VII
Fol. 7 r“.
IKPaiWEElB MATlOflALE.
i>58 FÉVRIER-MARS-AVRIL 1880.
un li de distance, au nord-ouest, de Tong-hoa-yuen\ on trouve une chute, encaissée dans les roches, dont la profondeur est inconnue. L’on raconte qu’un dragon prit son vol à cet endroit.
Si-yang~chan^. Celte montagne est située à i5 lis de distance de Ouen-kirig-hien. On y voit une ville aux fondations antiques, protégée sur trois de ses côtés par une muraille taillée dans le roc. C’est dans cette ancienne cité qu’existaient autrefois les greniers de l’armée de droite. On y voit des grottes très profondes, remarquables par les roches qu’elles contiennent et feau qui y coule.
Tchucn-kia-tsien^. Ce chemin suspendu est situé à l’est de Long-yuen, et à 22 lis de distance, au sud, de Ouen-king-hien. On l’appelle aussi Tou-tsien^. Il a été construit à l’aide de trous creusés dans le roc et il côtoie les flancs de la montagne sur une longueur de plus de 60 lis. On raconte que le fondateur du royaume de Kao-li, lors de son expédition dans le sud, se trouvait arrêté à cet endroit par l’absence de tout chemin , lorsqu’un lièvre s’enfuyant par ce sentier lui donna l’idée de faire construire une route sur ses traces. De là vient le nom qui a été donné à ce passage. Au nord, on voit un pic isolé où
^ ^ ^ «le jardin des dryandra fleuris».
2 il] «la montagne du lever du soleil».
^ ^ |lj^ ^ « le passage qui circule autour des montagnes resserrées».
* chemin du lièvre».
existent encore les restes d’un fort destiné à défendre le passage.
Kié-yé-chan. Cette montagne porte aussi le nom de Niou-teou-chan^; elle est située au nord de Ghang tchuen-kun. Lorsque le fondateur du royaume de Kao-li se déclara, Tsoui-tche-yuan écrivit à son souverain une lettre dans laquelle étaient ces mots : «Dans le Ki-lin les feuilles jaunissent, tandis que sur le mont Ho-ling les pins sont toujours verts. » Le roi de Sin-lo, à la réception de cette lettre, fut irrité contre son auteur, qui se réfugia avec sa famille sur la montagne Kié-yé-chan et se cacha dans le temple Haé-yng-sse.
Yng-fong-ngaé ^ .
Tze-pi-yen Cette cascade et ce rocher sont voisins de la grotte de Haé-yng-sse. Ils sont environnés d’une ceinture de rochers et, pendant toute l’année, les flots du torrent font, en se brisant contre les roches, un fracas comparable à celui d’une charge de cavalerie. Une roche de grandes dimensions se trouve au milieu de l’eau, la surface en est polie et si brillante que l’on peut y tracer des caractères à l’aide du pinceau. C’est pour cela qu’on l’appelle Tze-pi-yen. C’était une des promenades de prédilection de Tsoui-tche-yuan qui, étant entré au service
^ |ll* coréen On-tou-san , c’est-à-dire «la montagne à
la tête de taureau ».
* ïü cascade de la brise au doux murmure».
« la roche de l’inscription manuscrite ».
des Tang , écrivit en qualité de secrétaire de Kao-ping ^ un manifeste contre Hoang-tchao Fol. 7 v% Oioui-lo'jen Ce précipice est situé à i 3 lis à l’est de Long-tchuen-hien. Les eaux venues de Litchuen^, de Hien-çhan ^ et de Nan-ki® se réunissent sur le flanc de la montagne pour former une cataracte de plusieurs centaines de pieds de hauteur qui se divise en trois chutes. Les gens du pays prétendent que, lorsque la sécheresse sévit dans la province de Tshuen-lo-tao , la chute de l’ouest tarit; si c’est dans la province de King-chang-tao , la chute du nord-est se dessèche ; enfin si c’est dans la province de Tchongtsing-tao, c’est la chute située au centre qui cesse de couler. Suivant leur dire, à l’inspection des eaux de la cataracte on pourrait prédire le degré de sécheresse de l’année qui va venir.
