Eclaire. Epie, observe. Cf. Etourdi, 1, iv
Au diable le fâcheux, qui toujours nous éclaire.
3. Zèle. Ce mot, qui revient à chaque instant dans la bo;:chc du Tartuffe, es du lan^.ige de la piété. TartulF.', d'ailleurs, dans toute cette scène parle un jai gou dévot. Il le lait servira sa passion, d'abord par hypocrisie, mais aussi par lia» bitude, et ce n'est pas là ce qu'il y a de moins piauaut.
ELMIRK.
Ouf! VOUS nie serrez trop.
TAirrUFFE.
C'est par excès de zèle.
De vous faire aucun mal je n'eus jamais dessein. Et j'aurais bien plutôt...
{U met la maïK sur le genou d'Elmive.)
ELMIRE
Que fait là votre maiu?
Je làte votre habit : Ictoll'e en est moelleuse.
ELMIRE
Ah! de grâce, laissez ! je suis fort chatouilleuse.
{Elmire recule son fauteuil, Tartuffe st rupproche d'elle.)
TARTUFFE, maniant le fichu d'Elmire.
Mon Dieu! que de ce point Touvragc est merveilleuxl On travaille aujourd'hui d'un air • miraculeux; Januiis, en toute chose, on n'a vu si bien faire.
ELMIRE
11 est vrai. .Mais parlons un peu de notre aHaire. On lient- que mon mari veut dégager sa foi, Et vous donner sa fille ; est-il vrai, dites-moi ?
Il m'en a dit deux mots ; mais, madame, à vrai dire, r.c n'est pns le bonheur après quoi •' je soupire ; Et je vois autre part les merveilleux attraits De la félicité qui fait tous mes souhaits.
ELMIRE
C'est que vous n"aimez rien des choses de la terre.
Mon sein n'enferme point un cœur qui soit de pierre.
ELMIRE
Pour moi, je crois qu'au ciel tendent tous vos soupirs,
!. -Il/' luçon, manière, (^f. iVisant/i., l, i :
El Irailent du même air rhoniièle hotnœA et le (il. j.. On tient, on estime, on juge. « On la tenait morte, il y avait déjà dix hcuies. »
[Médec. malgré lui, l, v.)
3. Après quoi. 'Juoi, arj. n-;i-.ic, pour lequel. Cf. Dép. ain., I, u : Le giacid secicl pour quoi je »0U3 ai tant cherché!