VII
writrvrtii KirioviLV.
sont groupés autour du dernier et sont à peu près tous de la même grandeur; de là vient le nom de Ou-taé-chan donné à ce groupe de montagnes.
Tsieng-tong-choui^. C’est un cours d’eau qui prend sa source au pied de Tchang-ling-chan, à l’ouest de Ou-taé-chan ; il donne naissance au Han-kiang.
Sien-yoa-tan^. A i i lis et plus au sud de Kantcheng-kun Au centre d’une vallée environnée de gorges, on voit un étang appelé Sien -you- tan , au centre duquel s’élève un rocher à moitié plongé dans l’eau. Ce rocher est couronné de sapins très élevés et portait jadis un kiosque qui est tombé en ruines. Au printemps, les azalées fleurissent sur les rochers et en été, le lac est recouvert de mauves aquatiques.
Yong'lang-hoa^. Ce lac, situé à 5o lis au sud de Tchou-tcheng-kun, a 3o lis et plus de tour. On voit sur ses bords des bancs de sable, de petites îles et des roches aux formes extraordinaires. Sur la rive est, une colline se projette au milieu du lac; à son sommet existent les vestiges d’un kiosque de construction ancienne; c’était le lieu de promenade favori du génie Yong-lang.
* ^ «la rivière aux mille canaux».
’ j[ll ^ «la citerne de la promenade des génies».
* en coréen Kan-syeng « . . .ville à 555 lis de la capitale; 8 cantons; lat. 38“ 4', long. 126“ 21'». Dict, des Miss. étr.
* ^[J Yong-lang». Voir plus bas, fol.
MÉMOIRE SUR LA CORÉE. 27d
Lié-chan-hoa Ce lac , situé à 2 lis à l’est de Tchoutcheng-kun , dans le canton de Lié-chan-hien^, a plusieurs dizaines de lis de circonférence. Il est environné de gorges. C’est le plus grand des lacs qui existent sur le versant nord de la montagne Lié-chan. La tradition nous apprend qu’autrefois ces gorges furent recouvertes par l’eau. Sous les rois de Sin-lo, des habitations avaient été construites sur le flanc de la montagne, mais elles furent englouties et disparurent sous les eaux; lorsque le temps est beau et que l’eau du lac est tranquille , on peut voir au fond de l’eau les restes de ces constructions.
Ming-cha^. Cette plage est à 18 lis au sud de Tchou-tcheng-kun. Sur le bord de la mer est étendue une couche de sable semblable à un tapis de neige, qui résonne sous le pas des hommes ou des chevaux. Toute la côte à fest des montagnes présente le même tableau égayé par les oppositions de couleurs que présentent les fleurs rouges des poiriers du Japon et la plage éclatante de blancheur.
Pou-keoü-chaa^^. Cette montagne est située à 1 o lis à l’est de Kao-tcheng-kun Sur le bord de la mer,
«le lac de la montagne audacieuse».
* iJj ÜM ® district de la montagne audacieuse».
* ^ «les sables criants».
‘ P jll, en coréen Hpo-kou-san.
® ^ coréen Ko-syeng, c’est-à-dire «la sous-préfec-
ture de la ville élevée». « . . .ville à 5io lis *de la capitale; 7 cantons; lat. 38° 2 2', long. 126° 5'». Dict. des Miss. étr.
Fol. 10 r®.
au passage de Kao-tcheng-pou \ l’on voit se dresser un rocher en forme de pyramide tronquée, qui est composé d’assises superposées et au sommet duquel cent personnes peuvent trouver place. Au nord de cette pyramide se trouve un pic rocheux, situé à 5 lis de distance de récifs qui se dressent vers l’est, au milieu de la mer, et sont rapprochés les uns des autres de manière à former une sorte de palissade. Au pied du pic gisent des roches affectant les formes les plus fantastiques : les unes ressemblent à des dragons saisissant leur proie, les autres à des tigres furieux; on remarque aussi deux rochers qui offrent l’apparence • de deux personnages causant ensemble; ces roches sont tout à fait blanches, et lorsqu’elles sont éclairées par le soleil , leur image , reflétée sur la surface de la mer produit un aspect très pittoresque.
