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agricole, et des rites religieux si importants dans cette civilisation, qui considérait les défunts comme associés à l’œuvre divine de fécondation du sol. La même conception, on le sait, se retrouve pour les pitäras du Véda, qui, à linstar des Toiratoeïs, Torrordre où Toisordrosss du monde préhellénique, participent au maintien de la vie universelle dans les eaux, sur terre, et dans l’espace (cf. par ex. R.V. VII, 35, 11). Elle s'explique, d’ailleurs, d’autant mieux que l’état social était, en outre, féodal. Il est incontestable que les limites des anciens fiefs seigneuriaux préclassiques n’ont pas eu moins d'importance sous le rapport linguistique que n’en ont eu les fiefs du moyen-âge sur les parlers de France. Il y a là toute une difficile étude à tenter.
(1) Cf. l’'Einleitung de P. KRETSCHMER et les Worgriechische Orlsnamen etc. et Hattiden u. Danubier de A. Ficx.
(2) Ces procédés ont, du reste, subsisté dans le monde caucasien. Cf. l'ouvrage de C. v. HAHN, Versuch einer Erklär. kaukasisther geogr. Namen, Stuttgart, 1910.
ES SE RE EC ee: à
ajouter ; cf, par ex. Afuv et Axina ; Bayis et Payies, Pacials ; Boïëa et Pulpae; Ouufoa et Oupre; Kakfus et Calapi ; Avpa, Aupvoos et Limree, Limurces ; Havvaous (Tavvasss) et Paniabi; Oravns et Otanis ; Peuers et Raufi; Poyes et Rumi; Eafiva et Sapini ; Yalaet Sale; Zorwveus et Sulumia ; Dupva et Surna ; Tu et Tite (nom aussi hétéen) ; Tpefisc, Toefeñvas etc. et Traponias ; Barwnres et Petinate; Ilowmians et Puclis
(Puculeius, Bucilius); Xisevva et Xiouwvne : Dussoe (Ile tyrrh. ital,) et
Éveoox (Lycie); Atänayili (n. pr. en Canaan, entre 3000 et 2000 av. J.-C; cf. R. Kirrer, Die Religion des Volkes Israel, Leipzig, 1920, pp. 6 et 17 et sq. avec références) et étr, Nanyuvil (CIE 275) ; Oanacuil (8168, 8174); Oanyvilus (123); Oanyuil (341, 275, 278, 1123, 1773) ; Oanwyvilus (400) ; etc. (Remarquer le jeu de la sonante #). (Ce dernier nom tout particulièrement caractéristique du monde étrusque), A propos de ce personnage, KITTEL (op. cit,, p. 6), remarquer que c’est « ein wirklicher
Kanaaniter ». L’aveu est à retenir; nous y reviendrons plus tard. Cf. -
encore Caule 1969 et sq. Clusium, et *l'œvaos induit de l'avance, nom carien (Taucyp, VIIT, 85). (Pour d’autres ex. cf. G. HerBiG, Kleinasiatisch-etrusk. Namengleichungen Sitz.-Ber. Bayer. Akad. Philos.-philol, hist, KI. 7, 2, 1914).
