‹ Tarikh es-SoudanChapitre 369 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-SIXIÈME

soit indulgent et nous réunisse l'un à l'autre à l'ombre de son trône, au plus haut des degrés du paradis!].

La quatrième nuit de la fête des Sacrifices de l'année 1059 (19 décembre 1649), mourut le cheikh Ibrahim-ben-Mesa'oud-Er-Ra'onân, mis à mort parle pacha Yahya-ben-Mohammed-El-Gharnâti. 11 fut enfoui dans les écuries, sans la moindre prière et sans que son corps eût été lavé.

Au moisderedjeb de l'année 1060 ^30juin-30 juillet 1650), mourut le caïd Abdelqâder-ben-Meimoun-Ech-Chergui ; il fut enterré dans le cimetière de la grande mosquée (Dieu trèshaut, dans sa grâce et sa bonté, lui fasse miséricorde. Amen!). Dans la nuit du mercredi, 10 du mois de ramadan (6 septembre 1650), mourut, à Gondam, le caïd 'Ali-ben-Rahmoun-El-Monebbehi. Son corps fut porté à Tombouctou où eurent lieu les funérailles le jeudi soir. Les prières dernières furent dites sur lui par le seyyid éminent, le jurisconsulte Mohammed-ben-Ahmed-Baghyo o-El-Ouankori, près de la mosquée de Mohammed-Naddi, avant la prière du deuxième acha et il fut enterré dans le cimetière de la grande mosquée, selon le désir qu'il avait exprimé ',

Dans la matinée du mercredi, 22 du mois de rebi' P"" de l'année {r^r) 1061 (15 mars 1651), mourut, dans la ville de Dienné, mon frère Abdelmoghits, le fils de mon père Abdallah-ben-'Imrân; il fut enterré dans la grande mosquée (Dieu lui fasse miséricorde et, dans sa grâce, lui accorde indulgence et pardon!).

Le 21 du mois de chaouâl (27 octobre 1651), mourut, dans la ville de Dienné, le cadi Ahmed, fils du cadi Mousa- Dàbo. Il avait occupé les fonctions de cadi pendant trente et un ans. Il eut pour successeur son frère Abderrahman, un ignorant, ne sachant rien des questions juridiques.

1. La traduction a été faite d'après le ms. C, qui ajoute la fin de ce paragraphe à partir de ces mots : « près de la mosquée, etc. »

Durant la seconde décade du mois de safar do l'année 1062 (22 janvier-!" février 1652), mourut le caïd Mohammed-El-Arbi-ben-Mohammed-ben-Abdelqâder-Ech-Chergui- Er-Ràchedi. Il fut enterré dans le cimetière de la grande mosquée pendant la matinée.

Le 27 du même mois (8 février 1652), mourut mon confrère et ami, l'amin, le caïd Belqâsem-ben-'Ali-beii-Ahmed- Et-Temeli. Les prières furent dites après la prière du dohor. 11 fut enterré près du tombeau de notre cheikh, le saint, 1 eminent, le jurisconsulte, l'amin, Abou-Ahmed, frère du jurisconsulte Abderrahman (Dieu, dans sa grâce et sa bonté, lui fasse miséricorde, et lui accorde indulgence et pardon!).

Vers le moment du dohor, le mercredi, 2 du mois de rebi' II de l'année 1062 (14 mars 1652), mourut le cadi Mohammed- ben-Mohammed-ben-Mohammed-Koraï' (Dieu, dans sa grâce et sa bonté, lui fasse miséricorde et lui accorde indulgence et pardon!).

Dans la nuit du mardi. 22 du même mois (2 avril 1652), mourut, dans la ville de Dienné, le cadi Abderrahman; il avait exercé cette magistrature durant environ cinq mois (Dieu lui fasse miséricorde, et, dans sa grâce, lui soit indulgent et lui pardonne!).

Au mois de djomada P"" (10 avril-dO mai 1652), les gens de Dienné investirent des fonctions de cadi Mohammed-ben- Merzouq-Moulay-El-Haouâri. Dieu lui fasse la grâce de le maintenir dans la bonne voie!

De bon matin, le jeudi, 2 du mois sacré de dzou'l-hiddja terminant l'année 1062 (5 novembre 1652), mourut notre maître^ Cha'bân. Les prières dernières furent dites sur lui dans la matinée à la grande mosquée et il fut enterré dans

\. Le ms. C. répète trois fois le nom de Mohammed, ce qui est exact; les aulres mss. et l'imprimé ne portent ce nom que deux fois.

2. Ou : « Monseigneur. » Le titre employé ici ne se donne qu'aux souverains ayant régné ou encore aux grands saints de l'Islam.

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