Ce personnage célèbre de l’histoire chinoise vivait au IX® siècle; lire le récit de ses faits et gestes dans le Sse-tche-tong-kien , kiv. 5o et 5i .
" ^ Ce fut un chef de rebelles qui se souleva en 876 contre l’empereur Ili-tsong. Il s’était donné le titre d’empereur de Ta-lsi Voir le Sse-iche-tong-lden , kiv. 5i, p. 32 et suiv.
3 ^ «la roche de la chute d’eau».
^ ^ jl|, en coréen Nyoul-tclijen.
5 lllU dl ’ coréen Hyen-san. Il existe une montagne de ce nom dans la piéfectui’e de Slang-yang-fou , dans le nord du Hou-pé,
® , en coréen Nam-hyei.
MÉMOIPxE SUR LA CORÉE.
Province de Tshuen-lo-tao.
Ouan-king-taé^ . Cette terrasse est située à i 5 lis à Tüuest de Tchuen-tcheou-fou, sur le contrefort nord de Kao-te-cban Elle couronne un pic rocheux qui offre l’apparence de nuages superposés et sur le sommet duquel peuvent tenir plusieurs dizaines de personnes. Ce pic est environné d’une multitude d’arbres et d’une ceinture de rochers d’un aspect pittoresque. De cette plate-forme on aperçoit, à l’ouest, Kun-chan^; au nord, Ki-tchoun-tcheng^; au sud-est, elle est adossée à une grande chaîne de montagnes. L’aspect de ce site est des plus imposants.
Kan-chan-tao^. Cette île est située dans le golfe, à l’ouest de Ouan-kun-hien Ses côtes sinueuses offrent une circonférence de 6o lis. C’est là que les bateaux
^ ^ ^ â terrasse des dix mille merveilles».
iij «la montagne de la v«rtu transcendante».
’IPHi. en coréen Koan-san, c’est-à-dire «la montagne de la sous-préfecture ».
^ c’est Y-chan. Voir plus haut, kiv. i, f. i4.
® ^ lil ^ « i’île Khiun-chan-tao » ou « du groupe des montagnes», est dans la mer au sud de Thsiuan-tcheou. De loin, elle présente douze cimes qui ressemblent à la muraille crénelée d’une forteresse. Au sud est l’île K.ouan-sin , ou le rocher mandarin , qu’on appelle aussi Ngan-chan. Voir Klaproth, ouvrage cité, p. io3.
* ^ ^ üM’ coréen Man-hjeng « . . .ville murée h 5io lis de la capitale; 6 cantons; lat. 35” /jq', long. i24®2i'». Dict. des Miss. étr.
chargés de riz trouvent un refuge contre la tempête. Au centre de cette île existe une sépulture d’un aspect imposant. La géographie générale de l’empire des Ming cite douze pics qui se réunissent pour former une vaste enceinte : c’est à cette île qu’il est fait allusion. Autrefois on y voyait un hôtel des postes, appelé Kun-chan-ting \ et une pagode appelée Oiilong-chan-miao
Pien-clian^. Cette montagne est située à 26 lis à fouest de Fou-ngan-hien On fappelle aussi Yngtcheou-chan Les pics et les plateaux s’y succèdent en se superposant sur une longueur de plus de 1 00 lis. On y voit des corniches, des gorges et des précipices insondables. Depuis la fondation du royaume de Kao-li jusqu’à présent, le bois qui a servi à la construction des palais, des maisons, des bateaux grands et petits , provient de cette montagne. On raconte que les tigres et les panthères qui habitent cette montagne fuient à l’approche de l’homme, mais que rien n’est capable de les effrayer pendant la nuit.
Ou-teng-chan^. Cette montagne est située à i5 lis
* IPlIj en coréen Koun-san-tyeng , c’est-à-dire «le pavillon
de la montagne de la sous-préfecture».
