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TARKU ET L'ENSEMBLE RELIGIEUX AUQUEL IL SE RATTACHE 19 D'autre part, nous savons par Macrobe (que Hadad signifiait un en
Et tu es Brahma, et maître de maison pour nous dans [notre] demeure Toi, ô Agni, Indra taureau des êtres tu es,
Toi Visnu au large pas, adorable, |
Toi Brahma possédant la richesse, 6 Brahmanaspati.
plaiete, s CII IT ES PTIT LOL CCE COCO ETATS Mon eg Sr lo as ee à . ®
Toi, Ô Agni, [tu es] le roi Varuna, mainteneur de l’ordre naturel,
Toi, tu es Mitra prodigieux digne d’êfre invoqué,
Toi, tu es Aryaman, seigneur des êtres pour celui dont tu partages le banquet... Toi, à Agni, [tu es] Rudra, grand asura du ciel,
Toi, incantation des Maruts, dans l'abondance tu règnes,
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Toi, Bhaga, 6 Souverain, dans la richesse tu règnes ; Toi, protecteur dans la demeure de qui t'adore.
Le même hymne (stance 11) et d’autres passages du Ro Veda assimilent à Agni une grande divinité Aditi — a-diti; V 7 dà lier — la non liée, souvent considérée comme constituant « le principe unique et infini » et qui renferme en son essence tous les dieux (cf. notre Ab-solu). Cf. le terme avec ceux de Liber et d”HAsvleoëie ?EXeufsp5s noms respectifs d’une ancienne grande divinité agricole du type dionysiaque en Italie et d’un antique dieu pélasgique devenu Dionysos à Athènes (PAUSANIAS I, 20, 3; 29, 2; HÉsycxivs, s.v. "Exevepeÿs ; CLÉM. d’ALEx. ProTR. IV, 53) et à Eleutherae. Ce nom se trouve occasionnellement appliqué à Apollon à Trézène (PAUSANIAS I, 31, 5 sous la forme "Eksubéotos); à Samos, les ’EAcubéoua sont célébrées également en l'honneur d’un dieu générateur assimilé à Eros (ATHÈNÉE XIII, 562 a).— Est-il nécessaire de rappeler à ce propos le fameux texte monothéiste assyro-babylonien où un certain nombre des plus grands dieux, LUGAL-akia(?), Enurta, Nergal, Zagaga, Enlil, Nebo, Sin, Samas, Hadad, Tispak, Gal, etc. sont identifiés à Marduk? (voir l’appendice). Cf. également II Rawlinson 54; 52 g. et Clay, Amorites, p. 68 pour le dieu Amaru. Notons provisoirement, que cette assimilation, dans tous les cas, a lieu au profit du dieu du feu. J'aurai, du reste, dans un prochain travail l’occasion de revenir très en détail sur la question. Quant au sexe apparent d’Aditi, il importe assez peu ; d’abord parce que, suivant un usage védique constant, un seul des deux noms suffit fréquemment à désigner un couple théologique bien connu ; ex. : dyava (R.V. I, 61, 14 b — le Ciel et la Terre (de même prthivi (I, 1 13, 20 d) ; mätärà — le ciel et la terre IL, 5, 7, d); ensuite, parce que certains mots susceptibles de sens cosmologiques peuvent être employés soit au masc., soit au féminin, selon la vertu qui leur est attribuée ; Cf. p. ex. dyd — ciel qui est du féminin, tout comme la terre prthivi (R.V. I, 185), mais qui devient masculin lorsqu'il est conçu comme s’opposant à la terre féminine (Ex. : R.V. I, 89, 4 b). Voir les justes réflexions de P. FoucarT, dans son Zeus stratios de Labranda (Monuments Piot, t. XVIII, 2e p. 161 et seq.) à propos du cumul ou de la substitution symbolique des attributs sexüels des divinités. Là comme partout, l’iconographie à forcément influé sur la terminologie, sans rien changer, d’ailleurs, à l'essence divine. Si, comme on le suppose, les langues du groupe anatolien se rattachent, au moins en partie, à des idiomes caucasiens, l'absence de distinction morphologique des genres ne pouvait, évidemment, en ce qui concerne 1 rku et ses répliques, que faciliter des confusions que les représentatations figurées favorisaient déjà .
