C'est-à-dire en faisant ses études à Djondjo
et de vertueux personnages, entre autres avec le savant en DieuSidiMohammed-El-Bekri-Es-Seddiqi qui aimait beaucoup les jurisconsultes de Tombouctou. El-Bekri, après avoir questionné Seddiq sur ces jurisconsultes, ajouta: «Ton suppléant, qui dirige la prière derrière toi , est un homme vertueux. » Au retour de ce voyage, à peine rentré chez lui, Seddiq vit arriver son confrère et ami, le suppléant 'Otsman, qui le salua, le félicita (iv) de son heureux retour et lui dit : « Prie Dieu pour nous, puisque tu viens de faire un séjour aux stations vénérées. — Pas du tout, répondit l'imam Seddiq, c'est à toi de prier pour nous, car tu es celui dont le savant en Dieu, Sidi Mohammed-El-Bekri, a dit : « Cet « homme est un homme vertueux. »
Certain cheikh âgé, parmi les gens de Tombouctou, m'a raconté avoir entendu dire au jurisconsulte, l'ascète, le littérateur, l'oncle maternel de mon père, Sidi Abderrahman- El-Ansâri, que l'imam Seddiq lui avait tenu le propos suivant : « Le savant en Dieu, le pôle, Sidi-Mohammed-El- Bekri-Es-Seddiqi, m'a annoncé que la prospérité de Tombouctou était attachée à la prospérité du minaret de la grande mosquée et que les habitants ne devaient point négliger de l'entretenir. » Il occupa les fonctions d'imam durant environ vingt-quatre ans. 11 mourut (Dieu lui fasse miséricorde!) peu de temps après la nomination du cadi El-'Aqib.
Le cadi, El-'Aqib, titularisa le suppléant, le jurisconsulte 'Otsman, qui avait une première fois refusé les fonctions d'imam; il réussit à les lui faire accepter en jurant que s'il les refusait il le ferait mettre en prison.
En l'année 97b (1567-1568) mourut son voisin, mon aïeul 'Iinran; ce fut Otsman qui présida à son service funèbre. Mon aïeul fut enterré dans le nouveau cimetière tout près de Sidi Aboul-Qrisem-Et-Touàti. Quant à l'imam, il mourut à la fin de l'année 977 (1570) et on l'enterra dans le vieux