c) Conservation en Etrusque comme en Asianique de nombreux noms propres datant de l’époque préhellénique ou mycénienne : Auxe, Tauxooe, Koëpos (7) (Cilicie, Srraron XIV, C. 672; Cypre : Pausanias IL, 29, 4; Carie ;: Kevrokéwy ’Avéiexra Ex. p, 30; ce dernier nom est Caucone ; cf. HÉRODOTE [, 147) ; cf. Etr. Clauce (CIE 757, 1725 Clusium) et l'xav- 96; Larc (301 Sienne, 413 Arrezzo) et Aaowes, Aapryos ; *Lepre < Lepr-na-l (304 Sienne) et Asxoevs [fils de Caucon]; Talce (429-430 Arrezzo), Talcione (Sienne; Reperri, Dix. Stor.-geogr. della Toscana, Florence 1834-46, V, p. 499) Tenyis, Oenyie, Pekin, OelEuia: Ane, Ania (CIE 726 et sq.) Aniusa (1169 ; à Clusium) et Ayws, ancien roi de Delos (où existe un mois Oxoymauv) et divinité éléenne ; fils d'Enée et de Lavinia; Aulni (307 entre Sienne et Clusium ; 924, 1124 etc., Clusium); Aulnia (3345 Pérouse) — Olnius (CIL XI, 974) et Olennius (TACITE, Annales VI, 72), Olenus (PuiNE XXVIIL, 4, 1) et Qùrv (Lycien, auteur d'hymnes venu à Delos pour y organiser le culte HÉRODOTE IV, 35); Aiea (CIE 8032 Ager Falisc.) et Aïas; Aria (861 Clusium) et Apcta, mère de Miletos ; Sminde (5201 ; FABRETTI 209$ bis à Viterbe) Sminbinal (Fasr. 1143 Pérouse, CIE 3736 et sq.) ; Smindinaz (1146 ibid.) ; Simintis (FaBr. s. 2, n° 133); Smintiis (134 Capoue) et Suuvbeus ; cf. aussi Apol-
(1) Cf, suprà p. 220 et n, 2.
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lon Sminthien (ILrADE D) ; Teÿxoos et Oucer, Ouceru, Tocro, etc. (cf. suprà) ; Thœrkos (fils de Priam) et Trile, Trile (CIE 4038 et sq. ; 4044; 4073 ; Pérouse); Tehauwy et Tlam(u) (); Tosyoves et Telegennius (CIL XI, 574 ; VI 1829, 27136 et sq. Telegénia XIV, 2959); etc.
Il n’est pas surprenant, vu ce qui précède, mais aussi pas sans intérêt de noter que Canaan, ancienne région achéenne et hétéenne, a conservé aussi un certain nombre de ces noms « héroïques », qui confirment les rapports d’aristocraties formellement signalés par l'épopée et la tragédie grecques entre Ménélas et Phaidimos de Sidon, entre la Thèbes de Kadmos et la terre de Phénicie (Odyssée IV, 617; XV, 117; EURIPIDE, Phénic. 5-10; 202-249; 301-309; 676-681), entre Diomède et l’Adriatique, etc.
Tels sont par ex. : Exvuv et po, MN et Arias, Tehauwy et Me, YVAN et Aouêace, Texuov et 2°n, POYIN et Ayarsevns et l’Achaemenides de l’Énéide, bp et Towns, nom « phénicien » et carien, DNYIN et Axuames, etc.
Noms d’autant plus précieux à signaler ici qu’ils appartiennent tous en Grèce à d’anciens immigrés venus de l'Orient par mer, où à des « Phéniciens » connus pour leurs richesses hors de leur patrie cananéenne, ou à des « errants », tel ce Télamon, dont l’Étrurie a conservé le souvenir (Meza IL, 4, 9), enfin, en Canaan, à des enfants d'‘Anaq ou à leurs congénères,
Ceci, on l’avouera, n’est pas sans fortifier singulièrement la tradition qui fait des Troyens, anciens Krzuer, étroitement apparentés, sans aucun doute, aux asianiques du pays de ZLatinou, des ancêtres, au point de vue politique, des Latins ; des « Phéniciens », enfin (Phéniciens égéens, cela va sans dire), des colons de l’'Hellade héroïque mais aussi de l'Italie.