(x) Saturnales 1, XXII, 17-18. Deo enim, quem summum maximumque venerantur,
Assyrien, C'est-à-dire en dialecte asianique anatolien, car aucun idiome sémitique n’exprime ce nombre autrement qu’au moyen du thème ‘hd (ou wbd). Pour appeler un dieu de la sorte il faut, de toute évidence, qu’une théologie l'ait conçu comme unique, à l’origine, du moins. |
Le Zeus Osogo tient à la fois de Zeus, de Poseidon (:) et de Hadès. Il exerce donc à lui seul les fonctions que les panthéons classiques ont
réparties ensuite entre des immortels distincts (2). De leur côté, Grecs et Latins avaient conservé le souvenir d’une longue
période agricole au cours de laquelle un seul dieu souverain avait sans partage régi le monde, cumulant, tout comme l’Osogo Carien, les attri-
butions futures de ses trois successeurs.
A la grande unité de la civilisation méditerranéenne avait donc cor-
respondu, au moins dans une certaine mesure, une unification relative du concept religieux. En soi pareille coïncidence n’offre, au reste, rien d'anormal. C’est l'inverse, plutôt, qui aurait lieu de nous surprendre à une époque où le commerce, en s’intensifiant sous l'effort asianique (3), favorisait l'expansion de la foi des peuples marchands.
Adad nomen dederunt [Assyrii scil.] ; ejus nominis interpretatio significat wyrus unus. Hunc ergo ut potentissimum adorant deum, sed subjugunt eidem deam, nomine Adargatin (ce nom renferme-t-il l'élément Atarg ?); omnemque potestatem cunctarum reérum his duobus attribuunt.M.A.H. SAYce a attiré, il y 4 plusieurs années (TSBA 1882, p. 286, n. 2), l'attention sur ce texte.— Pour le sens antique du mot « Assyrien » = Cappadocien, cf. E. MEYER, Gesch. des Alt.5, pp. 613-614, qui renvoie à SCYLAX ; APOLL. DE RHODES II, 946, 964 de Scholies ; DEN-PÉRIÉG. 772 ; ARRIEN fr. 48-49. HÉRODOTE 1, 72. V, 49. 72. Sr. Byz. s. v., Teipta Xadeaia. SCYMNUS DE CHIO 917 ; STRABON XIL, 3, 6, 9, 23. XVI, 1,2 ; PLINE VI, 9.
(1) Le souvenir semble s’en être conservé dans le vers d'Homère (Odyssée XII, 142) où Zeus lui-même appelle Poseidon xpe363Tatoy at aprotov [BeGiv]..
(2) Cf.Lexique de ROSCHERS. v. Osoco. Cette tradition théologique concorde avec celle recueillie par Hésiode, dont M. CUMONT (op. cit., tome I, p. 294) a signalé les rapports avec les doctrines des mages zervanistes. Ce dieu paraîtavoir été celui des "Orwpxoydeis (voir ROSCHER, s.v.). Vu l’étroite relation existant ‘en Asie Mineure (comme en Italie; cf. ScHuLzZE, Zur Gesch. Latein. Eigennamen, Gôttingue, 1904, p. 486 et séi)entre les noms de lieux, les anciens gentilices et les noms divins, ce nom est évidemment un indice du culte de Tarku précisément dans cette région. C.W. Deimling signale déjà dans ses Leleger l'influéhce probable des Thraces asianiques d'Ascra sur la formation d’Hésiode.
(3) Des traces de cette expansion économique et, par suite, politique des Asianiques en Hellade ont laissé des traces assez nettes dans le vocabulaire. Signalons, entre autres, les adjectits GGtos, Œpvetos, Léxap, tous trois sans étymologie qui sont manifestement des ethniques (= ceux d’Olbia ; les *Agveot de Troade; les Méxages) ; pour les premiers et leur rôle économique cf. SrraBon XIV,c. 672 et E. HERZFELD, Arch. Iahrb. XXIV,1909, pp. 434-441; dans Iliade Il, 825 il faut rétablir la majuscule, contre Ameis-Hentze, le
L'importance économique de ces peuples nous apparaît, en effet, de jour en jour plus clairement. L'on a signalé récemment la convergence du réseau routier d'Asie Mineure vers la Cappadoce (1). C’est un indice très sérieux et qui suffirait, à lui seul, à mériter la plus grande attention.