* f I [il iÜ pagode de la montagne des cinq dragons». ^ iâ iJj» coréen Pyensan « . . .montagne; lat. 35® 38', long.
i2d°6'». Dict. des Miss. êlr.
en coréen Pou-an « . . .ville à 670 lis de la capitale; lat. 35® 3g', long. 124® i3'». Dict. des Miss. étr.
montagne du domaine des génies ».
® ^ ^ dl montagne sans égale».
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, à l’est de Kouang-tcheou. Elle domine la mer. On l’appelle aussi Oii-tchen-yo \ ou encore Joei-cliechan^. Sa hauteur est prodigieuse et elle a plus de 5 O lis de tour. De son sommet, la vue s’étend jusqu’à la montagne Han-na-chan dans l’île de Tsi-tcheou, et jusqu’aux îles Nan-hae^, Ku-tsi^ et autres de la Fol. 8 r*. province de King-cbang-tao. A l’ouest de cett^ montagne on voit un précipice exposé en pleine lumière, sur lequel est jeté une sorte de pont formé par plusieurs dizaines de rochers , qui s’élèvent à plus de cent pieds de hauteur. C’est pour ces raisons que l’on a donné à la montagne le nom de Joei-cbecban. Lorsque la sécheresse va succéder à la pluie ou lorsque, après un orage, le temps va s’éclaircir, des mugissements qui paraissent sortir de terre se font entendre à plusieurs dizaines de lis de distance.
^ 1^ ^ montagne des trésors guerriers».
^ ^ ^ LÜ montagne des roches de la prospérité».
^ ^ ^ |il montagne de Han-na». Han-na est sans doute
le génie Ha-y-na, dont il est question plus haut, kiv. i, f. ï6. Le
nom coréen de cette montagne est Han-ra-san. «Grande montagne dans rîle de Quelpaërt, avec trois cratères de volcans éteints qui forment des lacs, d’où sont sortis les trois premiers hommes du monde (suspect); lat. 33" 26', long. i24“ 17' »• Dict. des Miss. étr.
‘ en coréen Nam-hai^ c’est-à-dire «la mer du sud».
« . . .ville murée à 936 lis de la capitale; 7 cantons; lat. 34° 20', long. 126° 16'». Dict. des Miss. étr.
® coréen Ke-tjyei, c’est-à-dire «la grande charité».
« . . .île grande et belle et ville murée à 1,020 lis de la capitale; 5 cantons; lat. 34° 3o', long. i25° Sg'». Dict. des Miss. étr.
Yué-tchoa-chan^. Cette montagne est située à 5 lis au sud de Ling-yen-kun^. On l’appelle aussi commu* nément Siao-king-kang-chan^.
Kioa-tsing-feung Au sommet le plus élevé du Yuétchou-chan se dresse un rocher abrupt , qui a environ 2 0 pieds de haut et sur les flancs duquel est creusée une ouverture dans laquelle un homme peut tout juste entrer; en pénétrant plus avant, on parvient jusqu’au sommet delà montagne, aune plateforme qui peut contenir vingt personnes et sur le sol de laquelle ont été creusées des excavations en forme de cuvettes; elles sont au nombre de neuf et ont fait donner à ce pic le nom de «pic des neuf puits ». Quel que soit le degré de sécheresse de l’atmosphère, ces fosses sont toujours remplies d’eau. La tradition rapporte que neuf dragons y ont leur demeure.
Tong-che. Au pied du pic Kiou-tsing-feung, l’on voit trois rochers qui surmontent une terrasse formée de roches superposées. Ces rochers ont plus de 10 pieds de haut. Il faut dix hommes pour en embrasser la circonférence. Ils sont adossés, à l’ouest, sur le flanc de la montagne; à l’est ils offrent une
* ^ [fl ala montagne du lever de la lune».
