‹ Tchao-sien-tche = Mémoire sur la CoréeChapitre 13 sur 18 · VII. i · texte numérisé non relu

VII. i

lUPBIMr.mc XATtONALB.

térieur de ia porte orientale, de manière à former un triangle avec les deux pics cités plus haut.

Pao-foung-chan^. Cette montagne, située à 20 lis à l’ouest de Tchang-touan-fou et à l’est du mont Hoei-ling2, offre l’apparence d’un phénix prêt à s’envoler; c’est ce qui lui a fait donner le nom quelle porte.

Che-pi^. A 3o lis de Tchang-touan-fou, sur le cours supérieur du Ling-tsin-kiang , se trouve le passage Tchang-touan-tou'S appelé aussi Teou-tchi-tsin^. Sur une longueur de 10 lis, le fleuve est encaissé entre deux rives escarpées qui offrent l’apparence de murailles de pierre. L’eau qui coule à cet endroit est tellement limpide , que sa surface ressemble à un Fol. 4 v\ miroir, dans lequel viennent se refléter, au printemps, les fleurs qui croissent sur ses bords , et à l’automne , les feuilles rougies des platanes. Les voyageurs qui passent en bateau à cet endroit , à la vue du tableau qui se présente à leurs yeux ravis, se croient transportés dans un pays enchanté.

Ling-tsin-toa^. Ce passage est situé à 3 7 lis au sud

1 ^ |Jj «la montagne du précieux Foung-hoang ».

* «le col des peupliers».

’ Ç ^ «le mur de pierre».

‘ ^ c’est-à-dire «le passage du long courant», en co-

réen Tjyang-tan-lo.

5 ^ ^ ^ «la rivière du vieillard».

® en coréen Rim-tjin-to, c’est-à-dire «le passage du

Ling tsin. »

MÉMOIRE SUR LA CORÉE, de Tchang-touan-fou. La source de cette rivière est située dans l’arrondissement de Ngan-pien-fou \ dans la province de Hien-king-tao.

Fou-sou-chan. Cette montagne est située à i 5 lis de Foung-te-kun Elle contient le temple King-tiensse^, où l’on voit une tour à étages construite en pierres et élevée de i 3o pieds. On a sculpté sur cette tour douze figures représentant des génies. Ces statues avec leurs attributs semblent être naturelles. C’est un travail admirable et qui n’a pas son pareil au monde. La tradition nous apprend que sous la dynastie des Yuen, le premier ministre "foto^ fit le vœu de construire ce temple. Kiang-yong®, qui remplissait les fonctions de sous-préfet de Tsinning®, fit venir du fond de l’empire des ouvriers capables d’édifier cette tour. A f époque actuelle, on voit encore, dans le temple, les portraits du ministre To-to et de Kiang-yong. A l’est du temple, sur une arête de la montagne, on aperçoit des rochers qui

en coréen An-pyen « . . .ville à 5io lis de la capitale; 25 cantons; lat. 38“54^ long. i25® 17'». Dict. des Miss. étr.

* ^ f* en coréen Hpoung-teh, c’est-à-dire «la sous-préfecture de la vertu éclatante».

^ temple de l’adoration du ciel».

* ^ J^. Ce général vivait sous Chun-ti, le dernier empereur de la dynastie des Yuen (i333-i368). Voir le Sse-tche-tong-kien. Commentaires, kiv. 36, f. 34 et suiv.