Mais il y en a d’autres, plus démonstratifs encore, si c'est possible.
Pour peu'que l’on considère, par exemple, le mouvement des échanges dans la péninsule, l’on s’aperçoit bien vite qu'en réalité le pays entier est tributaire pour ses besoins des régions occupées par les tribus de caractère encore indéterminé occupant les districts montagnards de l’Anatolie et du Taurus. Cette dépendance s’explique, au surplus, tout naturellement pat la présence dans ces contrées d’une série importante d’articles indispensables à toute civilisation qui grandit (2). Les bons bois de cèdre, de buis, de cyprès nécessaires à la construction et à la menuiserie se trouvent dans l’Amanus, le Haut-Euphrate, le Liban et l’Anti-Liban. L'argent vient du Taurus. Le cuivre descend en partie de la contrée montagneuse située sur la frontière de l’Elam ; le plomb d’une région encore non identifiée mais qui se trouve, en tout cas, dans la zone ci-dessus. L’étain paraît être originaire du haut plateau iranien : Séistan et Chorasan; le fer arrive de la région pontique par l'intermédiaire des Hétéens ; l’asphalte, pour une
sens, sinon, est ridicule, en ce qui concerne les seconds. Pour les Maxaoec, cf. SCYMNUS DE CHi0, Asia, édit. LETRONNE 1840, p. 416, v. 941 et seq. Au point de vue sémantique, cf. nos expressions juif, boiar, Grec, Américain, détachées de tout sens ethnique. L'épanouissement précoce des échanges et de l’industrie en Asie asianique et le développement qu'y reçut de bonne heure l'armement maritime y a forcément accru la circulation des richesses et favorisé une opulence dont la tradition héroïque grecque a conservé le souvenir très vivace. Dès lors un asianique « Olbien », « Macare », « Aphneien » était à peu près pour un Hellène barbare ce qu'était un « Anglais » pour un Corse il y a quelque cinquante ans. Pour ces raisons, je serais assez porté à croire que 929 — faire acte de commerce, trafiquer, vendre, acheter est un v. dénominatif signifiant étymologiquement faire acte de Macare. L’étymologie de ce terme est restée jusqu'ici, des plus troubles.
(1) G. ConTENAU, Les Hittites, l'Orient et là Grèce, Revue d’Assyriologie, vol. XVI, 1919. Du même : Trente täbleltes cappadociennes, Paris, 1919, voir Carte et conclusions, p. 56et seq.
(2) Cf. B.MEIssxER, Babylonien u. Assyrien, Heidelberg, 1920, pp. 53, et 336 et seq. L'auteur, toutefois n’a pas cru devoir tirer des faits recueillis par lui la conclusion historique essentielle qu'ils comportent, à savoir : la dépendance économique de la région étudiée par rapport au haut pays. Cette constatation valait pourtant la peine d’être formulée. Les mots désignant les articles formant l’objet de l’énumération subséquente sont soit allogènes en grec, soit anormaux phonétiquement au point de vue grec-latin : #ÉdPOS, AUTÉDIGGOS, AÔTELPOS, CUpressus ; rÜkos et buxus ; m6Av6Doc, *BükÉos, môM60OS, plumbum ; oidnpos ; xa95itep0s ; HÉ£cuapos, etc.; vinum, oïvos, etc. ; indice d’origine asianique pour la plupart du moins. Mésopotamie comme Hellade étaient donc pour leurs besoins commerciaux tributaires des anatolo-tauriens,
large part, de Qiyära, dans le nord d’Assur; les pierres dures, des hauteurs de l’ouest (Taurus) ou du Haut-Euphrate; le lapis-lazuli, de Médie, ainsi que certaines pierres rares, comme le saphir ou le jaspe; le vin, d'Arménie-Cappadoce (:); de même, les meilleures bêtes de somme. Les « simples » ou remèdes de toute espèce, de Cappadoce, de Colchide, de Cilicie (2). Ces derniers ne sont point, comme on pourrait le croire, un