® ^ ^ en coréen Rjeng-ani, c’est-à-dire «sous-préfecture
des roches fées». ». . .ville murée à 8io lis de la capitale; 2 3 cantons; lat. 34“57\ long. i23®58^». Dict. des Miss, étr,
3 >]'» ^ p|lj [Jj «la montagne aux petits diamants».
* ^ ^ en coréen Kou-tjyeng-pong , c’est-à-dire «le pic aux neuf puits ».
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, paroi abiTipte et sont tellement pesants que les efforts combinés de mille individus seraient insuffisants pour les soulever; mais un bomme peut les faire osciller au point qu’ils semblent près de tomber. C’est pour cette raison qu’on les appelle Ling-che^. Le chef-lieu de l’arrondissement leur doit son nom de Ling-che-kun.
Han-na- chan. Cette montagne est située à 20 lis au sud de file de Tsi-tcheou. Elle domine les environs et doit son nom à son élévation qui paraît lui faire atteindre la voie lactée. Au sommet de la montagne se trouve un vaste étang, qui se couvre de nuages et d’un brouillard épais , dès que la tranquillité de ces lieux vient à être troublée par la présence d’un grand nombre d’hommes. La neige y persiste jusqu’au milieu de la cinquième lune et, dès la huitième lune, on commence à y porter des fourrures.
Mincj-yaé-pou^ . C’est un port situé a 60 lis à l’ouest de la ville de Tsi-tcheou, où peuvent mouiller les navires.
Tsai-yen^. Ce précipice, situé à 5 lis à f ouest de Fol. 8 v Ming -yué -pou, offre l’apparence d’une chambre dont une des parois aurait été enlevée; le sol est couvert de sable blanc. On y voit une grotte dont l’entrée n’a pas moins de 4 00 pieds et plus de dia-
^ «S « les pierres fées ».
en coréen Myeng-ouel-hpo , c’est-à-dire «la plage du
clair de lune».
^ ^ ^ roche des richesses».
mètre et où l’on peut pénétrer et recueillir le Chetchong-jou ^ Au nord-ouest de ce précipice , on trouve deux cavernes, appelées Siao-kia-tsai qui contiennent aussi des stalactites. Leur diamètre, à l’entrée, est de 2 5o pieds et plus.
Tche-y-chan. Cette chaîne de montagnes passe à 6 O lis à l’est de Nan-yuen-fou Elle est très élevée et se prolonge jusqu’à une distance de plusieurs milliers de lis. Elle prend naissance à Pe-teou-chan endroit situé dans l’ancien territoire de la principauté de Niu-tchen, puis vient en serpentant jusqu’à Tche-y-chan, dont le nom ancien était Teou-liouchan^ ou encore Fang-tchang®. Dans les poésies de Tou”^, Fang-tchang est citée; un commentaire in-
^ ^ ^ matière qui forme les stalactites et qui est
employée comme médecine en Corée et même en Chine.
^ en coréen Nam-ouen « . . .ville murée à 63o lis de
la capitale, 4o cantons; lat. 35“ i8', long. i24°38'». Dict. des Missions étrangères.
* 1^ lÜ» coréen Pàik-toa-san , c’est-à-dire «la montagne
à la tête blanche». « . . .mont, frontière nord de la Corée. A son sommet, est un grand lac qui a 6 ou 7 lieues de tour; lat. 4i"59', long. i2 6“5%. Dict. des Miss. étr.
' BI ^ llJ. en coréen Tou-rjou-san «...lat. 3g“, long.
12 4“ 38'». Dict. des Miss. étr.
® Ce nom signifie le «supérieur d’un couvent boud-
dhique».
’ Ce poète, appelé Tou-fou, naquit sous les Tang en 712 et mourut en 770. 11 fut un des contemporains du fameux Li-taé-pé, avec lequel il éfait intimement lié et dont il a partagé la célébrité.