‘ HiÈ- ■

® en coréen Tjin-ryeng.

i>44 FÉVRIER-MARS-AVRIL 1 880.

afiectent des formes extraordinaires et dont le nom vulgaire est Tchen-siang-che ^

Kong -yen- Isin. On appelle aussi ce passage Popou“. Il est situé dans le canton de Yang-tchuen^. Au milieu de l’eau s’élève une roche percée à jour; de là vient le nom de Kong-yen. Sous le règne de Kong-ming-ouang, roi de Kao-li , deux frères faisaient route ensemble. Le cadet trouva deux pièces d’or qu’il partagea avec son frère. Arrivés à ce passage, ils étaient sur le bac, lorsque le cadet jeta sa pièce d’or dans l’eau, au grand étonnement de son aîné, qui, lui ayant demandé le motif de cetle action, reçut la réponse suivante : uJ’ai toujours profondément affectionné mon frère aîné, mais aujourd’hui, en partageant avec lui ma trouvaille, un sentiment de jalousie s’est élevé dans mon cœur; aussi ai-je rejeté dans l’eau cet or malfaisant, et repoussé loin de moi les mauvaises pensées qu’il avait provoquées. » L’aîné reprit : « On ne saurait parler plus sagement que tu fas fait » ; et sur le champ , lui aussi , il jeta sa pièce d’or dans le fleuve.

«les roches de Sanclal».

en coréen Pouk-hpo , c’est-à-dire «la rive du nord».

^ jlj» en coréen Yang-tchjen « . . .ville à 4o lis de la capitale; 4 cantons; lat, 37° 82', long. 1 24° 28' ». Dict. des Missions étrangères.

Province de Tcliong-lsing-lao.

PiiKj-foug-chan^. Celte montagne, située à un li au nord de Tsing-fong^, ofTre l’apparence d’une muraille grisâtre qui se développe sur une circonférence de 5 à 6 lis. Une grande rivière serpente au pied de cette montagne, sur le flanc de laquelle se trouve une antre d’où sort continuellement du vent.

Tcheng-chan^. Cette montagne se trouve à 3 lis au Fol. s r“. sud de Yong-tchoim-hien^. A ses pieds on voit une excavation creusée dans le roc qui a plus de i o pieds en hauteur et en largeur, mais dont on n’a pas encore pu mesurer la profondeur. De cette caverne sort un ruisseau dont feau peu profonde ne s’élève pas au-dessus des genoux des baigneurs; elle est froide comme si elle était glacée. Les gens du pays, munis de torches allumées i ont pénétré dans l’intérieur de cette caverne, mais ils ont été obligés de revenir sur leurs pas avant d’en avoir atteint le fond.

Kiao-choiii^. Celte source, située à fest de Tsing-

^ Ma llJ’ eri coréen Pjen^-hpoung-san , c’est-à-dire «la montagne du paravent ».

^ îW a> coréen Tcîijeny -hpouny , c’est-à-dire «la brise». « . . .ville à 35o lis de la capitale; 8 cantons; lat. 36“ 58', long. 12 5“ 46'». Dict. des Miss. étr.

^ ^ iJj» 6n coréen Syeruj-san.

^ ^ coréen Yeny-tchoiin , c’est-à-dire «le district du

printemps perpj::tuel ». « . . .ville à 890 lis de la capitale; 6 cantons; lat. 36“ 59', long. 126“ 27'». Dict. des Miss. étr.

® coréen Tchyo-syoïi , c’est-à-dire «les eaux poivrées».

tcheou \ donne une eau qui a la saveur du piment et qui est froide comme la glace ; les bains qu’on y prend jouissent de vertus curatives.

Sou-li-clian^. Cette montagne présente neuf pics à l’est de Pao-ngeun-hien ^ ; aussi l’appelle-t-on Kioufeung-chan. Sous les rois de Sin-lo , on l’appelait Souli-yo ^ et on lui offrait les sacrifices dus aux monts classés dans la deuxième catégorie. Au sommet de cette montagne on remarque une terrasse, appelée Ouen-tsang-taé qui est formée naturellement d’assises de rochers superposées de manière à faire croire que l’on a sous les yeux un travail humain. Ces roches s’élèvent à une grande hauteur qui, du reste, n’a pas encore été mesurée; sur la vaste plate-forme qui la surmonte, 3,ooo hommes peuvent trouver place. On y voit une sorte d’étang creusé dans le roc et entouré d’un parapet. L’eau de cet étang est sans cesse agitée et son niveau reste invariable aussi bien dans la saison des pluies que pendant la plus grande sécheresse. Cette source se divise ensuite en trois ruis-

^ Vr coréen Tchyeng-tjyoa. « . . .ville murée à 3oo lis de

la capitale; 2 3 cantons; chef-lieu militaire criminel de la province; lat. 36“ 34^ long. 126“ 9^». Dict.des Miss. étr.

