I. L'Ile dcTouya
{Histoire du Soudan.) 31
en route avec les troupes qui étaient restées avec lui, et quitta le port de Kabara après être parti d'abord (r\\) de Touya ; il campa dans la première de ces localités où il demeura environ cinq mois, puis il retourna avec ses troupes à Tendirma. Mais les soldats qui étaient dans cette ville les empêchèrent de pénétrer dans la casbah et cela sur l'ordre du chef de l'autorité suprême, le pacha Mohammed-ben-Mousa. Les troupes de Mohammed-El-Arbi se rendirent alors de là sur le territoire de Bara où elles s'établirent.
Le jeudi, 19 du même mois (27 janvier), mourut dans la ville de Kâgho, le caïd Abdelkerim-ben-El-'Obeïd. 11 avait été envoyé là par le pacha Mohammed-ben-Mousa afin d'être présent lorsque les gens de cette localité régleraient avec le représentant du caïd, Naser-ben-Abdallah, la question des trois redevances qui s'étaient accumulées à sa charge et qui étaient si bien enchevêtrées les unes dans les autres', qu'on ne savait plus comment les régler.
Le jeudi, 25 du mois de rebi' II (4 mars 1655), mourut le pacha Yahya. Les prières mortuaires furent dites sur lui par le cadi Abderrahman, dans l'endroit appelé Es-Sahara, au mosalla des funérailles, au moment du dohor ; il fut enterré dans le cimetière de Sankoré.
Le mercredi, 21 de djomada II (28 avril 1655), deux officiers arrivèrent de Dienné, porteurs d'ime lettre du caïd Ali-ben-Abdelaziz-El-Feredji qui annonçait que les partisans du Djinni-Koï avaient attaqué une barque chargée de sel qui était en cours de route et avaient tué cinq des personnes qui la montaient : trois d'entre elles étaient originaires du pays de Draa, une du Touât et la cinquième, était un esclave des gens de Tombouctou. Cette barque avait été pillée et le butin
\. C'était les registres qui avaient été mal tenus, les articles de redevances de natures difTérentcs ayant été inscrits sur un môme registre sans aucune séparation.