‹ Tarkondemos. Réflexions sur quelques éléments graphiques figurant sur le monument appelé "Sceau de Tarkondemos."Chapitre 61 sur 69 · A RE PE D IR ER PR DT PU AR ET ES · texte numérisé non relu

A RE PE D IR ER PR DT PU AR ET ES

image ; la vie de « gentleman farmers », que mènent si volontiers les grands seigneurs achéens entre deux guerres ou entre deux expéditions au long cours, nous aident singulièrement à comprendre comment, entre les noms familiaux et ceux de fonds de terre, a pu s'établir un lien aussi étroit, aussi durable, C’est peut-être, aujourd’hui, en Angleterre, où la grande propriété s’est maintenue jusqu'à nos jours, que l’on en trouverait les analogies les plus frappantes (7).

Que cet usage ne soit pas indigène mais importé par les Etrusques, et leurs co-immigrants, c’est ce dont l’on ne saurait guère douter. Car, selon Schulze (2) « die Hälfte der eben besprochenen Stadinamen pluralischer Form (tels Vozsnu, CErcer, TARQUINH, VoLcni, qui impliquent la présence sur les territoires ainsi dénommés de gentes de même nom) drängt sich in Etrurien zusammen. Aus der einheimischen Überlieferung kann mann die zugehôrigen Geschlechisnamen entweder selbst oder doch nahe verwandie Väriationen nachweisen ». Tels sont par ex. (3) Tarcna, Taryna — Tarquenna, Tarquinius, Tarconius ; Veies — Veius ; Velcie, Velye — Velcius, Volcius ; Velzna, Velina — Volsinius ; Arminius — Armonius (+) ; Maeminius — Memonius, etc.

Aussi conclut-il sans hésitation (p. 574) : « wohin die Etrusker ihren Fuss gesetzt, haben sie Ortsnamen dieser Art als Spuren ihrer Herrschaft oder ibres Einflusses hinterlassen » (5).

(1) J'ai eu l’occasion, dans mes « Phéniciens », à propos du Y23N7n%p biblique, situé près d'Hébron, en pleine zone hétéenne, par conséquent, d'attirer l’attention sur l'existence d’habitudes identiques dans le monde cananéen. Voir Index, s.v. Apufac. Je

+ : : b pense que 2D7n%p doit également être la « ville de $- - -r ». (Les noms formés sur ce

dernier thème ne sont pas rares, tant en Asie Mineure qu’en Italie). Cf. par ex. étr. Sepre (CIE 1310 sqq.), Seburius, etc.

(3) La plupart de ces noms sont, au reste, caractérisés par des variations vocaliques du suffixe résultant du jeu de la sonante bourdonnante : tels sont, par ex. : Tarquinius — Tarconius ; Volsinius — Volsonius ; Veienus — Veionius, etc. << à *Tary-p'a, *Velz/sn"a, *Veien"a v. chap. n. ScHuLze, Loc. cit., a, d’ailleurs, fait la remarque (cf. aussi p. 572), mais sans en indiquer la raison. Ainsi s'explique que, malgré sa sagacité, l'origine nettement asianique de l’Arno < à asianique *Aryp'a (— Arna) nom si caractéristique de l’Asie Mineure, bien que suspecte à ses yeux d’étrurisme (p. 570), lui échappe entièrement. Ce même bourdonnement obscur de la sonante 7 explique la forme indigène moderne Turchina qui correspond à la latinisation Tarquinii.

(4) Cf. Apyovta, épouse de Kadmos avec le nom étrusque Armunia (CIE 1747 Clusium ; 4236 Pérouse), nom thraco-asianique en *Erme du type Agsodtata, Aoteutoua, Atovusta etc.

(5) Cet usage est lui-même fonction du culte des ancêtres, culte de type originairement

à si timtitihé

- L'on sait, depuis les travaux de KRETSCHMER et de Ficx (*) sur l’onomastique de l’Hellade, que l’expansion des peuples asianiques dans cette contrée s’y est manifestée exactement de la même manière et que le culte des « héros », conservé grâce à l’esprit pratiquement conservateur du peuple grec, explique la persistance de ces désignations locales, bien antérieures, pour la plupart, à l’existence du peuple et de la langue helléniques. »

Si nous nous transportons maintenant en Asie, nous y constaterons la même concordance entre les noms des personnes et ceux des localités. Cette concordance atteste donc lexistence de procédés onomastiques identiques, c’est-à-dire, en définitive, du même état économique et social, État que la tradition classique nous montre, toutefois, avoir été institué en Grèce par des Thraco-asianiques et par des Asiano-égéens.

Citons seulement, entre de nombreux exemples : Kyèos (v. de Carie) et Kwôaç (n. m. cilicien) ; Apvos et Apvr (Lycie ; P.-B.) ; [Aos (CIG IT, 3902 g) et [tv (Troade); IAov xoun (Lydie) ; Kaæpmavsouv (anc. n. du Tmolos; P.-B.) et Kæowavwp (ancien nom préhellénique ; P.-B.) ; Kapves (n. pr. pisidien) et Kæevn ville d’Eolide (P.-B.) ; Xi:5 (n. lydien) et X10 (v. en Carie; île ionienne); Kaproc (n. pisidien) et Kaæpño-xounrns (démot. tsaurien-pisidien) ; MoËc; (n. lydien P.-B.) et Mofou mon (BCH, XV, p. 556); Navvacos (n. isaurien et lycaonien) et Naveoooç (v. en Cappadoce); [lisx (démot. en Phrygie) et Ilisas (n. lycien) et ILic5x (oppidum de Caro-Phrygie) ; Tpozovèas (n. lycien, cilicien, pisidien) et Tooxovdx (dème en Phygie); Orwpx2vdx, Orwpzovèsis (village et phyle cariens) etc. La concordance est donc parfaite, sur ce point encore (?).

b) Rapports morphologiques entre des thèmes de noms lydiens et des thèmes étrusques (déjà signalés par E. LITTMANN, Sardis, pp. 83 et 84) : Etr. cumilna; Lyd. Kumlilis; Atresbe et Atrastalid; Ate et Atelis ; Alu et Alulis; Aliqu (et Aliyu) et Alikuerid; Mane et Manelid. est aisé d’y

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