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, dique que cette fnontagne est située à l’extérieur du territoire des Han. Les différentes géographies la désignent aussi sous le nom de Fang-tchang: u Fangtchang est située dans l’arrondissement de Taé-fangkun^, situé au sud de Nan-yuen-kun. » Sous les rois de Sin-lo, cette montagne devint le Nan-yo^ et on lui offrit les sacrifices de la deuxième classe. Autour d’elle s’étendent plus de dix sous-préfectures, parmi lesquelles il faut citer : au nord, Hien-yang^; au sud-est, Tsin-tcheou^, et, à l’ouest, Nan-yuen. Elle est couronnée d’un nombre incalculable de pics abrupts qui présentent un aspect très pittoresque; parmi les plus renommés, le Tien-ouang-feung^ et le Po-lo-feung® atteignent la plus grande altitude. Lorsque sur leurs flancs s’accumulent les nuages chargés de pluie et de foudre, il y fait, au sommet,
* en coréen Nam-ak, c’est-à-clire «la montagne sacrée du
sud ».
^ coréen Ham-yang « . . .ville murée à 746 lis de la
capitale; i8 cantons; lat. 35° 9', long. 126° 7' ». Dict. des Miss. étr.
4 ^ en coréen Tjin-tj'you « . . .ville murée à 856 lis de la capitale; 70 cantons; lat. 34“ 54\ long. i25“ 38'». Dict. des Missions étrangères.
® ^ ^ ^ «le pic du seigneur du ciel».
® j|x ^ ^ «le pic de Po-lo». Ces deux premiers caractères devraient se lire «pan-jo»; ils sont fréquemment employés dans un sens mystique dans les prières bouddhiques et prononcés «Po-lo» par les bonzes.
268 FÉVRIER-iMARS-AVRIL 1886.
un temps splendide. L’on raconte que Taé-y ^ habita cette montagne où étaient réunis tous les génies. Les dragons et les éléphants y avaient aussi leur demeure-.
La partie sud-est de la chaîne Tche-y-chan est celle de Kin-kong-chan , à l’est de laquelle on voit un temple, le Touan-sou-sse^, où Tsoui-tze-yuan se livrait à ses études.
Tsing-hao-tong Cette caverne est située au centre de la montagne Tche-y-chan. Son ouverture est très étroite et l’on ne peut y pénétrer qu’en se baissant, et encore avec beaucoup de difficultés. En avançant dans l’intérieur, on trouve, à une distance de quelques lis , un endroit beaucoup plus large et complètement recouvert d’une terre végétale très fertile. Le nom de cette caverne est dû aux grues cendrées qui y habitent. Autrefois ce lieu servait de refuge aux habitants de la campagne; l’on y voit encore les ruines d’un mur et les vestiges d’un égout On raconte aussi que Tsoui-tze-yuan a habité cet endroit.
‘ icZ.. C’est le génie qui préside à la végétation des arbres et des plantes.
^ Nous retrou\ons, dans l’Asie centrale, les mêmes croyances au sujet de l’existence des dragons. Voir le Recueil d’itinéraires et de voyages publié par l’Ecole des langues orientales vivantes, p. 2o5.
^ Wi ^ pagode de la suppression de l’bistoire».
* ^ ^ «la caverne des grues cendrées».
® Il existe en Chine plusieurs grottes semblables à celle décrite par l’auteur coréen. Les plus fameuses sont celles connues sous le
Ma-eiir-clian^ . Cette montagne rocheuse est située à y lis au sud de Tchen-ngan-hien'^. Elle est couronnée de deux pics jumeaux appelés Yong-tchou-feung,
Le pic placé h l’orient est appelé F^ou-feung^; l’autre, à l’occident, est le Mou-feung^. Ils se dressent visà-vis l’un de l’autre et semblent avoir été séparés à l’aide du ciseau. Leur hauteur atteint 8,000 pieds.
