Le ms. G donne Mohammod-Benkan, ce qui est une erreur
(tN n) ; puis, le fils de son frère 'Omar-ben-El-Hàdj qui mourut lors de l'expédition de Loiilâmi; puis, El-Hâdj, fils de l'askia' Haroun, qui fut tué par les Touareg durant une expédition près de Donkoï^; enfin, Ishaq, fils de l'askia Bokar, qui est aujourd'hui encore en fonctions.
Benka-Farma. — Le premier fut Bokar-Kîchâ'a qui n'occupa pas longtemps ces fonctions. Il eut pour successeur son fils El-Hâdj qui garda cet emploi environ quinze ans. Après lui Zâdo'-ben-Ya'qoub, fils du prince Askia-El-Hàdj, fut Benka-Farma pendant plus de vingt ans. Il eut pour successeur : Mohammed-ben-El-Hâdi, fils de l'askia Daoud; puis, El-Hadj-Mohammed, fils de l'askia Mohammed-Benkan ; puis, Daoud, fils de l'askia Haroun; puis Bâno'; enfin, Mohammed-Es-Sâdeq, fils de l'askia Mohammed-Benkan , aujourd'hui encore en fonctions.
Askia. — Les askia de Dendi depuis l'arrivée de l'armée marocaine ont été : tout d'abord Askia-Nouh qui conserva le pouvoir sept ans sans goûter un seul mois de repos, occupé qu'il fut à guerroyer et à combattre. Comme il prolongeait son absence loin de sa famille et des siens, les gens du Songhaï, ennuyés de son éloignement continuel, le déposèrent et nommèrent à sa place son frère l'askia El-Mosiafa, fils de Askia-Daoud. Le nouvel askia donna l'ordre à son frère Mohammed-Sorko-Idji, fils de Askia-Daoud, de se mettre à la poursuite de Nouli et de l'expulser du royaume. Mais Mohammed-Sorko, qui était parti avec 1 élite des troupes, se révolta contre El-Mostafa et le déposa pour prendre sa place d'askia. Il ne la garda pas bien longtemps. Une cer-
i. Le ms. C ajoute : Fiokar.
2. Le texte ne permet pas de distinguer sûrement si le mot Donkoï est un nom do personne ou un nom de localité.