‹ Tartarie, Beloutchistan, Boutan et NepalChapitre 42 sur 53 · SC · texte numérisé non relu

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L’UNIVERS

de i'écarler des riÿes de h prudence et de U bravoure.

V J'uiiiunae que truand ma tente, d heureux augure, sera portée en avant, il y ait une excorie de douxe compagnies , chacune commandée |iar un chef de tribu ; oCs eompagniea manœuvrci ont régulièrement, afin de ne point perdre de vue lea douie réglementa que j’ai preacrilpouraeformq-en ordre de bataille, pour rompre des lignes ; enfin pour l'attaque et la retraite.

Un bon général , après avoir découvert la nuiulu c- dei ennemis , doit lavuir leur opposer di s forces ('galet ; il observe avec l’oeil de l’aileulioo les combattants qu’il a en tête , tant arcliers que lanciers, ou bomiucs qui combattent avec l’épée. Alteolif aux mouvements de ses adversaires, c'est à lui de voir s'ils engagent l'action lentement, s’ils u'euvoient que délacliemeni jar détacbeuuvil , ou s’ils te précipitent avec impétuosité; qu'il observe les avenues du champ de bataille , tant pratr l’attaque que pour la retraite, et qu'il pénètre l’urdre du combat des ennemis.

[I puiirrairarriver qu'affectant unefaiblesae apjiareiile ils prissent la fuite ; mais U oe faut JUS se lui'oer prendre à cette ruse.

Un général profond dans l'art de la guerre connail tout le mécanisme d'un combat ; il sait quel corps il faut envoyer à la cliarge ; sa prudence remédie a tout ; il n'est pas embarrassé pour engager l’action ; il devine les projets de ses adversaires, découvie le biil de toutes leurs évolutions, et met en oeuvre tous les moyens de les déconcerter. Qu’il puuiise l'ofticier astez prêtouiplueuz pour »1Ilt «n avani saos eo avoir re^ l’ordre.

'i uijjuurs aUentif aux ruai chez «t conirem.vrciii's \lc ie» ailvcraaim, qu’ii m garde bien do baiiarJer lecooiUat avant qu'on vienne le lui pi’êMuiler. Quand une fois lU out (ail les avances, il duil , eo général prudent, examiner les mauoenvrei, conimeni lU eugag«nt l’acûüu, el eoooieul iU battent en retraito; qu'tl imagine ensuite les moyens de les a( laquer. di’ le# re|Kiuss4*r, soit qu’ils reviennent à |j charge, soit qu'ils Uchenl pied, quand la cii‘con»(unce l'exige, pour revenir aussitôt qu'ils en onronl le moyen

Qu'il se garde de pounotTra oae anaéa

en déronte.

Le clirf doit bien faire attention si les ennemis attaquent en corjvs , ou s’ils ne déta> cheiit que des eseadrons de la droite et de 1a gauche; il n'a qu’à leur opposer d'abord son avanl'garde ; qu'il commande ensuite lea avantgardes de ses deux ailes pour souieolr la grande avant-garde. Apres ouoi il fera marcher le premier escadron de l'aile droite, et le second de Tsile gauche, qni seront sutrts da serond déttrhemeiil de la droite et du premier de l’autre aileu

Si, après sept attaques, la rietoire est encore incertaine, il faut commander le corpe avancé d« rarrière-garde de l'aile droite et celui de l'aile -gauche, afin qu'il j ait neuf charges.

Si la victoire ne te déclare pas encore, qu*îl mette en mouvement le premier escadron de rarrière-garde de l'aile droite, et le second de l'arrière' garde de l'aile gauche.

Si tous ces efToiis eonl superflus, envoycix les deux autres escadrons restants des deux ailes; pent-étrealors l'avantage se dccidera-l'iL

Quand ces trrixe assauts ne pourront pas entraîner 1a victoire, le général ne doit pas hésiter à mettre en mouvemenl son corps de bataille; qu'il paraisse aux yeux des enuemât comme une montagne et qu'il s'ébraole avec ordre et précision.

Que le général ordonne à ses braves de fondre l'épée à la main , et à ses archers de faire plenvotr une grêle de traits ; enfin . si la viciotre s’obstine à demeurer indécise , que le général u'hèsite pas à se jeter dans 1a mêlée, et qu'on ne perdejama*s de rue mon étendard.

Quand l'armée ennemie excédait quarante mille coniboUanls, j'ordonnais aux généraux et aux autres ofAdm, aux minkbèfchts, aux yonzbachis et aux ounbecliis, aux goerrici'S d'élite et aux simples soldats de se ranger sous mes drapeaux victorieux.

Je recommandais uni rhc& de chaque escadron d'txécnlcr tous mes ordres avec la plus scrupuleuse exactitude. I.e cliet* ou le simple oflirier assez audacieux pour .s’en écarter ou y contrevenir pnssait par Ire armre et le lieutenant remplaçait le coupable.

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