Le sommet de cette montagne est complètement re- Fol. 9 r“. couvert par une forêt; les quatre faces en sont abruptes et on ne peut les escalader; cependant un sentier existe au nord du Mou-feung. On dit que sur le Fou-feung on voit une petite citerne et qu’au sommet du pic occidental existe un plateau, arrosé par une source, qui peut servir de refuge en cas d’alerte. Lorsque, par les temps de sécheresse, on y fait des sacrifices dans le but d’obtenir de la pluie , les prières sont exaucées. Sous les rois deSin-lo, l’on appelait cette montagne Si-to-cban ^ et on lui offrait des sacrifices de la dernière classe. Le roi de Corée Kong-ting-ouang^, lors de son voyage dans le sud,
nom de Ew'-jeou-tong Zl W Yeou-yang-tcheoa , dans le
Sse-tchuen, et celle de Tao-yuen-tong le Hou-nan.
^ ^ LÜ montagne de l’oreille de cheval».
en coréen Tjin-an, c’est-à-dire «le district de la paix dominante». « . . .ville à 586 lis de la capitale; i3 cantons; lat. 35® 38', long. 124® 5o'». Dict. des Miss. élr.
«le pic du père».
«le pic de la mère».
« la montagne de Si-to ».
® ^ 3E’ régnait de i4oi à i4i8.
étant arrivé au pied de cette montagne, envoya un de ses officiers y offrir des sacrifices. Le nom de Ma-eur-chan est dû à l’apparence qu’elle présente.
Province de Hoang-haé-tao.
Ki-choüi-men. Ce port est situé à 3o lis à l’ouest de Hoang-tcheou. C’est là que se réunissent le fleuve de Hoang-tcheou et les rivières de Long-kang ^ et de Ngan-yo
Tsong-sioa-chan^. Cette montagne est située à 3 O lis au nord de Ping-chan-fou L’académicien Tong-yué^, ayant été envoyé en ambassade, composa en souvenir de son passage en cet endroit, une poésie qui fut gravée sur une stèle.
Tze-pé-ling^. Cette montagne, située à 6o lis à fouest de Joei-hing-fou’’, s’appelle aussi Tsié-ling®.
* Voir précédemment, kiv. i, f. i5.
2 ^ en coréen An-ak^ c’est-à-dire «le mont sacré de la tranquillité». « . . .ville à 535 iis de la capitale; i8 cantons; lat. 38“ 17', long. 123“ 3'». Dict. des Miss. étr.
3 ^ ^ «la montagne des beaux oignons».
en coréen Hpyeng-san, c’est-à-dire «la préfecture de la montagne pacifique». « . . .ville à 2 05 lis de la capitale; 17 cantons; lat. 38“ i3', long. 124“ 3'». Dici. des Miss. étr.
5 Ce personnage avait le titre de Sse-kiang-hio-sse ^
® ^ ^ charité ».
en coréen Sye-heung « . . .ville à 345 lis de la capitale; i3 cantons; lat. 38“ 19', long. 128“ 82'». Dict. des Miss. étr.
* ^ «le pic à l’accès difficile».
Elle était autrefois sur le chemin qui conduit de Ping-jang à la capitale. Pour éviter la rencontre des tigres qui l’habitent et les désagréments d’une route difficile, les voyageurs passent maintenant par Tchitcheng.
Oa-tchoa-tchaen^ . Cette rivière coule au sud de la station de poste de Hing-y-y^, dans le district de Niou-feung'hien. Elle prend sa source dans la montagne Cheng-ku-chan et se jette dans les rapides appelés Tchou-tan^. Les flots de cette rivière sinueuse sont encaissés entre des rochers taillés à pic sur une hauteur de plusieurs dizaines de pieds qui oflrent un aspect à la fois grandiose et pittoresque.
Long-tan^. Dans farrondissement de Soui-ngan^, on trouve une anfractuosité de rocher dont fouverture ressemble à une bouche immense, d’où sort une source limpide qui tombe avec fracas dans un lac très profond. Ce lac ne gèle pas en hiver, ni se dessèche pendant fété et ne déborde pas lors des grandes pluies; au-dessus du rocher qui surplombe
^ ^ JH rivière de Ou-lchou.
