‹ Tarikh es-SoudanChapitre 376 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME

Son successeur fut le cadi Mohammed-ben-Anda-Ag-Mohammed-ben-Ahmed-Boryo-ben-Ahmed, fils du cadi Anda- Ag-Mohammed. Sa nomination fut faite par le pacha Malimoud-Lonko. Il avait soixante ans quand il fut nommé et il mourut à l'âge de soixante-quatre ans, ayant donc exercé sa magistrature pendant quatre ans.

Son frère, le cadi Seyyid Ahmed-ben-Anda-Ag-Mohammed, fut nommé à sa place par le pacha Mahmoud-Lonko également. Il était alors âgé de cinquante ans. Il mourut à soixante- dix-sept ans, après être resté cadi pendant ving-sept ans.

Le cadi, qui vint ensuite, fut nommé par le pacha Abderrahman, fils du caïd Ahmed-ben-Sa'doun-Ech-Chiâdemi; il se nommait Mohainmed-ben-Mohammed-ben-Mohammed- Korai. Il était alors âgé de cinquante ans et comme il mourut à l'âge de soixante-sept ans, il demeura donc en fonctions dix-sept ans.

Après lui le pacha Ahmed, fils du pacha Haddou, nomma cadi Abderrahman, le fils du jurisconsulte Ahmed-Mo'yâ; il avait à ce moment soixante-treize ans et c'est encore lui qui exerce aujourd'hui les fonctions de cadi.

Le premier cadi nommé par les Marocains à Dienné fut Ahmed-El-Filâli ; ses successeurs furent d'abord : le cadi Moueddeb-Mousa-Dâbo; puis le cadi juste Ahmed-Terouari ; puis, le cadi Sa'ïd (v^n); puis le cadi Ahmed-Dàbo; puis, son frère Abderrahman-Dâbo et enfin le cadi Mohammedben-Merzouq-Maulay-El-Haouârî qui est aujourd'hui encore en fonctions.

Le premier imam nommé par les Marocains à la grande mosquée de Tombouctou futTimam Mahmoud, fils de l'imam Seddiq. Il fut investi de ces fonctions par le cadi Mohammed-ben- Ahmed, fils du cadi Abderrahman après la mort de son frère, l'imam Ahmed, le lundi, 25 du mois de ramadan

de l'année 1005 (12 mai 1597). Lecadi donna par lettre avis de cette nomination au pacha Djouder, qui à ce moment se trouvait à la tête de ses troupes à Asafaï, et qui l'approuva. Cet imam, qui avait alors soixante-dix-ans, garda ses fonctions vingt-six ans, car il mourut âgé de quatre-vingt-seize ans.

L'imam qui lui succéda fut l'imam Abdesselam-ben-Mohammed-Doko-El-Foulâni. Nommé en l'année 1032 (5 novembre 1622-25 octobre 1623), il resta en fonctions quatre ans, le caïd étant alors Yousef-ben-'Omar et le cadi Seyyid Ahmed.

A sa mort, Abdesselam fut remplacé par l'imam Seyyid 'Ali-ben-Abdallah-Siri,rdsde l'imam Seyyid 'Ali-El-Djezouh, au mois de redjeb, si je ne me trompe, de l'année 1035 (avril 1626). Il resta seize ans et sept mois en fonctions et mourut dans la matinée du lundi, 14 du mois sacré de moharrem de l'année 1052 (13 avril 1642). Il eut alors pour successeur l'imam Mohammed-El-Oudi'a, fils de l'imam Mohammed-Sa ïd, fils de l'imam Mohammed-Kidâdo-El- Foulàni ; il occupe ce poste aujourd'hui.

Le premier askia ou haut personnage nommé à Tomboucton par les Marocains fut l'askia Selimân, fils de l'askia Daoud. Cette nomination eut lieu lorsque Bokar-Kîchâ'aben-El - Fondoko - ben-Faran - 'Omar-Komzàgho abandonna (tN •) les gens du Songhaï pour se réfugier auprès du pacha Mahmoud-ben-Zergoun. Il fut le premier personnage songhaï qui se réfugia auprès des Marocains. Comme le pacha Mahmoud lui proposait de le nommer askia, Bokar répondit qu'il n'était pas digne de ces fonctions. Puis, comme Sehman s'était réfugié aussi chez les Marocains, le pacha dit : a Voilà un askia. » De même, un peu plus tard, lorsqu'il apprit que Bokar-Konbou-ben-Ya'qoub était en prison, le pacha Mahmoud le fit mettre en liberté, et quand il arriva

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