2 LÜ montagne de l’établissement des coutumes».

^ coréen Po-eurij c’est-à-dire «le district du bien-

fait reconnu». « . . .ville à 38o lis de la capitale; 10 cantons; lat. 36“ 29', long. 126“ 28'». Dict. des Miss. élr.

‘ «la grande montagne de l’établissement des cou-

tumes ».

•' 35^ ^ ^ «la terrasse du style littéraire».

MÉMOIRE SUR LA CORÉE, seaux, dont l’un se dirige vers l’est et forme le Lo-tong-kiang ^ ; le second coule au sud et forme le Kin-kiang2; le dernier descend vers l’ouest, puis, se dirigeant vers le nord , il forme le Ta-tchuen , qui passe au pied du passage Kin-tsien^.

Au pied de Sou-li-chan se trouve un site appelé Pa-kiao-kiou-yao Au bas de cette montagne, sur le versant méridional, serpente une route traversée par le Kin-kiang. Le voyageur s’imagine , au commencement de la route que son extrémité est très rapprochée; mais lorsqu’il s’avance, il peut constater, dès le premier coude, qu’il n’a pas fait grand chemin; ce n’est qu’après avoir franchi neuf coudes successifs qu’il arrive au temple auquel aboutit cette voie. C’est de là que vient le nom de Kiou-yao. La route étant coupée en tous sens par l’eau du fleuve , il faut, après chaque coude, traverser un pont, et comme il y a huit de ces ponts, on a donné également à ce site le nom de Pa-kiao. Le premier pont s’appelle Chouitsing-kiao^; il supporte une galerie couverte qui abrite les passants.

Houang-chan^. Cette montagne , connue aussi sous

en coréen Nak-tong-hang.

“ ISîï. en coréen Keum-hong, c’est-à-dire «le fleuve aux couleurs variées».

3 ^ ^ « le passage doré *.

* /k ^ ^ ponts et les neuf perspectives ».

' ^ ^ cristal ».

* ^ iJj, en coréen Hoang-sanJ c’est-à-dire la «montagne jaune-».

le nom de Tien-hoii \ est située dans le district de Lien-chan-hien^. Sous les rois de Sin-lo, le général Rin-yu-sin, avec l’aide de Sou-ting-fang, général au service des Tang, se mit en campagne contre les forces de Po-tsi. Kaë-po^, généralissime de Po-tsi, se posta, à la tête de trois régiments, aux environs de Hoang-chan, dans l’intention d’arrêter l’armée envahissante. Il livra quatre combats dont il sortit victorieux, mais bientôt, sa petite armée étant affaiblie par des pertes renouvelées, ses soldats ne purent résister plus longtemps et ils périrent tous. Tchengshuen y subit également une défaite, lorsqu’il Ihra bataille aux renforts qui accompagnaient le fondateur du royaume de Kao-li , dans sa campagne contre son fils Cben-tien^. Après la soumission de ce dernier, Tcheng-shuen , déçu dans ses espérances, succomba au bout de quelques jours, dans le temple de Fol. 5 V*. Hoang-chan , des suites d’un abcès aux reins.

Pé-ma-kiang. Ce fleuve, situé à l’ouest de Fou-yuhien est formé par la réunion du Leang-tan-pou qui se prolonge sous le nom de Kiu-yen-tchuen®,

11 existe une montagne de ce nom dans la province de King-changtao.

^ iM’ c’est-à-dire «la protection céleste».

^ ^ lil ÜM’ coréen Nyen-san « . . .ville à 46o lis de la capitale; 8 cantons; lat. 36“ \l\\ long. i25“ 5'». Dict. des Miss. étr.

