‹ Tarikh es-SoudanChapitre 341 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME

nous quittâmes le port de Dienné; la nouvelle lune du mois de rebi' II (16 mai) nous apparut le mercredi soir pendant que nous étions dans la ville de Ouaki et le dimanche suivant nous étions arrivés au port de Koronzofiya où on me donna un cheval sur lequel je montai pour me rendre à Tombouctou. J'arrivai dans cette ville le dimanche soir, i du mois (20 mai), et, le soir même, j'eus une entrevue avec le pacha. Il me souhaita la bienvenue, m'accueillit avec beaucoup d'égards et m'éleva au rang de kaieb (secrétaire). Je demande à Dieu le Très-Haut l'indulgence, le bien-être, la santé et la protection en matière de religion dans ce monde et dans l'autre. Il est puissant en toute chose et il peut exaucer tous nos vœux.

Le samedi', 6 du mois de redjeb l'unique (18 août), l'askia Daoud-ben-Mohammed-Sorko-Idji fut rétabli dans les fonctions qu'il exerçait auparavant dans son pays sur ses sujets. 1 1 quitta ïombouctou, en compagnie des envoyés chargés des appointements qui se rendaient à Kàgho,etcela le mercredi, 10 du mois (22 août). Le pacha avait écrit aux habitants de cette ville de l'accompagner jusqu'à sa résidence avec un corps de troupes qu'ils fourniraient et cet ordre fut exécuté.

Les collègues^ du pacha, ainsi qu'un grand nombre de soldats, avaient intrigué depuis longtemps pour le déposer et ils avaient commencé (vva) leurs agissements dès l'époque à laquelle ils se trouvaient en expédition en Massina. Enfin, ces intrigues ayant poursuivi leur cours sans interruption jusqu'au mercredi soir, 27 du mois de ramadan (7 novembre), les conjurés levèrent le masque, dans la matinée du samedi, jour de la fête de la Rupture du jeûne (10 novembre) de cette année; ils déposèrent le pacha et le remplacèrent par le pacha Ahmed, fils du pacha 'Ali-beii-

Page 1