ARMÉE
I.ors(]ue l’on veut mettre sous les armes nu corps de troupes, les gouverneurs des provinces et des villes reçoivent l’ordre de faire proclamer dans les bazars l'intention où est le souverain d’entreprendre une guerre. Après avoir reçu cet avis, toutes les personnes inscrites sur les registres militaires qui sont tenus dans la capitale par le souverain lui-méme,ct dans les autres villes du kbanat par les gouverneurs, doivent s’assembler à un jour et à un endroit fixés d'avance. Le gouvernement se charge de l'entretien des soldats et leur fournit des chevaux. Deux fois par an, à un jour déterminé, les soldats qui ont perdu leurs armes ou leurs chevaux, en informent les chefs de la milice, qui décident si ces hommes sont coupables de négligence ou de vol , et s'il y a lieu de les punir. Si un homme appartenant à la milice vient à mourir, ses parents sont obligés d’en instruire les autorités, qui veillent ,à ce que le nom de cet homme
ces deux déDoroloatloos pour designer le souverain de la Boukharfe.
soit effacé des registres militaires et remplacé par celui d’un autre.
Il est diflicile, malgré l'existence de ces registres , tant ils sont mal tenus, de donner le chiffre exact de l’armée bou-, khare. On peut dire cependant avec certitude que le nombre des militaires n’excède pas 40,000 hommes , dont un tiers seulement est convenablement équipé, l, 'armement des troupes botikhares consiste en un casque, un sabre, un long coutelas , un fusil à mèche et un bouclier. A l'époque où M. Khanikoff se trouvait Boukhara, 1,000 fantassins réguliers avaient des fusils à pierre. Le même voyageur vit encore quelques armes semblables entre les mains de différents seigneurs usbecks d’un trèshaut rang. Les Boukbares ne se servent pas de pistolets.
L'artillerie du khan était déposée il y a peu d'années encore dans la citadelle de Boukhara. Les gens du pays n'entendaient absolument rien aux manœuvres de cette arme. Les canons étaient jetés d’un côté, et les affdts de l’autre. Toutes les pièces étaient de bronze, et en grande partie du calibre de quatre et de six. Il y avait aussi quatre mortiers et quelques gros canons.
Aujourd'hui, grâce aux soins d'un aventurier persan appelé Abd-oui-Sametkhan, l'artillerie boukhare a fait quelques progrès, et dans une expédition qu'il entreprit contre le pays de khokaiide, à la fin de l'année 1841 , le souverain de Boukhara traînait à la suite de son armée onze pièces de canon et deux mortiers.
La |K)udre de Boqkharie est de bonne qualité.