‹ Tarkondemos. Réflexions sur quelques éléments graphiques figurant sur le monument appelé "Sceau de Tarkondemos."Chapitre 40 sur 69 · HÉRODIEN, I · texte numérisé non relu

HÉRODIEN, I

(9) Hésycaius. Je considère ces deux formes comme de simples variantes dialectales. La Macédoine, dont la dynastie était restée achéenne, a nécessairement subi et conservé une assez forte empreinte thraco-asianique.

(10) Cf. K. BRUGMANN, L. F. XVII, pp. 361 et seq. : BRUGMANN-THUMB, Griech. Gram.4# p. 101. Le mot y9Ÿ lui-même, qui n’est autre que la contre-partie de l’hébreu y, qui désigne aussi l’oiseau de proie, a également passé d’Asie en Europe à la faveur de la même science. L'on en doit dire autant de COrU-us — 2,

Il rend compte à la fois de la forme et de l'accent grecs. L'on doit donc le considérer comme absolument inattaquable (°).

Or, il se trouve que r/ipyd-, qui est une forme adjective (?), est l'épithète courante du rapace sacré dit çyena- (5), puissant oiseau, aigle, faucon ou analogue, qui apporte le soma de son gîte céleste ; que le Rg-Veda assimile, à l’occasion, au soma lui-même, et auquel Indra, ainsi qu'Agni, dieux orageux et fécondateurs lun et l'autre, taureaux des êtres (+), sont également assimilés (5).

Comme le note fort à propos Bergaigne (5), le soma, liquide stimulant de la terre et des cieux, est dit cyenabhrta- — apporté par l'aigle (7) (ou le faucon) (#); çyendjüta- — mis en mouvement par l'aigle (ou le faucon) (?).

Cet oiseau mythique, dont les fonctions et la personnalité sont si intimement liées au soma et à la foudre qu’il se confond parfois avec ceux-ci appartient, on le sait, à la période théologique anté-védique commune à l’Inde et à l'Iran.

Il partage, à cet égard, la fortune de Mütra, d'Indra, de Vrtra, de Soma, des Nasatyas, de Gandhaärva, d’'Apäm Näpat, d’Agni lui-même, qui survit dans l’atari avestique.

De cette série, quatre éléments déjà se sont retrouvés incorporés dans les panthéons mitannien et hétéen.

(x) Noter le passage r > 1, qui dénote l'influence du phonétisme égyptisant (v. chap. …1, p. 66). Le grec possède, d’ailleurs, le mot sous les deux formes aiyurt0ç et aiyurttéc (voir Dipor, Thesaurus s. aiyurt6<).

(2) Forme en -ya- des plus courantes. H. GRassmMANN, W.-B. zum Rig-Veda, Lpz. 1873, p. 279, traduit é/ymologiquement (?) rjipyd- par sich streckend (im Laufe oder Fluge), eilend et rattache -le terme à la W *rj- = *rnj- — vordringen, vorwärtsschiessen, notion qui s'applique à tout véhicule, objet ou étre rapide : chevaux, chars, flèches, oiseaux, Maruts, etc. Ce qualificatif est donc tout indiqué pour un rapace.

(3) Voir l'indication des passages dans H. GRASSMANN, 0p. cit.

(4) Cf: ReVL TL 15535;ar tväm agna indro vrsabhäh sataäm asi, etc.

(s) Cf. les références dans A. A. Mac DoxELx, Vedic Mythology (Grundr. der indo-at. Philol. III, Bd. 1, Heft A) Strasbourg 1897, pp. 111-112. Voir aussi À. BERGAIGNE, La Religion védique, etc. T, 173-4 ; I, 222-3 ! 247-8 ; 341; 386; 442-3 ; 454; 456-7 ; IL, 30; 60 ; et, p. l'identification avec le soma lui-même, I, 173 ; I, 248; III, 325. V. infrà.

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