San-je-poa Cette rive est située à y ou 8 lis au nord de Kao-tcheng-kun; elle est environnée de trentesix pics reliés entre eux qui forment comme une ceinture autour d’elle. On y voit des grottes, des chutes d’eau limpide comme le cristal, des rochers et de vieux pins affectant des formes bizarres. Au milieu de l’eau se trouve une petite île formée de roches superposées d’un vert éclatant; son sommet est couronné de pins aux branches tortueuses qui
«le passage de Kao-tcheng».
* ^ B coréen Sam-il-hpo ^ c’est-à-dire «le passage des
trois journées». « . . .lat. 38®2 4^ long. 126® g'». Dict. des Missions étrangh'es.
la couvrent de leur ombre. Cette île possède aussi une flore luxuriante. L’eau du lac offre une surface limpide comme celle d’un miroir. C’est un site qui ne peut servir de demeure qu’à des êtres surnaturels. Autrefois, quatre génies étant allés se promener à cet endroit restèrent trois jours absents; telle est l’origine du nom qui lui a été donné. Au sud du lac on voit un pic de petites dimensions, dans lequel a été creusée une niche. Sur sa face nord, on voit les six caractères a Yong-lang-tou-nan-chesin ^ )) écrits au pinceau vermillon. La couleur de ces caractères a pénétré dans la pierre, le vent et la pluie ont pu polir et laver la roche, mais les caractères subsistent comme s’ils venaient d’être écrits tout récemment. La tradition nous apprend qu’ils sont dûs au pinceau de Yong-lang.
Tchao-yang-kiang^. Ce fleuve coule à 6 lis de distance , au nord , de Tchoun-tchuen-fou^ ; sa source est à Joei-ho-hien*, dans le pays des Ki-lin; arrivé dans la préfecture de Tchoun-tchuen, il se réunit à la rivière de Ki-lin-hien, puis il se dirige au sud de
c’est-à-dire « Yong-lang-tou a été au
sud de la roche».
* 0^ îÜ» coréen Syo-yang-kang « . . .lat. 38° 35', long. i2 5°2o'». Dict. des Miss. étr.
en coréen Tchyoun-tchyen, c’est-à-dire a la rivière du printemps», a... ville à 2o5 lis de la capitale, ii cantons; lat. 37° 43', long. i25°i5'».
* ^ * î® district de l’harmonie prospère ».
Fol. 10 Y*.
Yang-keoii-hien ^ où il prend le nom de Tsao-chaîi-tan^; poursuivant son cours vers l’est, il reçoit successivement les noms de Tsing-yuen^, Tso-yuen * Ti-yen-tan ^ et enfin Tchao-yang-kiang.
Han-ki-chan^. Cette montagne est située à 5o iis de distance, à l’est, de Ki-lin-hien. A ses pieds est bâtie une ville traversée par une rivière qui forme, à sa sortie, une cataracte de plusieurs centaines de pieds de haut et qui offre aux yeux du spectateur fapparence d’une nappe aux reflets irisés. En partant de la station de poste Yuan-tong-y en se dirigeant vers fest, on suit une route bordée de chaque côté par des montagnes; on y voit des grottes spacieuses et profondes ; le torrent qui coule dans cette gorge a un cours sinueux. On y compte jusqu’à trentesix passages; les arbres y forment une muraille épaisse et s’élèvent à une grande hauteur en projetant au loin leurs branches : les pins et les sapins atteignent de telles dimensions qu’on ne peut en voir la cime. Au sud, on aperçoit un pic dont les parois abruptes se dressent à une hauteur qui atteint bien 8,000 pieds : on ne peut trouver d’expressions
‘ P en coréen Yang-hou «... ville à 3 1 o lis de la capitale; 8 cantons; lat. 37“ 67", long. 120® 42'». Dict. des Miss. étr.
