Le mot traduit par « gens de service » est fort douteux
rentrer à Tombouctoii en laissant lenr caïd révoqué Mohammed-El-Arbi-ben-Ali*à Tendirma. Les Cheraga répondirent à cet appel et se conformèrent à l'ordre reçu.
Ces jours-là les Touareg de El-Hadjar, avec leurs femmes, leurs enfants et leurs troupeaux, vinrent trouver le pacha Mohammed -ben-Ahmed-ben-Sa'doun et lui annoncèrent qu'ils voulaient se soumettre à son autorité et s'établir sur son territoire parce qu'ils désiraient vivement habiter dans le voisinage de Tombouctou. Mais la véritable cause qui leur avait fait quitter leur pays à ce moment, c'était la crainte qu'ils avaient de leurs frères les Touareg Aouhmidden -. Le pacha acquiesça à leur requête et consentit à les recevoir. Parmi eux se trouvait : Baba-Amma, chef des Tadmekket, Baba-Ag-Meni, chef des Adourfen^, Amolouso\ le fils de la sœur de Ouendek, Mohammed-Aka'ouï; enfin Teslouf ^ Ce dernier et Baba-Amma étaient des Oulâd Achourkân. Dieu fasse que leur venue vers nous soit une faveur et une miséricorde et cela grâce à Mahomet et à sa famille. Que Dieu répande sur ce dernier ses bénédictions et lui accorde le salut!
Le lundi, 15 du mois de ramadan (19 juillet 1635), mourut, au pays de Bara, dans la ville deKouïam, le lieutenantgénéral Mohammed-El-Arbi-ben-Ali. Il s'était attardé avec ses troupes dans ce pays à cause de la sécheresse du Fleuve.
Le mardi, 21 du mois de chaoual (24 août), le heutenantgénéral Ahmed-ben-Soliman*' et ses compagnons arrivèrent
1. Plus haut ce lieutenant général est appelé Mohammed-el-Arbi. Ici on le nomme simplement El-Arbi-ben-Ali.
2. Malgré les voyelles du texte, voyelles qui ne figurent pas dans le ms. C, la lecture de ce mot telle qu'elle est donnée dans la traduction paraît certaine.