CHAPITRE TRENTE-CliNQUIÈME
ville de Dieuné, et le lundi, 23 de ce mois (20 février 1645), après la prière du dohor, je quittai Chibla, grâce au Très-Haut et à son bienveillant appui; après le coucher du soleil, nous traversâmes le Fleuve devant la ville de Komino (vvo) où je séjournai quatre jours pour organiser mon voyage , puis je quittai cette ville, me dirigeant par terre vers Dienné.
Le lundi soir, apparut la nouvelle lune du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1035 (27 février 1645), au moment où nous étions dans la ville de Taouatàllah. Le lendemain, mardi, après la prière du dohor, mourut dans la ville de Foutina, ma fille Zeïneb ; je l'enterrai le même jour dans cette localité (Dieu lui fasse miséricorde et nous réunisse l'un à l'autre au jour de la Résurrection dans les plus hautes sphères du paradis, sans que, par sa grâce et sa faveur, nous ayons eu à subir aucun châtiment!) ^ Enfin, le samedi soir, 5 de ce mois, nous arrivâmes dans la ville de Bina, sains et saufs et eu bon état. Dieu, le Maître des mondes, en soit loué !
Dans la matinée du mardi, 22 de ce mois (20 mars 1645), je me rendis parterre dans la ville de Dienné afin d'y chercher une embarcation pour emmener ma famille. J'arrivai dans cette ville, au moment du dohor, et dans la matinée du mardi, dernier jour du mois, je quittai Dienné et retournai par terre à Bina où j'arrivai également au moment du dohor. Le mardi (soir) apparut pour nous la nouvelle lune du mois de safar, le bon, et le samedi, 4 de ce mois (l^"" avril 1645), mourut mon confrère Mohammed, fils du cheikh El-Mokhtâr-Temt-El-Ouankori. Enfin, le mercredi soir, 8 de ce mois (5 avril), je me mis en route pour Dienné avec ma famille en prenant la voie du Fleuve, et nous arrivâmes dans cette ville, le vendredi, 10 du mois (7 avril). Louanges soit rendues au Maître des mondes!