^ W «l’étang aux eaux claires».
‘ Aü « l’étang en forme de bateau ».
* ^ rapide du rocher Ti ».
• ^ ^ jli «la montagne aux ruisseaux d’eau glacée».
’ HJ «la station de poste des communications faciles»-
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, suffisantes pour décrire l’aspect de ce pic, dont les oiseaux eux-mêmes ne peuvent atteindre le sommet. A ses pieds coule une source dont l’eau, remarquable par sa limpidité, a creusé dans le roc, en tombant goutte à goutte , une vasque sur le bord de laquelle on voit une pierre en forme de plateau qui peut servir de siège. En continuant, vers l’est, à une distance de quelques lis, on rencontre une grotte dont l’entrée est très peu large. Le long de la montagne serpente un sentier resserré au milieu de précipices et d’abîmes qui semblent prêts à engloiftir le voyageur. Les pics et les montagnes s’élèvent et s’abaissent en se succédant; les uns ont la forme de dragons saisissant leur proie, ou de tigres bondissants, les autres ressemblent aux assises superposées de quelque gigantesque pyramide. Ce site est le plus remarquable de toute la partie occidentale de la Corée. *
Kin-kang-chan}. Cette montagne, située à 167 lis à l’est de Hoei-yang-fou porte cinq noms : Kinkang, Kaé-kou^, Lié-pan^, Fong-yo^, Tse-ta®. Cette
^ ^ P3l) lll ’ coréen Keam-kang-san , c’est-à-dire «la montagne de diamant ou d’Indra».
’ VÏÉ en coréen Hoi-yang « . . .ville à 38o lis de la ca-
pitale; 6 cantons; lat. 38“4o\ long. i25®23'». Dict. des Miss. étr. «la montagne (mot à mot) tout os».
‘ Lié-pan est l’expression employée par les bonzes chi-
nois pour désigner le nirvana bouddhique.
® ^ « la grande montagne des érables ».
• tnm. c’est encore un nom qui est répété souvent dans les prières bouddhiques.
chaîne, qui descend vers le sud, est une ramification de Pé-teou-chan ; à l’ouest de Hoei-ning-fou h elle s’appelle Lo-han-hien ^ ; à l’est de Ria-chan^, elle prend le nom de Teou-kia-chan^; au nord-ouest de Yong-hing^, c’est la montagne Kien-chan®; au sudouest de Hoei-ning-fou, c’est Feun-choui-ling; au nord-ouest , elle devient le Tié-ling ” ; au sud-ouest de Tong-tchuen c’est Tsiou-tche-ling^ ; à l’est de Hoei-
en coréen Hoi-rjeng « . . .ville murée à i,g55 Iis de la capitale; 9 cantons; lat. 4i“58', long. 127° 82'». Dict. des Miss. élr.
* ^ |ll^ ” montagne des Lo-han ». Les Lo-han , en sans-
crit Arhat, sont les dix-huit disciples de Bouddha qui se répandirent dans le monde et prêchèrent la doctrine de Fo.
® ^ iJj «la montagne cuirasse».
‘ ^ iJj «la première montagne cuirasse».
® en coréen Yeng-heung « . . .ville à 685 lis de la capi-
tale; 12 cantons; ...lat. 39®29', long. 10' v. Dict. des Miss, étr. Le préfet de cette ville vint faire visite à S. A. R. le duc de Gênes, à hord du navire de guerre le Victor-Pisani^ qu’il commande et qui mouilla dans la haie Virginie, le i5 avril de cette année. Le Victor- Pisani quitta, le 21 avril, le port LazareCf qui, dans le courant de mai , fut ouvert définitivement au commerce japonais. Le port LazarefF est appelé en coréen Ouen-san, en chinois Yuenchan di .