d) Noms en pshyavos (== l'ehyavos; grand dieu crétois (?) : Velca (1375), Velcaias (509), Velcie (543, 560); Velcaias (510); Velyane (389) ; Velyinei (76); Volchacia (1440); Velye (428) etc. ; en Ados : Abuni (366); Atuni (58); Ceise (842 Clusium), Ceisu (202 Sienne);
(1) = Tolumnius, auj. Talomone. Cf. SCHULZE, p. 572, qui renvoie à MiLANI, Museo topagrafico etc., p.91 « della città di quest’ eroico nome », bien qu'il nie, l’on ne sait trop pourquoi, que ce nom « mit dem Vater des Aiax irgendwelche Gemeinschaft hätte ». Avec le yévos lui-même, peut-être pas; avec le type original de civilisation et l’onomastique préhelléno-asianique, les rapports sont, par contre, indéniables,
2) Hésycaius, s.v. l'ékyavos, L'on sait que G, SmirH, dans son Chaldean account of Genesis, Londres 1876, p. 56, rattachait cet appellatif au sumérien Bilgi (aussi Gibil) qu'il lisait Bil-kan. Cf. Volcanus (avec sonante l:
Cisie (30 Volaterra) et Kewsoç (*) ; cf: encore Abas — Troyen et aussi Tosque compagnons d’'Enée (VirGiLe, Enéide 1, 121: X, 170) ; cf. Aba de Carie ; Axpdavss (fondateur de Troie ; Il. XX, 215 etc.) ; aussi prince tyrrhénien à Cortone (Servius, En. IL, 15); etc.
e) Enfin, l’on ne saurait omettre de signaler la présence, parmi les éléments dérivatoires servant à former les noms propres étrusques, des morphèmes caucasisants -e/(1-), -wl(i-), -el(i-), -ur(i-), etc., dont il sera question en plus grand détail plus loin. Ces morphèmes, en effet, à leur tour, viennent accroître le faisceau, déjà passablement consistant, nous semblet-il, des corrélations asiano-italiennes que nous venons, si sommairement que ce soit, de rappeler. |
L'ensemble de constatations que l’onomastique nous fournit trouve, au resté, un complément remarquable dans ce qui touche à la religion.
L'importance du rôle religieux des Etrusques, de leurs livres sacrés, de leur « disciplina », de leurs rites de fondation de villes ; lextrème prix que leur civilisation attribuait à tout ce qui touche au culte, au cérémonial Hturgique, aux prédictions, à l'au-delà, sont des faits bien connus.
Cicéron et, bien avant lui, les Grecs rapportent que l'Asie Mineure a toujours été le foyer des sciences divinatoires. Là, seulement, l’art des présages s'était élevé à la dignité d’une doctrine et constitué en méthodes fixes d'interprétation des volontés célestes. Chaque peuple, chaque région, s'était, comme de juste, spécialisé dans telle-ou telle branche de cette discipline suivant ses préférences, son terroir, les goûts ou les « réussites » des représentants de la religion. *
La supériorité antique des Asianiques en cette matière, par rapport au monde occidental, était incontestée et ils lui durent, on le sait, la persistance de leur influence sur le monde occidental, alors même que leur prééminence politique était, dès longtemps, chose théoriquement morte.
Or les Étrusques, eux aussi, étaient tout particulièrement compétents dans l’haruspicine et le corpus des inscriptions latines (XI, 3382) nous dit
(1) Cf. également les noms en As- initial tels : Apyravda, Aovfus, Apuasote, etc. et les noms étrusques du type Arv-enius (CIL V, 2096 Asolo) — Arbenius (2898 Patavium) — Arbonius (VI, 1058, Rome) et Agunvs n. f. de Lydie (HÉRODOTE I, 74) ; Aotfndos nom béotien, sarde et smyrniote (P.-B.) et Arisal (CIE 1361 et sq.); Apuayôns (nom asianique d’un fonctionnaire Perse; P.-B.) et Arvandia (E. PaIs, Ati... dei Lincei) seria IV, memorie d. cl. d. sc. mor. stor. e filol., vol. s, 1888, p. 31, no 228 Aquilée), Arventius (CIL IX, 890 Luceria) < étr. *4runhe etc.
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