‹ Tarikh es-SoudanChapitre 389 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-HUITIEME

à Tombouctou. Le pacha Mohammed-ben-Ahmed-ben-Sa'doun réconcilia les nouveaux venus avec la fraction des Cheraga qui était à Tombouctou. Il révoqua le lieutenantgénéral Ahmed dont il vient d'être parlé, ainsi que le heutenant-général Mohammed-ben-Abdelqâder-Ech-Chergui [rxs) qui commandait les gens* de Tombouctou et réunit les troupes sous le commandement du Heutenant-général 'Ammâr-ben- Ahmed-'Adjeroud. La paix fut ainsi conclue et l'accord établi entre les différentes troupes.

Le lundi, 12 du mois de dzou '1-qa'da (13 septembre 1655), on reçut du heutenant-général Mansour-ben-Abdallah-El-'Euldji, qui était alors à Araouân-, une lettre dans laquelle il annonçait que Maulay Mohammed-Ech-Cheikh, fils de Maulay Zîdân, était mort dans la ville de Merrâkech et que son fils Maulay El-Abbâs lui avait succédé. Dieu fasse pleine miséricorde au défunt, lui assigne une demeure au plus haut du paradis; qu'il fasse que son fils soit un khahfe béni, qu'il lui accorde son puissant secours et lui assure les plus grands succès !

Le mercredi, 11 du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1066 (10 novembre 1655), mourut notre amie et voisine, la cherifa Nana-Omm\ fille de Zîdan- Ech-Cherif-ben-Ali-El-Mizouâr-El-Hasani. Je dis pour elle les dernières prières dans la grande mosquée et elle fut enterrée près du tombeau de son père dans le cimetière de cette mosquée, dans la matinée de ce même mercredi*! (Dieu lui fasse miséricorde et refroidisse sa tombe!)

1. Plus exactement : les Cheraga de Tombouctou qui étaient restés fidèles au pacha.

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