‹ Tarikh es-SoudanChapitre 66 sur 405 · Cf. l'Essai, p · texte numérisé non relu

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faisaiice, gardant rarement quelque chose par-devers lui malgré ses faibles ressources. Il était d'une ardeur incomparable pour le bien et fut ainsi dès son jeune âge. Il fit le pèlerinage de La Mecque et fréqnenta les lieux saints, puis il retourna dans son pays à cause de ses enfants qu'il ramena avec lui. Après avoir fait de nouveau le pèlerinage, il se fixa à Médine où il demeura jusqu'à sa mort survenue au commencement de l'année 991 (fin janvier ou février 1583); il était né en 932 (1526-1527). Il fut mon premier professeur de syntaxe ; grâce à la protection divine dont il jouissait je fis de grands progrès et, en peu de temps, sans efforts, j'arrivai à être maître de cette branche de la science. Il eut de glorieux moments. Toujours craintif envers Dieu et attentif à lui plaire, il donnait de sages conseils aux hommes. Il sanglotait sans cesse (iv) et sa langue s'humectait pour louer Dieu et mentionner souvent son nom. Très ouvert avec tout le monde, il était un des meilleurs saints de la terre. Il repoussa la fortune et se priva de ses éclats, bien qu'il appartînt à une famille jouissant d'une haute considération. Je n'aijamaisvuson pareil, ni même quelqu'un qui en approchât par ses mérites. Il a laissé quelques petits traités sur le soufisme et sur d'autres sujets ^

Ahmed-ben-Ahmed-ben- Omar-ben-Mohammed- Aqît-ben-'Omar-ben-Ali-ben-Yahya, mon père. — Jurisconsulte, théologien, fils de jurisconsulte et théologien, c'était un esprit fin et sagace. Érudit, traditionniste, il avait tout étudié, la théorie du droit, la rhétorique, la logique. De cœur sensible, il jouissait d'une grande estime et d'une haute considération auprès des princes et auprès de tout le monde. Il se plaisait à user de son influence et jamais son intervention n'était repoussée. 11 était ferme à l'égard des rois comme

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