= Pgfâ-

^ '0\] , fils rebelle du roi de Kao-li.

* Vf «le passage de la sagesse».

• ét'UlI «la rivière du couteau doré». .

et du Kin-kiang qui coule à Kong-tcheou; arrivé à Liu-tchuen-kun \ il prend le nom de Kou-to-tsin

Tsancj-liiin-toncj^. Cette grotte est située au nord de Che-tcheng-hien L’entrée en est étroite et tortueuse à tel point que les passants ne peuvent en soupçonner l’existence. En pénétrant dans l’intérieur de la montagne, on trouve un espace très vaste qui pourrait donner asile à plus de 10,000 soldats. La tradition nous rapporte qu’un général au service des Tang, appelé Sou-ting-fang, cantonna ses soldats dans cette grotte pendant sa campagne contre l’armée de Po-tsi, et que c’est à cette circonstance quelle doit son nom de Tsang-kun-tong.

Y iien-choiiai-clian^ . Cette montagne est située au sud de Yen-tche-hien®. Dans la dix-septième année de son règne, Tchong-lié-ouang”^, roi de Kao-li, ayant demandé assistance à la cour des Yuen pour châtier les Ha-tan qui avaient envahi son royaume, le fonda-

, en coréen Rim-tchyen. « . . .ville à 4oi lis de la capitale; 21 cantons; lat. 36® 10', long. 124® 42'».

^ ^ «la caverne qui cache une armée».

^ ^ ^ 611 coréen Syek-syeng. « . . .ville située à 3g 6 lis de

la capitale; 9 cantons; lat. 36® i5', long. 124® 5 1'». Dict. des Miss. étr.

= 5c &I1 ili. c’est-à-dire «la montagne du généralissime».

® en coréen Yen-ki « . . .ville à 291 lis de la capi-

tale; 7 cantons; lat. 36® 3i', long. 124® 67'». Dict. des Miss. étr.

’ Æ m ï- Ce roi régna de 1276 à i3o8 ap. J-C.

leur de la dynastie des Yuen ^ lui envoya son ministre Sié-kai^ à la tête d’une armée. Le roi de Kao-li confia à Yu-si-yu^, Kin-sin^ et autres le commandement de ses troupes qui, divisées en trois corps d’armée, devaient opérer de concert avec l’armée des Yuen. On se battit au nord de Yen-tche-hien, sur la frontière de l’arrondissement de Kin-tcheou, précisément au pied de cette montagne. Les Ha-tan^ furent complètement défaits et poursuivis jusqu’à Hiong-tsin^ dans l’arrondissement de Kong-tcheou. Les chemins furent couverts de cadavres sur une longueur de plus de 3 O lis. Quant au nombre des prisonniers, il fut incalculable. C’est depuis cette victoire que l’on l’appelle le théâtre de la bataille Yuen-chouai-chan.

Ouen-ichuen'^ . Cette source est située à f ouest de Ouen-yang-kun®. L’eau en est chaude à un degré voisin de celui de l’ébullition. Les bains qu’on y prend guérissent les maladies.

^ TC 1S S- C’est Gengis Khan, qui régna de 1206 à 1229.

“ ëï m-

' ?& iQ"'

® ]|| C’est à cet endroit que le Kin-kiang traverse la route au sud-ouest de Kong-tcheou.

’ fm c’est-à-dire «la source tiède».

® ^ en coréen On-yang « . . .ville à 2 33 lis de la ca-

pitale; 8 cantons; lat. 36® long. 124® 89'». Dict. des Miss. étr.

Province de King-chang-tao.

Kaè-yan-pou^. Ce passage est situé au sud du Yuchan-kun^. Hien-kang-ouang roi de Sin-Io, se promenait au bord de la mer, à Tchoui-tclieng lorsque tout à coup se forma une brume épaisse, qui voilà le soleil et ne lui permit pas de retrouver son chemin. Ce roi invoqua les génies tutélaires de la mer qui dissipèrent les brouillards; de là vient le nom de ce site.

