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La fête dite des Sacrifices

GHAPIÏiŒ TItENTE-SIXIÈME 455

mourut, dans la ville de Bina, mon confrère l'imam Seiiiber-Ed-Deredji. Je lavai son corps le samedi matin et nous dîmes aussitôt les dernières prières sur lui. Il fut enterré en cet endroit (Dieu lui fasse miséricorde et, dans sa grâce, lui accorde le pardon).

Le lundi, 6 du mois de rebi' I"' (22 avril 1646), mourut mon confrère et ami Seyyid El-Hasen-El-Kâteb-ben-'Ali-ben- Sâlem-El-Ghesnouni. Il fut enterré dans le cimetière de la grande mosquée (Dieu lui fasse miséricorde).

Au mois de redjeb (13 aoiit-12 septembre), si je ne me trompe, mourut, dans la ville de Tendirma, mon confrère et ami, le jurisconsulte Sâlih-ben-Sâïd-Selenki (Dieu lui fasse miséricorde et, dans sa grâce, lui accorde indulgence et pardon !).

Le lundi, 17 du mois de chaouâl (26 novembre 1646), mourut, dans la ville de Bina, mon beau-père*, Seyyid 'Aliben-Abmed-El-Idrisi (Dieu, dans sa grâce, lui fasse miséricorde !).

Vers midi, le samedi, 5 du mois sacré de dzou'l-hiddja terminant l'année 1036 (12 janvier 1647), mourut mon serviable ami, le chérif Mohammed, fds du chérif El-Hâdj. Les prières dernières furent dites sur lui après la prière du dohor et il fut enterré dans le cimetière de la grande mosquée (Dieu lui fasse miséricorde, lui accorde indulgence et pardon et nous fasse profiter de ses bénédictions en ce monde et dans l'autre. Amen ! ).

Entre le coucher du soleil et la nuit, le mercredi, 8 du

mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1057

(13 février 1647), mourut le pacha Ahmed, fils du pacha

Ali-ben-Abdallah-Et-ïelemsâni. Les prières mortuaires

furent dites sur lui dans la matinée du samedi (t* \). Il fut

1. Gendre ou beau-frère, le mot employé indiquant seulement d'une façon certaine la parenté par alliance.

enterré dans la mosqnée de Mohammcd-Naddi (Dieu trèshaut lui fasse miséricorde!).

Le vendredi, iO du même mois (15 février), mourut le pacha Mesa oud-ben-Mansour-Ez-Zaghri\il était en prison à El-Hadjar, chez le Kirao-Koï.

La nuit qui précéda le 1 ^' du mois de safar (7 mars), mourut le Maghcharen-Koï Abderrahman, connu sous le nom de Aknezer. Il eut pour successeur dans ses fonctions le fils de sa fille, Abou-Bekr-ben-Ourmechta, qui fut nommé par le pacha El-Hayyouni.

Au mois de djomada P' (4 juin-4 juillet 1647), mourut mon fils Mohammed-Et-Tayyib pendant qu'il était auprès de sa mère Halima (Dieu fasse pencher la balance en sa faveur. Amenl).

Dans la nuit du vendredi, 9 du mois de dzou '1-qa'ada (6 décembre 1647), mourut le jurisconsulte Mohammed- Seyyid, fils du jurisconsulte Ahmed-Baba. Il fut enterré au cours de la matinée du lendemain dans le cimetière de Sankoré (Dieu lui fasse miséricorde et lui accorde indulgence et pardon. Amen!).

Le lundi, 15 du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1058 (10 février 1648), mourut, dans la ville de Dienné, mon frère Ahmed, fils de mon père Abdallah-ben-'Imrân ; il fut enterré à la grande mosquée (Dieu lui fasse miséricorde et, dans sa grâce, lui soit indulgent!).

Pendant la nuit du lundi, 1 6 de chaouâl (3 novembre 1 648), mourut, dans la ville de Bîna, mon cher confrère, mon compagnon, mon tendre ami depuis ma prime jeunesse, l'éminent, le vertueux, le jurisconsulte Mahmoud-Ko'ti-ben- 'Ali-ben-Ziyfid. Il fut enterré dans cette localité (Dieu, dans sa grâce et sa bonté, lui pardonne, lui fasse miséricorde, lui

1. Peut-être faudrait-il lire : Kz-Za'eri, en supprimant le point diacritique du gliaïn.

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