CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME
placé par le caïd Ibrahim-ben-Abd-(r • v) el-Kerim-El-Djerrâr^ au moment où le caïd Melloiik venait d'achever une période d'une année, c'est-à-dire au mois de rebi P' de l'année 1034 (12 décembre 1624-11 janvier 1625). Ibrahim demeura deux ans en fonctions et fut destitué au mois sacré de moharrem de l'année 1036 (22 septembre 1626-12 septembre 1627).
'Ali-ben-'Obeid fut de nouveau nommé hâkem et occupa ces fonctions pendant huit mois. Le caid Yousef fut dépossédé de sa dignité de pacha et remplacé par le caïd Ibrahimben-Abdelkerim-El-Djerrâr, au mois de cha'ban de l'année 1036 (17 avril- 16 mai 1627). Le nouveau pacha destitua aussitôt 'Ali-ben-'Obeïd et le remplaça par Seyyid Mansour, fds du pacha Mahmoud-Lonko. Seyyid Mansour mourut dans la nuit du lundi, 12 du mois de cha'ban de l'année 1037 (15 juin 1628), étant encore en fonctions.
A la fin de ce mois, le pacha Ibrahim-El-Djerrâr, ayant été déposé, fut remplacé par le pacha Ali-ben-Abdelqâder ; celui-ci replaça Ali-ben-'Obeïd comme hàkem de Dienné. Ali conserva ses fonctions durant sept mois ; puis, à la suite d'un vif dissentement qui s'éleva entre lui et le pacha, il fut destitué, au mois de rebi' I" de l'année 1038 (29 octobre 28 novembre 1628). A cette date, le caïd Mellouk-ben- Zergoun fut réintégré dans les fonctions de hàkem, puis destitué et remplacé par l'ex-pacha Ibrahim-ben-Abdelkerîm- El-Djerràr, lorsque celui-ci revint de la province qui porte le nom de Sonfontir" chez les Foulànes; mais, peu après, il mourut et il fut remplacé par Mellouk-ben-Zergoun qui de-
1. Ailleurs on trouve deux autres orlhographcs : El-Djerdr et El-DjerrdrL Plus haut j'avais adopté El-Djodri, mais à la lin de l'ouvrage on ne rencontre plus que la forme El-Djerrâr.
2. Le nis. G. écrit : « El-mo'alir ». On ne dit pas si Ibrahim élait réfugié à Sonfontir ou s'il était gouverneur du district de ce nom.
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meuraen fonctions jusqu'à la déposition du pacha et la mort de celui-ci.
Mellouk fut de nouveau destitué par le pacha So'oud qui nomma le caïd Ahmed-ben-Hammou-ben-'Ali-Ed-Der'i. Ce dernier ayant été l'objet de nombreuses plaintes de la part de la population qui avait eu à souffrir de sa tyrannie, de son oppression et de ses exactions, le pacha Sa'ïd-ben-'Ali- El-Mahmoudi le destitua et mit à sa place le caïd Mohammedben-El-Hasen-Et-Târezi-Et-Torki, Celui-ci fut révoqué par le pacha Mesa'oud-ben-Mansour-Ez-Za'eri et remplacé par le caïd 'Ali-ben-Rahmoun-El-Monebbehi.
Révoqué à son tour, 'Ah fut remplacé comme hâkem par Abdelkerim-ben-El-'Obéïd-Ed-Der'i qui, après révocation, céda la place au caïd Abdallah, fils du pacha Ahmed-ben- Yousef. Le pacha Mohammed-ben-'Otsmân révoqua Abdallah et lui donna pour successeur le caïd Mohammed-ben- Ibrahim-Chimirro (t • a) qui fut révoqué par le pacha Yahyaben-Mohammed-El-(jharnâti. Ce dernier nomma alors le caïd Abdelqâder, fils du caïd Mellouk ; puis, celui-ci étant mort sept jours après sa nomination, ce fut Abdelkerim-ben-El-'Obeïd qui reprit de nouveau ces fonctions. Destitué de nouveau par le pacha Ahmed, fils du pacha Haddou-ben-Yousef-El-Adjenâsi, ce fut le caïd Ali-ben-Abdelaziz-El-Feredji qui lui succéda et actuellement il est encore en fonctions.
Le premier cadi nommé par les Marocains' à Tombouctou fut le cadi Mohammed-ben-Ahmed, fils du cadi Abderrahmau. Ce fut le pacha Mahmoud-ben-'Ali-ben-Zergoun qui l'éleva à ce poste après l'arrestation des enfants de Seyyid Mahmoud (Dieu lui fasse miséricorde !). Mohammed avait cinquante ans quand il fut nommé et il mourut à soixante-cinq ans ; il resta donc en fonctions quinze ans.
1. Au début, le gouvernemeal marocain n'était pas intervenu dans le choix des cadis, ni, en général^ dans celui des autres chefs religieux indigènes.