Tsi-tien-chan^. Cette montagne se trouve sur une Fol. 6 île , au centre du San-tcha-choui Elle est environnée de sept pics qui lui ont fait donner son nom. La tradition nous apprend que sous la domination des Kia-lo, un génie appelé Tsien-che avait fait de cette île son lieu de prédilection.

* * ^ ^ en coréen Kài-oim-hpo , c’est-à-dire « le port des

nuages dissipés ». « . . .port près de la ville de Tong-nâi; lat. 34” 48', long. 126® 19'». Dict. des Miss. étr.

“ ® Oi en coréen Oul-san « . . .ville à 85o lis de la capitale; 11 cantons; lat. 35° 16', long. 126° 48'». Dict. des Miss. étr.

* cette ville est probablement la ville de Ho-tcheng dont il est parlé plus haut, fol. 18, et dont je n’ai pu trouver la position sur la carte de l’état-major japonais.

* LÜ montagne aux sept pointes».

* ^ ^ TIC rivière aux trois bras». C’est le nom du Delta du Lo-tong-kiang.

Kin-tsing-chan Cette montagne est située au nord de Tong-lai-hien. Au sommet on voit un rocher élevé d’environ 3o pieds, dans lequel est creusé un puits de 1 0 pieds et plus de circonférence et profond d’un peu plus de y pieds; il est toujours rempli d’eau jaune comme de l’or et il ne se dessèche jamais. Nous savons par la tradition qu’un poisson doré, descendu du ciel sur un nuage aux cinq couleurs, habitait dans ce puits, qui a donné son nom à la montagne dans laquelle il a été creusé.

Oaen-tsing^. Ce puits est situé au sud de Tonglai-hien. Son eau est tellement chaude qu’on peut y faire cuire des œufs. Les malades qui s’y baignent y trouvent la guérison de leurs maux. Les rois de Sinlo faisaient de fréquentes excursions à Ouen-tsing. On y voit une piscine, construite en pierres, où existent encore les trous destinés à recevoir les montants d’une tente.

Nai-yng-chan^. Cette montagne est située au nord’ de Tsing-ho-hien A son sommet sont trois rochers disposés en triangle ; fun est très élevé, le second d’une hauteur moyenne, le troisième plus petit. Ces

eu coréen Kcam-tjyeng-san , c’est-à-dire «la montagne du puits d’or».

^ fm dL’ coréen On-tjjeng, c’est-à-dire «le puits tiède».

" SB llJ « la montagne de l’introduction ».

‘ ïtïprii. en coréen Tchyeng-ha, c’est-à-dire «le district de la rivière claire». « . . .ville murée à 38o lis de la capitale; 5 cantons; lat. 36® lo', long. 127® 2'». Dict. des Miss. élr.

MÉMOIRE SUR LA CORÉE, trois roches sont appelées les Tong-chc^ ou roches branlantes. Si l’on vient à appuyer le doigt sur l’une d’elles, on la fait osciller, tandis que, si l’on emploie les deux mains, elle garde son immobilité. Tchenping-ouang, roi de Sin-lo, étant poursuivi par Tcheng-shuen, se réfugia sur cette montagne. C’est à cette circonstance quelle doit son nom.

Long-teoii-chan Cette montagne est située à 20 lis à l’ouest de Ning-haé-fou^. A son sommet, on trouve un puits dont l’eau conserve le même niveau, aussi bien par les temps pluvieux que par les temps les plus secs. On raconte qu’autrefois un roseau planté au sommet de cette montagne atteignit une hauteur extraordinaire et que ses racines, en s’enfonçant dans le sol, creusèrent ce puits dont l’eau, remarquable par sa transparence, n’est troublée que par le regard des hommes pervers.

Ping-chan^. Cette montagne est située à 4o lis au sud-est de \-tcheng-hien^. Au pied d’un précipice se trouve une ouverture, qui a 3 pieds de haut et

^ Hll c’est-à-dire «les roches branlantes».