® ;^|j |Jj, en coréen Kern-sariy c’est-à-dire «la montagne de l’épée». « . . .lat. 89° 62', long. 12 5° 10'». Dict. des Miss. étr.
’ Üi «le col de fer».
en coréen Htong-tchjen, c’est-à-dire «la rivière de communication». «...ville à 44o lis de la capitale; 8 cantons; lat. 38° 43', long. 125“ 5i'». Dict. des Miss. etr.
® If*)! coréen Tchyon-tji-ryeng , c’est-à-dire «le col de
yang elle aboutit à Kao-tcheng. Cette chaîne de montagnes a une longueur de plus de 83o lis entre Feun-choui-ling et Kin-kang-chan; elle contient douze mille pics et est remplie de cavernes et de précipices; son extrémité orientale aboutit à la mer; les sapins et les peupliers y élèvent leur cime jusqu’au ciel. La vue de cette montagne ne le cède en ^rien au plus beau paysage. On y voit deux pics, appelés Je-tchou-feung^ et YufVtchou-feung^, du sommet desquels on peut assister au lever du soleil ou de la lune. On compte cent huit temples construits sur cette montagne ou aux environs; les plus renommés sont ceux dont voici les noms : Piao-chun Tchenyang^, Tchang-ngan Mo-ko-yen®, Pou-te-kou"^, Yutchan®.
Oaan-poü-tong Cette caverne est située au milieu de la montagne Kin-kang-chan : de toutes parts on
l’ëtang fies catalpa». « . . .lat. 38“ 43', long. i25“33'». Dict. des Missions étrangères.
‘ B « le pic du lever du soleil ».
^ ^ [b ^ «le pic du lever de la lune».
^ ^ Bill temple) de la proclamation des instructions».
* JE “(^6 temple) exposé en plein soleil».
® ^ ^ temple) de la paix prolongée».
® Ces trois mots apparaissent fréquemment dans
les prières bouddhiques.
’ ^ ^ temple de) la caverne de la vertu envahis-
sante».
® «{le temple de) la colline des ormes».
® ^ ^ «la grotte des dix mille chutes d’eau».
Fol. 1 1 r*.
voit descendre de la montagne des ruisseaux qui viennent déverser leurs eaux dans la gorge et qui présentent tous un aspect différent; de là vient le nom de grotte aux dix mille chutes d’eau. A l’entrée de la gorge on remarque un pic nommé Yu-jen-feungh au sommet duquel une grue cendrée a, dit-on, construit son nid. On y voit aussi un étang appelé Kouanyn-tan sur le bord duquel existe un bloc de rocher dontda surface est si glissante qu’on ne peut y marcher qu’en se retenant aux tiges des joncs. Ce bloc s’appelle Cheou-kin-haé^ et porte une excavation en forme de mortier où, suivant la tradition, Kouan-yng lavait ses mouchoirs. Dès qu’on arrive en face de Pou-te-kou , le torrent qui bondit à travers les roches se dirige vers l’est et va se briser contre un renfoncement creusé dans le roc; l’eau projetée à une grande hauteur s’y résoud en un nuage neigeux qui, même par les plus beaux jours, intercepte la lumière du soleil; les roches vues à travers l’eau azurée du torrent prennent des teintes de turquoises. En continuant sa route, le voyageur rencontre à chaque pas des cascades dans lesquelles l’eau paraît
«le pic de la femme à la beauté merveilleuse», mot à mot «de la femme de jade».
* H piscine de Kouan-yng ». Kouan-yng est la
déesse de la charité; son nom en sanscrit est Avalôkitéçvara (qui entend les gémissements), qui a été traduit, en chinois, par Kouansse-yng-tze-tsai , et qui a enfin été simplifié et converti en celui de Kouan-ynÿ.
3 ^ M la roche abrupte du foulard ».
