Ou « Sita
2. Les jeunes filles sortent très rarement chez les musulmans des villes, aussi sont-elles peu habituées à la marche.
3. C'est-à-dire : « le seuil du destin des vierges », ou, peut-être, avec une vocalisation différente, « la limite du pouvoir des vierges ».
4. Dans la conversation les Arabes s'interpellent souvent par des expressions telles que : « mon cousin », « mon frère », « mon oncle », « mon fils », « mon père ». Cette dernière formule marque toujours une grande déférence.
fut mort] et que tout le monde commença à raconter ses méfaits, El-Mamoun répétait toujours : « Je ne dirai aucun mal de Sonni-'Ali; il a toujours été bon pour moi; jamais il n'a mal agi vis-à-vis de moi, comme il l'a fait à l'égard des autres. » Il n'en disait donc ni bien, ni mal, et cette juste attitude lui vabit la considération du père des bénédictions, le jurisconsulte Mahmoud.
Jusqu'en l'année 875 (1470-1471), Sonni-'Ali continua à faire mettre à mort des savants ou à les humiUer. Aussi tous ceux des gens de Sankoré qui étaient demeurés dans la ville s'enfuirent-ils également à Biro. Le prince envoya le Tombouctou-Koï, El-Mokhtâr-Mohammed-ben-Naddi, à la poursuite des fuyards. Celui-ci les rattrapa à Ta'djit ^ où eut lieu un combat dans lequel les plus éminents d'entre eux trouvèrent la mort. Cette affaire de Ta'djit est bien connue.
Se tournant ensuite contre les enfants du cadi El-Hay^ qui se trouvaient à Alfa'a^-Konko, le prince leur infligea toutes sortes d'avanies et d'humiliations. Bon nombre d'entre eux se réfugièrent alorsàïikda. Sonni-'Ah déclara alors que ces personnes s'étaient rendues dans cette région pour faire appel aux Touareg et leur demander de venir les venger de lui. Il donna aussitôt l'ordre de massacrer tous ceux qui étaient restés à Alfa a-Kouko et, après en avoir fait périr un grand nombre, il fit emprisonner le reste, hommes et femmes (Dieu nous préserve!). Ce fut à cause de cela, dit-on, que, depuis cette époque jusqu'à ce jour, la pluie ne tomba plus en cet endroit en quantité suffisante pour être utile.
Trente hommes, d'entre les plus éminents, s'enfuirent de cette ville et se dirigèrent vers l'ouest (nv). Un cer-