* fIBI llj. en coréen lijon^-tou-san , c’est-à-dire «la montagne de la tête de dragon ».

en coréen lijeng-hài, c’est-à-dire «la préfecture de la mer paisible». « . . .viUe murée à 445 lis de la capitale; i canton; lat. 36“ 46', long. 127“ 5' ». Dict. des Miss. étr.

^ /X [Jj montagne glacée».

'«MM. en coréen Eui-sjeng « . . .ville à 600 lis de la capitale; 19 cantons; lat. 36“ 18', long. 126“ 82'». Dict. des Missions étrangères.

48 pouces de large. On peut pénétrer dans cette excavation jusqu’à une profondeur de 5 pieds et 1 pouce. Il sort du vent de cette fissure. Un peu plus bas , on voit une autre ouverture , qui a un pied de large et dans laquelle on peut pénétrer j^usqu à ce qu’elle n’offre plus qu’un passage de la même largeur qu’à l’orifice. A partir de ce point, cette excavation fait de nombreux détours et il est impossible d’en préciser l’étendue. Au commencement de l’été il s’y forme des glaçons qui s’agglomèrent en glace compacte. A l’époque des grandes chaleurs, lorsque les grandes pluies surviennent, cette glace entre en liqué- Foi. 6 v“. faction. Au printemps et à l’automne , la température de cette excavation est tempérée, mais pendant l’hiver, le vent qui en sort est tiède comme celui qui souffle au printemps. En raison de toutes ces particularités, on a donné à cette caverne le nom de Pingshué ^

JSgao-chan^. Cette montagne est située à 2 lis au sud de Tsing-tao-kun^. A l’est, on rencontre une gorge appelée Kao-cba-tong Les mugissements qui sortent de ce défilé annoncent l’approche du vent qui y accumule les nuages chargés de pluie. Lorsque ce mugissement est formidable , on peut être assuré

' 7}C ^ «l’excavation glacée».

® ffj «la montagne du poisson ngaor>.

^ îW ^ coréen Tchyeng-to « . . .ville à y4o lis de la

capitale; i3 cantons; lat. 35° 22', long. 126° 10'».

^ ^ ^ «ta grotte du monticule de sable».

MÉMOIRE SUR LA CORÉE, du mauvais temps pour le jour même. Quand le bruit est moins intense, c’est que le temps ne changera que dans deux ou trois jours.

Hoa-chan. Cette montagne est située à 3o lis à l’est de Y-hing-hienh Au pied de cette montagne on remarque une excavation , large de 3 pieds 2 pouces et de 28 pieds de profondeur, d’où sort continuellement un vent froid. Il s’y forme des glaçons dès le commencement de l’été.

Lo-tong~kiang. Ce fleuve coule à 36 lis de distance, à l’est, de Ghang-tcheou. Les rivièresLongyuen-et Yong-tchuen^ prennent leur source à Ouenking^ et à Kun*ouei^; elles se réunissent au nord-est de Chang-tcheou , où elles forment le Long-kong-ho®,

^ ^ M en coréen Eui-heung « . . .ville à 620 Iis de la capitale; 11 cantons; lat. 36“ 10', long. i26“27'». Dict. des Miss. étr.

® coréen Ryong-jen. 11 existe dans la province de

Ping-nyou-tai un fort de ce nom dont la position est : lat. 89“ 2 3', long. 12 3“ 55'. Dict. des Miss. étr. Le Long-yuen, dont il est ici question, est une localité qui, probablement, est située au nordouest de la chaîne qui sépare les deux provinces de Tcbang-tsingtao et de King-chang-tao.

3 ^ J||, en coréen Yeng-tchyen « . . .ville à 470 lis de la capitale; i3 cantons; lat. 36“47', ^^6“ i3'». Dict. des Miss. étr.

‘ ^ en coréen Moun-kyeng. « . . .ville à 890 lis de la capitale; 12 cantons; lat. 36“ 47', long. 126“ 48'». Dict. des Miss. étr.