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, se jouer au milieu d’une pluie de perles et de flocons neigeux : les plus remarquables de ces chutes ont 1 2 0 pieds de hauteur; quant aux moins importantes, leur nombre est tellement grand, qu’il faut renoncer à les compter; c’est pourquoi on a appelé cet endroit la caverne des dix mille cascades. Le torrent qui coule au fond de la gorge s’appelle Tchouyuen^ On y voit aussi une pierre qui a l’apparence d’une tortue ; elle émerge d’un réservoir creusé dans le roc, qui, pour cette raison, a reçu le nom de Koei-tan^. Il existe encore un autre réservoir dont on n’a pu mesurer le fond; il s’appelle Houo-longtan^ et est abrité par un pic appelé Che-tze-yen'^.
Le temple de Pou-te-kou se trouve dans cette gorge ; les bonzes y ont construit trois pièces adossées à la paroi abrupte de la montagne et reposant sur des traverses enfoncées horizontalement dans des trous pratiqués dans le roc. Cette construction, nommée Kouang-yng-ko^, est consolidée par des chaînes de fer fixées au roc. De là , l’œil du spectateur plonge dans le vide, sur lequel est suspendu le plancher qui oscille à chacun de ses mouvements; une des pièces renferme dans une niche une statue de Fo® couverte
‘ «îa citerne des perles».
’ ^ «l’étang de la tortue».
^ fl m «l’étang du dragon de feu».
* «la roche du lion».
® ^ ^ ^ «le pavillon de Kouan-yng».
* C’est le nom chinois de Bouddha.
d’ornements en perles et en jade. Cette idole est entourée d’une balustrade de fer qui la garantit contre les attouchements des curieux.
Province de Hien-king-tao.
Long-hing-kiang^. Ce fleuve coule à 2 lis au nordest de Yong-hing-fou. Son ancien nom était Hounkiang^. Il a quatre affluents : le premier est le Fouleou-kiang; le deuxième sort du Ma-yu-ling^; le troisième vient de Ngaé-tien-hien^; enfin le dernier Fol. 11 v". sort de la montagne Ku-tze-ling^, dans le district de Yang-te-hien Arrivé à Kou-yen"^, ce fleuve se réunit au Song-yu-tan® et s’appelle Houn-tchuen Passant près du temple Long-chen-tang il se dirige vers l’ouest du temple Tchen-ting-sse au pied
^ bI ^ coréen Ryong-heung-kang ^ c’est-à-dire «le fleuve
de l’essor du dragon».
* « le fleuve transversal ».
® ^ «le col du passage du cheval».
* ^ ^ lIlË ” 1^ montagne aux champs d’artemisia ».
® ^ ^ «le col du pied-à-terre».
* coréen Yank-tek^ c’est-à-dire «le district de la vertu du soleil», «...ville à 896 lis de la capitale; 9 cantons; lat. 38° 62', long. 124° 26'». Dict. des Missions étrangères.
’ “1^ roche du trésor».
® ^ «le rapide aux perches».
® Jl| «le ruisseau transversal».
^ “1® temple du dragon génie».
^ ^ ®1^ pagode qui commande le repos».
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, d’une montagne aux flancs abruptes , et prend le nom de Tchang-keun-yuenb Plus bas, à l’endroit où se trouvent les rapides Koiiang-tan^, on voit au milieu du fleuve une roche qui ressemble à un cheval blanc et qui, suivant quelle est plus ou moins immergée , permet de connaître la profondeur de l’eau. Le fleuve arrivé au nord-est de Se-tcheng ^ se dùige vers le sud et va se jeter dans la mer.
Koüo-tao^. Cette île est située à 6o lis de distance, à l’est, de Ngan-pien-fou^ et à lo lis environ de la côte. On y aborde par la partie sud-ouest. Ses rives sont recouvertes par un tapis blanc de sable fin. On y voit, au fond d’une anse demi-circulaire, une plage d’environ 5 à 6 mou ® d’étendue et sur laquelle on retrouve les vestiges de constructions qui ont servi d’habitation à des bonzes. Des collines entourent
» ^1 « la citerne aux grues noires ».
