‹ Tartuffe; ou, L'imposteur; comédie en cinq actes. Ed. nouv. à l'usage des classesChapitre 43 sur 122 · Confit, du latin confcctus, accompli, parfait · texte numérisé non relu

Confit, du latin confcctus, accompli, parfait

BIlti esl-il vrai qu'il parlait comme un livre, Toujours d'un ton confit en savoir vivre.

(Gressbt, Vert-vert, II.)

A. Vous voudrez. Il est curieux de voir comment ici Orgon, par un de cei sophismes dont le coeur se dupe comme l'esprit, arrive à concilier son amour paternel, qui survit, malgré tout, et son engouement pour le Tartuffe. U se figure que là est le bonheur pour sa fille, et, ce qui est piquant, c'est la façon dont il conçoit ce bonheur.

Et TOUS ferez de lui tout ce que vous voudrei.

DoniNE. .;

i:ilo? Elle n'en fera qu'un sol \ je vous assure. ^ i

Ouais ! quels discours 1 i

nORINE. '

Je dis qu'il en a l'encolure, j

El que son ascendant, monsieur, l'emportera I

Sur toute la vertu que votre fille aura. I

ORGON

Cessez de m'interrompre, et songez à vous taire, i

Sans mettre votre nez où vous n'avez que faire ^. ]

DORINE

Je n'en parle, monsieur, que pour votre intcrôt.

[Elle l'inteiTompt toujours au moment qu'il se retourne pour \

]iarler à su fille.) ]

ORGON. i

C'est prendre trop de soin ; taisez-vous, s'il vous pluit. ]

DORINE. '

Si l'on ne vous aimait...

ORGON

Je ne veux pas qu'on m'aime.

DORINE. '

Et je veux vous aimer, monsieur, malgré vous-même. ■■

ORGON. » '

Ah! ^, ■

DORINE. l

Votre honneur m'est cher, et je ne puis souffrir '

Qu'aux brocards ^ d'un chacun vous alliez vous offrir. i

ORGON

Vous ne vous tairez point? i

DORINE. -

(/est une conscience :

Que de vous laisser faire une telle alliance. ;

Orfjon est un de ces hommes qui ne comprennent le bonheur qu'.ivec l'autorité : '

quund ils ne peuvent l'exercer, ils sont encore heureux de la subir. i

1 . Sot, dans .Molièie, dans La l'oniaine, a le sens de mari trompé : ?

Epouser une sollc ejl pour n'èlre point sol. j {Ec. des Maris, I, i.)

2. Que répond au neutre giiod: « Et vous êtes un sot de -venir vous fourrer 1 où vous n'avez que faire. » (A/éd. mnli/ré lui, I, ii.) '|

3. Brocards, paroles blessantes. « Mot d'origine historique. .Au moyen âpe, dans

la langue des écoles, brocard désignait les sentences de Brocardas, évéque de ;

Wornis, qui compila vingt livres de règles ecclésia>ti((ucs. » ^

"*«4CDBT, Dict. étymol.) j

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