‹ Tarikh es-SoudanChapitre 370 sur 405 · CHAPITRE TOENTESIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TOENTESIXIÈME

lo cimetière do celte mosquée (Dieu très haut lui fasse miséricorde et, dans sa grâce, lui soit indulgent et lui pardonne!).

Le vendredi, après la prière de Tasr, le premier jour du mois de rebi' V' de l'année 1063 (30 janvier 1653), mourut le pacha Mohammed-ben-Mohammed-ben-(Y'«v) 'Otsmân, et, au même moment, mourut son jeune fils. Les prières sur les deux corps furent dites au moment de l'acha après qu'on leur eut creusé une fosse dans la mosquée de Mohammed- Naddi. Mohammed-Baghyo'o, avant de procéder aux prières mortuaires, adressa de vifs reproches au pacha Ahmedben-Haddou en lui disant : « A tout instant je vous défends d'enterrer les morts dans cette mosquée et vous ne m 'écoutez pas. Les péchés commis ainsi, c'est vous qui en serez responsables. Car un mort est impur et une chose impure ne doit pas pénétrer dans une mosquée. » Cela dit, il procéda à la prière et les deux défunts furent inhumés dans la même fosse.

Dans la nuit du jeudi, 13 du mois de rebi' II (24 mars 1652), mourut la chérifa Khadidja-bent-'Omar-Komo. Les prières furent dites sur elle dans la matinée de vendredi et elle fut enterrée dans le cimetière de la grande mosquée (Dieu très-haut lui fasse miséricorde!).

Le jeudi, entre l'heure du dohor et celle de l'asr, le 6 du mois de chaouàl (10 septembre 1652), mourut ma mère Fatma-bent-El-Hasen-El HaousiyaMe récitai l'office sur elle après la prière du coucher du soleil près de la grande mosquée. Elle fut enterrée auprès de mon père (Dieu très-haut leur fasse miséricorde à tous deux, leur accorde indulgence et pardon, illumine leur mausolée, leur assure une généreuse demeure dernière en les faisant habiter aux plus hauts degrés du paradis. Qu'il ne leur demande aucun compte, ni aucune expiation, en l'honneur des mérites de notre seigneur

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