‹ Tarikh es-SoudanChapitre 353 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈME

miclden nous avaient attaqués et aussi ce qui était arrivé à ces derniers avec le seigneur Aknezer*. Si vous jugez qu'il faille en finir avec eux, ne leur laissez aucun répit et exterminez-les comme ont été exterminés les peuples de Ad et de Tsemoud; car ce sont des traîtres, des brigands en qui on ne peut en aucune manière avoir la moindre confiance. Si vous êtes à même d'arriver à bout d'eux à vous seuls, agissez alors à la grâce de Dieu. Dans le cas contraire, écrivez au caïd Mohammed-benAïsa-el-Kerch^ à Benba qu'il vous envoie tous les renforts dont il dispose, soldats marocains et arabes, mais ne divulguez pas votre projet si vous voulez que Dieu vous rende maîtres d'eux. Sinon ils pourraient prendre leurs précautions et se tenir sur leurs gardes. Or la guerre n'est que ruse.

« Dieu vous bénisse et nous soit à vous et à nous un aide et un protecteur.

« Écrit le samedi, 2 du mois isolé de redjeb de l'année 10o7 (3 août 1647), au port de Koronzofiya, par le serviteur du haut seigneur mohammédien (Dieu lui accorde la victoire!) Son Excellence le pacha Ahmed -ben-Abderrahman-El- Hayyouni. Dieu lui soit favorable par sa grâce et sa bonté ! » Ici se termine cette lettre.

Le pacha demeura dans ces conditions de faiblesse et de mépris jusqu'au vendredi, 6 du mois de chaoual de l'année 1058 (24 octobre 1648); à ce moment il fut déposé après être resté en fonctions un an et neuf mois.

Les troupes décidèrent d'élever immédiatement au rang de pacha Yahya-ben-Mohammed-El-Gharnâti. Ce personnage était un être débauché, immoral, impérieux, misanthrope, ne disant que du mal des ulémas, des chérifs, de la famille du Prophète et de tous les gens distingués sans

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