(x) oïvos T!? vimum sont, comme on le sait, des termes appartenant à la série commune aux correspondancés phonétiques anormales, qui se retrouvent à la fois en sémitique, en Grèce et en Italie. Ce sont, en réalité, des emprunts communs aux lexiques asianiques. En ce qui concerne spécialement le vin, l’importance de cet article comme produit d'échange dans le trafic maritime a laissé dans la langue grecque une trace curieuse et qui mérite une mention particulière. Nous voulons parler ici du mot xäxnkos — détaillan:, brocanteur, marchand de vin (un produit bien phénicien — nom et chose —). Ce terme jusqu'ici est resté sans étymologie (cf. Boisaco). L'origine en est pourtant bien
claire. À l'arrière du navire se trouvait une « bitte », sorte de pieu court se dressant
au ras du pont et autour duquel l’on assujettissait l’amarrage d’arrière. Cette « bitte », que désigne, comme de juste, un terme allogène appartenant au lexique technique de la navigation (cf. J. BELOCH, Rhein. Mus., 1894, XLIX, pp.111-132; et Griechische Geschichle:, Strasbourg, 1913, tome I, 2e sect., pp. 65-76; voir à ce sujet mes « Phéniciens », p. 9), portait le nom de xarnkn. Cf. HÉSYCHIUS, s. v. ITéosahos nepl 0v xareilnrar ta syotvia. (Ce terme même étant d’origine nautique ne saurait guère être grec d’origine.) Par extension xazrkn désignait l’endroit üxou 6 xv6eovirns xäûnrat (Jbid.) ; il s’appliquait pour la même raison à la cale arrière : zai r0 ëv 5n robuvn o{lwua, Eva oi vaèrat ràvræ axotideycar (1bid.). Cet emplacement était d'autant mieux approprié aux marchandises délicates que le navire y « fatiguait » moins qu’à l’avant — d’où moins de coups de mer ou de suintements funestes à la cargaison — et qu’il était mieux abrité. Les navires accostant généralement par l'arrière afin de faciliter leur appareillage, cette cale servait à la fois d’entrepôt et de magasin de vente et les articles étaient à l'abri des indiscrets. Nous voyons en effet, dans Hérodote I, 1 ;... ëAeïv èri rhv 0dlacouy yuvaïxac &A as te ro dde xat On ai Toû Basihéos Ouyaréou"... Tabras otdoac xatà roûuvnv ts veôc wvéeohal tv goptluv, rüv agi 7 Üuuos a#kiota,…., L'instantané de la scène est donc ici comme pris sur le vif. Les femmes d’Argos sont venues assister au déballage des trafiquants. Le «cambusier », accoudé à l'arrière, cause et plaisante avec elles, puis les incite à venir « prendre quelque chose ». Il est ici dans ses attributions de xarnhos primitif. Le terme, d’abord restreint aux seuls magasins flottants qu’étaient les bateaux, s’étendit ensuite tout naturellement pour s'appliquer aux dépôts créés par les négociants sur la terre ferme. De là. peu à peu son emploi pour signifier « marchand au détail »,« magasinier ». Mais et ceci vaut la peine d’être noté — il conserva toujours la trace de son sens premier de marchand de vin au détail qu'il a dans la plupart des cas. Ceci en dit long sur certains procédés de colonisation « phénicienne » et montre que la civilisation par alcoolisation est loin d’avoir été pratiquée par les seules maisons d'exportation modernes. Notons, avant de terminer, que x47nhos, pour la même raison, signifie également épicier. L'origine arménienne du vin se trouve confirmée par Genèse XIII, 5-20 et X 20-24.
(2) Cf. l’Index de DioscoRIDE (édit, précitée) s.v. àBpdrovoy, auBpooiæ, &UUUOS, ApTEvexÔv, &YivOtov, Gdtpuc, yéyyidtos, YhurupbiEn, Da4Bn, Eriuyov,épubpodavoy, iasu, 44p0auov,
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