‹ Tarikh es-SoudanChapitre 358 sur 405 · Ou : El-'Abîd, selon la prononciation vulgaire · texte numérisé non relu

Ou : El-'Abîd, selon la prononciation vulgaire

2. Les textes donnent tous la date du 22 ; c'est plutôt le 12 qu'il faudrait dire.

Mermaso-Yenda'. Ce fut là une chose étonnante qu'on n'avait pas vue encore et dont on n'avait jamais entendu parler comme s'étant produite auparavant : on peut citer ce fait comme un de ces phénomènes extraordinaires qui arrivent au cours des âges.

Sous le gouvernement du pacha ci-dessus mentionné, les portes de la révolte s'ouvrirent à la fois de tous côtés et en tous lieux. Dieu veuille qu'il n'en résulte rien de fâcheux, ni pour nous, ni pour les musulmans et qu'il nous fasse la grâce de nous en délivrer.

Durant la dernière décade du mois sacré dedzou l-qa'ada de l'année 1062 (23 octobre-2 novembre 1652), le cheikh 0 alla-Ed-Doumesi se révolta contre les gens de Kâgho et s'enfuit vers le Songhaï auprès de l'askia Daoud, emmenant avec lui tous les propriétaires de troupeaux, Arabes, Touareg, Foulânes et autres. Pendant la deuxième décade du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1063 (11-21 décembre 1652), le caïd Mansour-ben-Mobârek-Es-Saououâf, caïd de Kâgho, se mita la poursuite des rebelles à la tête de ses troupes. Un corps de cinquante soldats, pris dans la garnison de Tombouctou, fut envoyé à son secours; ce détachement était commandé par le lieutenantgénéral révoqué^ Ahmed-ben-Sa'ïd-El-Medâseni. Quand on arriva au pays de l'askia, celui-ci avait pris la fuite et abandonné sa capitale. Quant à O'alla (v^r) on ne réussit pas à obtenir sur lui le moindre avantage, aussi revint-on sur ses pas. Oalla suivit à son tour l'armée marocaine, et les fétichistes qui l'accompagnaient la harcelèrent chaque nuit à coups de flèchesjusqu'àKoukia; là, O'alla cessa sa poursuite et s'éloigna.

Le pacha fit ensuite une expédition contre le territoire de

1. 1^ ms. C dit : « au port de Yonda » à la place de « Mermaso-Yenda ».

2. il va sans dire qu'il avait été rétabli dans ses l'onclions.

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