^ ^ « la station de poste de l’exaltation du sentiment du
devoir».
* coréen Byong-tam , c’est-à-dire «la citerne du
dragon». « . . .ville à 536 lis de la capitale; 4 cantons; lat. 35® 5o', long. 12 5° 4^». Dict. des Miss. étr.
® en coréen Syon-an « . . .ville située à 335 lis de la
capitale; i3 cantons; lat. 38° 27', long. 124° 2'». Dict. des Missions étrangères.
FÉVRIER-MÂRS-AVRIL 1886.
cette crevasse, cinq ou six personnes peuvent se tenir debout et se mirer dans la surface du lac comme dans une glace. A l’intérieur de l’anfractuosité existe un repli du rocher dont la configuration rappelle celle d’un gosier humain et qui empêche le regard de plonger à l’intérieur.
Kiou-yué-chan. Cette montagne est située à i o lis . à l’ouest de Ouen-hoa-hien C’est la montagne Hache-ta-chan^, qu’on appelle aussi Kong-hou^ ou encore Tchen-chan^ ou bien San-ouei Les chroniques nous apprennent que Tan-kun transféra sa capitale Fol. 9v*. de Ping-jang à Pe-yo, qui est Kiou-yué-chan. Lorsque l’empereur Ou-ouang de la dynastie des Tcheou, plaça Ki-tze sur le trône des Tchao-sien, le roi de la dynastie des Tan-kun transporta sa capitale à Tang-tchang-king®, puis il revint à cette montagne où il fut métamorphosé en génie.
Pe-cha-ting'^ . Cette dune est située à 58 lis à l’ouest de Tchang-yuen-hien Elle a de y à 8 lis de
^ 35c ^ coréen Moun-hoa, c’est-à-dire «le district de la
transformation de la littérature». « . . .ville à 22b lis de la capitale; q cantons; lat. 38® 17', long. 128° 2'». Dict. des Miss. étr.
’ p^waoi-
* 'fS iJj’ coréen Tjeung-san.
6 ^ ^ la /« TwQ
c’est-à-dire «la plage de sable blanc».
* ^ coréen Tjyang-yen « . . .ville à 525 lis de la
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, longueur sur une largeur de 3 à 4 lis; au sud, on voit un étang couvert de nénuphars; au nord, se trouve le pic Chen-sien-feung^ dont le sommet est recouvert de joncs et dont trois faces se baignent dans la mer. Cette dune a été formée par l’accumulation du sable fin de la plage, transporté au loin par le vent. Les fleurs rouges des poiriers du Japon se détachant sur la teinte verte des joncs embellissent ce site qui attire une foule de visiteurs.
Province de Kiang-yuen-tao.
Oa-taé-chan^ . Cette montagne, située à i ko lis à l’ouest de Kiang-ning-fou, comprend les monts Man-yué-chan 3 à l’est , Ki-lin-chan^ au sud, Tchangling-cban^ à l’ouest, Siang-ouang-chan® au nord, Tche-loU'chan’^ au centre; les quatre premiers pics
capitale; ii cantons; lat. 38° 8', long. 122° 45'». Dict. des Missions étrangères.
^ jj^ llll ^ vainqueur des génies».
“ iii. en coréen 0-tài-san, c’est-à-dire «la montagne aux
cinq plateaux», «...lat. 87° 27', long. i26°io'». Dict. des Missions étrangères.
* ïi J lU. en coréen Man-ouel-san , c’est-à-dire «la montagne de la pleine lune».
* |Jj»en coréen Keui-rin-san , c’est-à-dire «la montagne de Ki-lin ».
® iJj, en coréen Tjyang-ryeng-san , c’est-à-dire «la mon-
tagne de la longue chaîne de montagnes».
® ^ 3E lÜ montagne du roi des éléphants».
’ ^ flj «la montagne du brûle-parfums qui donne de l’énergie ».