‹ Tartarie, Beloutchistan, Boutan et NepalChapitre 3 sur 53 · I.TJNIVERS · texte numérisé non relu

I.TJNIVERS

dans ce fleuve des espèces de silures dont les Usbecks sont très-friands.

Ces poissons, d'une grandeur énorme, pèsent de 5 à 6 quintaux.

Le Jaxàbtès , appelé Sikoun par les anciens géograpbesarabes et persans, est nommé aujourd'hui Sir ou Sir- Dévia.

Il a sa source, comme l'Oxus , dans le plateau de Pamère , traverse le pays de KJiokande et de Khodjende, et verse ses eaux dans la mer d’Aral , comme nous l’avons déjà remarqué. I,eSirformedans son cours plusieurs Iles. Ce fleuve déborde souventàl'époquedes grandes chaleurs de l’été par les mêmes causes que l’Oxus. Il déirârde aussi au commencement de riiiver, parce (^ue ses bouches marécageuses gèlent des les premiers froids, et que les eaux continuent encore à couler pendant longtemps dans la partie supérieure de son cours.

Les rives du Sir, fertilisées par ces débordements, se couvrent de plantes , de buissons, d'arbres, de roseaux et d'excellents pâturages. On emploie sur ce lleuvedes bateaux faits pour ta plupart de bois de peuplier , avec des chevilles du même bois, et sgns clous. Ces einbarcations sont assez fragiles. Les habitants ne s'en servent guère pour passer le fleuve; mais ils ont recours à un autre moyen : ils gonflent de vent deux outres qu’ils attachent a la queue d’un clieval , et se couchent dessus. L’animal en nageaut remorque cette espèce de radeau. Les Kirguizes se contentent de saisir de la main droite la crinière de leurs chevaux ; ils nagent de la gauche , et traversent ainsi le fleuve.

M. de .Meyendorff rapporte dans son voyage la manière dont les chameaux des caravanes passent le Sir. Ces animaux, attachés au nombre de dix environ les uns derrière les autres , sont guidés à travers le fleuve par des Kirguizes tout nus, qui nagent à côté d’eux ét poussent de grands cris pour les faire avancer. Le chameau en nageant se penche de côté pour offrir à l’eau une surface plus grande et se soutenir au moyen de ses bosses. Trois chameaux s’étant noyés dans le passage furent tirés sur les bords du fleuve. Les Kircuizps leur tournèrent tête uu côté de la Mecque, leur coupèrent la gorge en récitant une priere usitée

en pareille circonstance , et les dévorèrent à l’instant même.

Le Jaxartès est moins considérable que l’Oxus , et il a un courant beaucoup plus rapide.

Le Saha-Sou est une rivière qui traverse le pays des Kirguizes de la grande horde.

Le TscHOUt vient de la Dzoungarie, et arrose le territoire des Kirguizes de la horde moyenne et de la (grande.

Le Kohik , appelé aussi Couvait et rivière de Samarcande, reçoit dans les environs de Boukhara le nom de Xera/schane. Cette dénomination signifle an persan qui répand tor, et rappelle l’ancien Polytiméte. Le Kohik sort des montagnes a l’est de Samarcande et au nord ne Boukhara, et forme à son embouchure le lac Karakoul.

La BiviBHB DE Kabschi prend sa source dans les mêmes montagnes que le Kohik. Elle passe par Scliéhérisebze et Karachi , et se perd dans les sables.

La bivibbe de Balkh , ou Balkliab, porte aussi le nom de Dehasch , Dehas et Dekrouha. Ces mots veulent dire en persan dix meule». La rivière de Balkh reçut cette dénomination , parce qu’elle faisait tourner, à ce qu’on prétend , dix moulins. Cette rivière, dans laquelle les géographes ont reconnu l’ancien Bactrus, se Jetait autrefois dans l’Oxus; aujourd’hui elle se partage en différents canaux qui se perdent tous dans lés sables avant d'arriver au fleuve. La riyiere de Balkh descend du revers méridional de l’Hindou-Cousch.

Le Moubgab, ou rivière de Merve, sort des montagnes du pays des Hazareh, arrose la grande oasis de Merve et se perd dans les sables.

Le Téojen. Tedzen ou Tbdjendb prend sa source dans le Khorasau, traverse le Couhistan et l'oasis de Scharakhs(l), et se perd dans les sables.

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