® en coréen Koan-oui. « . . .ville à 58o lis de la capi-

tale; 10 cantons; lat. 36“ 4', long. 126“ 19'». Dict. des Miss. étr.

* bI ^ ^ existe une ville de Long-kong, en coréen Ryong-

houng. « . . .ville à 46o lis de la capitale; 10 cantons; lat. 36“ 42 , long. 12 5“ 56'». Dict. des Miss. étr.

qui, coulant au sud de Foung-tsin\ prend le nom de Lo-tong kiang, entre dans la préfecture de Chanchan-fou^ et de là se dirige vers la mer. Bien qu’il change de nom suivant les localités qu’il traverse, ce fleuve est le même : Lo-tong-kiang qu’on appelle aussi Kié-yé-tsin

Kong-kien-tche^. Cette citerne est située à 2-7 lis au nord de Chang-tcheou. Sous les Kao-li, le secrétaire d’administration Tclioui-tcheng-fenn^ en fit réparer les ruines. Comme les bords de cette citerne avaient une longueur de à6o pas et circonscrivaient une surface de 16,6/17 carrés, le peuple fut

très reconnaissant envers celui qui lui avait assuré la jouissance d’une telle provision d’eau. Lorsque les nénuphars , qui croissent au milieu de cette citerne , ouvrent leurs fleurs, la brise en transporte le parfum à plusieurs lis de distance. L’eau est recouverte de Trapa bicornis et d’Euryale ferox qui produisent des fleurs et des fruits. Aussi les lettres du pays ont-ils fait construire des kiosques et des pavillons sur les bords de cette citerne, qui est un lieu favori d’excursions.

^ ^ en coréen Hponng-tjin.

* # iliJSf. en coréen Sjen-san, c’est-à-dire «la montagne sainte». « . . .ville murée à 56o lis de la capitale; 18 cantons; lat. 36® 10', long. 12 5® 53'». Dict. des Miss. éti\

® 'fÔP «la rivière de Kié-yé».

* ^ citerne de la moflestie respectueuse».

Li-maé-yaen Cet étang est situé à i 2 lis à l’est deChan-chan-fou. Sur la rive orientale, on voit une corniche de forme extraordinaire qui surplombe une caverne où habite un dragon. Dans les temps de grande sécheresse, on allume un bûcher, au sommet de la montagne Leng-chan^, et l’on sacrifie un tigre dont la tête est jetée dans l’étang, ou bien l’on offre des prières et des sacrifices au dragon afin d’obtenir de la pluie.

Niao-ling^. Cette montagne est située à 2-7 lis à l’ouest de Ouen-tsin-hien. On l’appelle aussi Tsaobou Elle défend les passages de Foung-ki ^ et de Tchou-ling®.

Long-kioa’^. Au pied de la montagne Niao-ling, à

^ âM aux carpes enterrées dans la vase».

* llj «la montagne froide». A l’époque actuelle, de sem-

blables sacrifices sont offerts au dragon qui est censé habiter la piscine de He long-tan S située dans un temple sur une

colline à environ 70 lis au nord-ouest de Pékin, et qui est un des lieux d’excursion favoris des résidents européens.

^ coréen Tjjo-iyeng « . . .mont, lat. 36*52', long.

12 5*47^». Dict. des Miss. étr.

* fllÈ^ «la montagne couverte d’herbes». L’expression hou correspond à celle de « ballon » ; elle sert à désigner les montagnes de forme hémisphérique dont la surface est dépourvue de végétation.

* ^ 6n coréen Hpomg-keui « . . .ville à 44o lis de la capitale; 8 cantons; lat. 36*48', long. 126*8'». Dict. des Miss. étr.

® en coréen Tjouh-rjeng « . . .mont, lat. 36“ 5o', long.

1 26* 4^ ». Dict. des Miss. étr.

’ hI “1®^ chute d’eau du dragon».

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