CHAPITRE TIŒNTE-CINQUIÈME
« Aux hommes vertueux, honorables, aux gens de bien vénérés, aux braves respectés, aux soutiens agréés de Dieu, le caïd Mansour-ben-Mobarek-Ed-Der i et à tous ceux qui sont avec lui, caïds, lieutenants-généraux, commandants, bâchoud, odabachi, ainsi qu'à tous les oldach. Dieu vous garde, vous fortifie, vous assiste, vous dirige dans la bonne voie ! qu'il améliore par sa grâce tout ce qui vous touche et qu'il vous fasse atteindre toutes les joies et prospérités que vous souhaitez et désirez! Salut complet et général, avec la miséricorde de Dieu et ses bénédictions ainsi que le bonheur, la santé et toutes les faveurs les plus complètes de Dieu!
« Nous vous écrivons, louant Dieu et le remerciant, pour répondre au désir que vous avez exprimé d'avoir des nouvelles de notre santé et de nos affaires dans la lettre généreuse que vous nous avez écrite et qui nous est parvenue par les soins de vos messagers dans le port de Koronzofiya. Nous n'avons éprouvé sur notre route que les choses que vous souhaitiez pour nous ; notre santé a été aussi parfaite que vous pouviez le désirer et nous n'avons eu que la suite des faveurs éminentes que nous avait prodiguées déjà auparavant le Maître généreux, qui possède la sublime bonté.
« Voici comment les choses se sont passées. Nous avions décidé de faire une expédition contre le pays des injustes perturbateurs, les ennemis de Dieu et de son Prophète, les gens de la tribu des Sonfontîra' qui avaient provoqué des troubles contre notre autorité (tA») dans la ville de Kîso, du côté du Gourma et avaient ruiné cette ville. Nous nous sommes donc mis en route à la tête de notre armée fortunée, afin de gagner les bords du Fleuve dans des embarcations.
« Deux raisons nous avaient décidé à nous mettre en personne à la tête de nos troupes : La première, c'est que nous