'asr; le soleil était sur son déclin quand j'entrai dans la ville de Farko. J 'y passai la nuit du vendredi chez mon ami le Farko-Koï Mohammed, et en repartis le lendemain matin, et arrivai au milieu de la matinée au port de cette ville Komino où je restai un peu avant de traverser le Fleuve pour aller à Chibla où j'arrivai à bon port dans la soirée du vendredi, 4 du mois de ramadan. Là je trouvai tout mon monde et ma famille' en bonne santé; Dieu, le Maître des mondes, en soit loué !

Cette année-là la première lune de chaoual eut lieu le mercredi soir et le mercredi, 14 de ce mois (13 décembre 1644) je me rendis pour certaine affaire dans la ville de Chenchendi^; cette ville est située sur le bord du Fleuve du Sana-Koï^ Arrivé là vers la fin de la matinée, je m'y attardai un peu, puis je revins en passant par la ville de Médina qui se trouve également sur le bord de ce même fleuve à très peu de distance de là. Dans la soirée je rentrai à (Chibla.

Le jeudi, 12 du mois sacré de dzou'l-hiddja terminant l'année 1054 (9 février 1645), vers midi, naquit un de mes fils, enfant de ma femme Halîma, fille du jurisconsulte Abou- Bekr-Sa'antara; je lui donnai le nom de Mohammed-Eth- Thayyeb. Dieu fasse que ce nom soit de bon augure et béni ! Les fétichistes du Bambara se soulevèrent contre le Sana- Koï et le Farko-Koi et, dans ce mouvement de rebeUion. ils décidèrent d'aller les combattre; mais Dieu le très-haut par sa puissance et sa force calma le feu de cette sédition. Toutefois elle le calma sans l'éteindre complètement.

Je décidai alors de rentrer auprès de ma famille dans la

1. Il avait sans doute là un ménage autre que celui qu'il avait à Dienné.

Page 1