La dernière sourate du Coran
4. Formule qui consiste à dire : « Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux », et que l'on doit prononcer chaque fois qu'on entreprend quelque chose.
5. C'est le titre et le commencement de la trente-sixième sourate du Coran.
du voyage suprême s'approcha, qu'il eut un portier et qu'il ne permit plus de pénétrer chez lui comme aux premiers temps. 11 lui arrivait même de refuser de recevoir à certains moments. A partir de cette époque il se borna à réciter la Fatiha une seule fois, puis même il cessa de la réciter. Un jour que j 'étais assis devant lui, il me dit : « A tous ceux qui viendront ici dis-leur que je ne puis plus réciter cette Fatiha. » Il fit alors pour moi sa prière accoutumée une seule fois et ce fut la dernière (Dieu lui fasse miséricorde, lui témoigne sa satisfaction et le place au plus haut degré de la demeure dernière !).
Au début de sa carrière, il fit la rencontre du père des œuvres généreuses, le saint, le pôle, l'érudit, Sidi Mohammed-El-Bekri, un tout jeune homme à cette époque. Comme il venait de quitter son ami en Dieu, le jurisconsulte Ahmed-ben-El-Hâdj-Ahmed-ben-'Omar-ben-Mohammed- Aqit, à la suite d'une des visites accoutumées qu'ils se faisaient entre eux, il trouva le jeune homme assis à midi près de la porte de la mosquée de Sankoré, dont la porte n'était pas encore ouverte ; El-Bekri tenait à la main le livre de la Bisala d'Abou-Zeïd-El-Qaïrouâni qu'il étudiait sous la direction de son maître le jurisconsulte Abderrahman, fils du jurisconsulte Mahmoud. En le voyant ainsi, le cheikh béni s'arrêta et lui demanda quel était le livre qu'il tenait à la main : « C'est la Risala^ » répondit El-Bekri. Le cheikh tendit sa main bénie en disant : « Montre-le-moi. » Puis le prenant dans ses mains, il l'examina un instant et le rendit en disant : « Dieu te bénisse au sujet de ce livre *. » Puis il passa son chemin, sans savoir à qui il avait eu affaire, car il ne l'avait jamais vu. Quand son maître revint à la mosquée, il lui raconta cette aventure et le maître soupçonna que c'était El-Bckri. En sortant de la mosquée
1. C'est-à-dire : « Puisses-tu tirer profit de ce travail >).