I.e soin que nous prenons de notre renommée
Fîépond de toute chose à la personne aimée;
VA c'est en nous qu'on trouve, acceptant notre cœur,
De l'amour sans scandale, et du plaisir sans peur.
ELMIRE
Je vous écoute dire ; et votre rhétorique
En termes assez forts à mon âme s'explique.
N'appréhendez-vous point que je ne sois d'humeur
A dire à mon mari cette galante ardeur,
Et que le prompt avis d'un amour de la sorte
Ne pût bien altérer l'amitié qu'il vous porte ?
Je sais que vous avez trop de bénignité.
Et que vous ferez grâce à ma témérité ;
Que vous m'excuserez sur l'humaine faiblesse
Des violents transports d'un amour qui vous blesse.
Et considérerez, en regardant votre air,
Que l'on n'est pas aveugle, et qu'un homme est de chair.
ELMIRE
D'autres prendraient cela d'autre façon peut-être ;
Mais ma discrétion se veut faire paraître.
Je ne redirai point l'affaire à mon époux ;
Mais je veux, en revanche, une chose de vous :
C'est depresser tout franc, et sans nulle chicane,
L'union de Valère avecque Mariane,
De renoncer vous-même à l'injuste pouvoir
Qui veut du bien d'un autre enrichir votre espoir^:
Et
1. Sncrifie. U faut rapprocher de tout ce passage les vers de Régnier (£al., XUl. Sa fausse dévote dit en parlant des honur.es d'Église :
Ils sont Iropobli'.'Cz au secret de naliiie, El sçavenl pin j discret- oppurler en aimant Avecquo moins d'eselat plus de conlcnlenient.. .. Le pecho que l'on cache est deuii-pardonné.
2. Votre espoir. Le ton est biea différent dans ces deux couplets d'Elmire.