‹ Tarikh es-SoudanChapitre 390 sur 405 · mm ne figure pas dans le ms. C · texte numérisé non relu

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4. Le mercredi, chez les Arabes, commençant le mardi après le coucher du soleil, l'enterrement put cependant avoir lieu encore un certain nombre d'heures après le décès.

Le samedi soir, entre le coucher du soleil et Tacha, le 5 du mois de safar (4 décembre), mourut mon maître et ami, le compagnon de mon père, le jurisconsulte, l'imam, Mohammed-Kourdi, fils du jurisconsulte, du cadi, Mohammed- Sàdj-El-Foulâni, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Ce fut le cadi Abderrahman qui récita sur lui les prières dernières à Es-Sahara, au mosalla des notables et des saints, dans la matinée du dimanche. Le défunt fut enterré près du tombeau de son père, au cimetière de Sankoré.

Mohammed-Kourdi, dans sa jeunesse, — il était alors âgé d'environ vingt-trois ans, — s'était rendu à Tombouctou où il arriva au commencement du mois de cha'ban de l'année 1005 (20 mars 1597); il se ha aussitôt avec mon père qui lui fit bon accueil, le traita avec égards et lui prodigua conseils et encouragements jusqu'à sa mort. Mohammed avait acquis une certaine maîtrise dans la science et s'était distingué par son érudition, quand son père vint de son pays dans l'intention de le ramener avec lui. Mon père s'étant opposé à ce départ, le père écouta cet avis et, s'y conformant, il laissa son fils à Tombouctou. Plus tard, le père de Mohammed revint une seconde fois à Tombouctou et le destin voulut qu'il y mourut peu après. Mohammed s'occupa d'acquérir la science auprès des savants de la ville de Tombouctou qu'il fréquenta assidûment à ce moment. Il reçut les leçons d un certain nombre de professeurs de son père*, entre autres du jurisconsulte, le cadi Mohammed-ben-Ahmed, fils du cadi Abderrahman (tvv), du maître des maîtres, l'imam Mohammed-ben-Mohammed- Koraï, du cadi Mohammed-ben-Anda-Ag-Mohammed, du jurisconsulte 'Omar-ben-Mohammed-ben-'Omar, du très

1. Lps mots : « de son père « ne sont point dans le ms. G, Il serait, je crois, préférable de les retrancher ou de les remplacer par «de mon père ».

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