‹ Tarikh es-SoudanChapitre 346 sur 405 · Du genre de celle que l'on appelle : « (,lâïa · texte numérisé non relu

Du genre de celle que l'on appelle : « (,lâïa

sort de notre corps de cavalerie (van) et restâmes ainsi jusqu'après le lever de l'aurore. A ce moment, pendant que j'étais prosterné pour faire la prière du matin, j'entendis le bruit de leurs tambours dans la direction de l'est. J'en informai immédiatement le pacha et, après le lever du soleil, nous nous mîmes en marche. A peine étions-nous partis que nous rencontrâmes des émissaires de nos compagnons qui venaient nous annoncer qu'ils étaient sains et saufs, que les Foulànes avaient pris la fuite, emportant tous leurs biens, en sorte qu'ils n'avaient rencontré personne. Peu après nous rejoignîmes tous nos cavaliers et vers la fin de la matinée nous campâmes en face d'un des villages des fétichistes habitants delà montagne et au milieu de leurs champs de culture.

Après avoir passé la nuit du samedi en cet endroit, nous reprîmes notre marche et nous rencontrâmes le frère du Da'anka-Koï', Fâri, qui désirait se rendre auprès du pacha pour demander un sauf-conduit afin que son frère pût se présenter lui-même au pacha. Ce sauf-conduit lui ayant été accordé, il retourna en porter la nouvelle à son frère aussitôt après que nous eûmes établi notre bivouac près de l'aiguade de Benka^-Dzîba, en face de la montagne de Boun^- Lanbo.

Là nous passâmes la nuit du dimanche, et le lundi, dans la soirée, arriva le Da'anka-Koï dont il vient d'être parlé. Il salua le pacha, fit des vœux pour lui, mit de la poussière sur sa tête et reçut ensuite la promesse d'avoir l'aman pour lui et son allié* le Honbori-Koï, El-Hâdi, fils du Honbori-Koï, Mousa-Kirao. Cet aman s'étendait non seulement à ces deux personnes, mais encore à toute leur famille

i. Le ms. C orthographie ce mot : « Da'anka' ».

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