CHAPITRE NEUVIÈME
durant leurs maladies. Il accueillait du même visage ouvert grands et petits. 11 périt martyr* dans la ville de Mcrrâkech (Dieu lui fasse miséricorde, lui témoigne sa satisfaction, refroidisse sa tombe" (vr) et lui fasse habiter une large demeure au plus haut du paradis!).
Le père du précédent, Abou-Bekr, connu sous le nom de Aboukar-Bir - ben-El-Hâdj-Ahmed-ben- Omarben-Mohammed-Aqît. ■ — Savant, ascète, charitable, il pourvoyait à la subsistance des orphelins et des étudiants. Au cours de son règne" il émigra avec toutes ses femmes et ses enfants pour aller se rapprocher de l'Envoyé de Dieu (Dieu répande sur lui ses bénédictions et lui accorde le salut !). Dans son amour pour Dieu et pour son Prophète, il se fixa dans la noble ville de Médinc et y demeura, avec toute sa famille, dans le voisinage de ^Élu^ jusqu'à sa mort.
Il avait déjà conçu le dessein d'emmener toute sa famille lors de son premier pèlerinage à La Mecque; il l'avait même fait sortir de la ville et l'avait conduite à une certaine distance, lorsque le cadi,le juste El-'Aqib, sachant que Aboukar ne reviendrait pas et ne voulant pas s'en séparer définitivement, obligea la famille à rester. Mais, lors de son second pèlerinage, comme El-'Aqib était mort, Aboukar partit avec tous les siens et alla se fixer aux environs de la noble cité de Médine et tous y restèrent jusqu'à leur mort.
Voici un des prodiges qu'Aboukar accomplit : Son frère, le très docte jurisconsulte Ahmed-ben-El-Hàdj-Ahmed avait
1. Le mot ju^i. s'applique d'ordinaire à celui qui meurt dans un combat contre les ennemis de la foi; mais il peut s'entendre aussi de celui qui périt victime d'un accident.
2. Motà mot : « dans les jours de sa dynastie ». Faut-il admettre que ces mots s'appliquent à un prince que l'auteur ne nomme pas ou se fait -il allusion à la série des personnages de la famille Aqît qui formaient une sorte de dynastie? 11 est impossible de rien préciser à cet égard, étant donné le texte.