C'est-à-dire dans le voisinage du tombeau de Mahomet
demandé au père des bénédictions, au saint en Dieu, au pôle, Sidi Mohammed El-Bekri (Dieu leur fasse à tous sa miséricorde et leur témoigne sa satisfaction !) de lui faire voir un des saints de Dieu dont il pourrait obtenir l'appui auprès du Seigneur. El-Bekri lui accorda cette faveur. Une nuit, après avoir fait, dans la mosquée d'El-Azhar *, la deuxième prière du soir, au moment où il allait sortir de la mosquée, El-Bekri qui tenait par une main le jurisconsulte Ahmed, posa cette main sur la tête d'un homme assis là dans l'obscurité en disant : « Voilà ce que tu m'as demandé ! » Ahmed s'assit devant cet homme, le salua et reconnut son frère Aboukar-Bir. Il causa un instant avec lui ; puis il sortit et trouva El-Bekri qui l'attendait à la porte de la mosquée. « C'est là celui que tu voulais me montrer, dit-il. — Oui, répondit-il, toutes les nuits il fait ici la deuxième prière du soir. »
Le frère du précédent, le très docte, le traditionniste, le jurisconsulte, Ahmed ben- El Hâdj- Ahmed-ben- 'Omar-ben-Mohammed-Aqît. — Cet éloquent savant était un bel homme. Dieu lui avait donné la perfection dans tous les genres de beautés, prestance, teint et [rr] voix. C'était un calligraphe et un merveilleux discoureur en matière de littérature, de droit et de traditions. Il célébrait les louanges du Prophète (Dieu répande sur lui le salut et les bénédictions!). Il lisait les deux Sahik^ dans la mosquée de Sankoré. Jl était très aimé de tous et tenu en grande estime. Il suffira, pour témoigner de cette estime et de sa réputation, de citer ce qu'a dit de lui le saint, le vertueux Abou-Abdallah-Mohammed-El-Bekri, dans un poème qu'il envoya au moment de se séparer de lui. Voici ces vers :
1. La mosquée d'El-Azhar au Caire est en mt^me temps le siège d'une des plus célèbres universités musulmanes.
2. Le» deux recueils de traditions de El-Bokhûri et de Moslem.