’ «les grands rapides».
* «la ville aux couleurs».
‘ ^ en coréen Kouk-to, c’est-à-dire «l’île du royaume». « . . .lat. 39“ i3', long. 12 5® 26'». Dict. des Miss. étr. Sur la carte japonaise, cette île est placée dans les eaux de la province de Kiangyuen-tao; sur la carte des Missions étrangères, elle se trouve dans une position qui se rapproche de celle donnée par l’auteur coréen.
en coréen An-pyen, c’est-à-dire «la préfecture environnée de tranquillité». « . . .ville à 5 lo lis de la capitale; 28 cantons; lat. 38® 54\ long. 125® 17'». Dict. des Missions étrangères.
• Un mou ^ est une mesure de superficie qui équivaut à 240 pas carrés '(5 pieds font un pas), soit 628 mètres 78 décimètres carrés.
cette anse comme d’un rideau. Elles sont de hauteur médiocre et recouvertes de roseaux et , comme on n’y voit aucun arbre ou arbuste, elles ont l’apparence de mamelons arides. En continuant à marcher sur le sable, dans la direction de l’ouest, on trouve une masse rocheuse d’un aspect tout dilFérent. Les rochers qui composent ce bloc sont taillés comme les piliers de nos maisons et supportent des pierres rondes qui forment une sorte de dallage suspendu; une personne peut trouver place sur chacune de ces pierres et, malgré leur défaut de régularité, l’on peut faire une centaine de pas sur cette terrasse, élevée de plusieurs centaines de pieds au-dessus du soi. On éprouve un sentiment d’admiration à la vue de ces roches éclatantes de blancheur qui paraissent avoir été taillées au ciseau; en effet, toutes, elles ont les mêmes dimensions et sont rapprochées les unes des autres comme les colonnes d’un édifice. Les pierres quelles supportent affectent même la forme de chapiteaux. Une caverne existe dans l’intérieur de la montagne. Au fur et à mesure que l’on y pénètre , les parois se rapprochent au point d’empêcher le passage , de sorte que l’on n’a pas pu encore en mesurer la profondeur. Les parois sont formées de roches serrées les unes contre les autres et encore plus régulières que celles que Ton voit à f extérieur; elles sont tout à fait semblables aux colonnes qui, dans nos édifices, s’élèvent sur un plancher uni; en effet, le sol de cette caverne est plat et recouvert de galets assemblés; elle peut contenir un millier de per-
MÉMOIRE SUR LA CORÉE, sonnes. G’esl là que les visiteurs attirés par la curiosité viennent se reposer.
Quand on se dirige vers le sud-est, à quelques milliers de pieds de distance, les roches que l’on rencontre présentent un aspect tout difFérent : on y voit une meule de fer de forme carrée sur laquelle on polit des colonnes de pierre qui ont jusqu’à 5 O et 6 O pieds de longueur. Aussi ces roches sontelles appelées Tié-ouang-che^. Ces merveilles de la nature offrent un sujet inépuisable de descriptions.
Mo-yun-ling^ . Fol.
Mo-tien-ling^. Ces deux montagnes, situées dans le Touan-tchuen-kun'\ sont des cols très élevés qui forment une des barrières les plus formidables de la Corée.
Pé-chan^. Cette montagne est située à i lo lis de distance, à l’ouest, de King-tcheng-fou ® et s’élève à
‘ ««5 «les roches de la meule de fer».
* ^ ^ coréen Ma-oun-ryeng , c’est-à-dire «le col qui
touche les nuages». « . . .lat. long. 126'* 20'». Dict. des
Missions étrangères.
^ ^ en coréen Ma-htyen-ryeng , c’est-à-dire «le col qui
touche le ciel». « . . .lat. 4i°, long. i26*’5o'». Dict. des Miss. étr.
en coréen Tan-tchyen, c’est à-dire «la courte rivière». « . . .ville murée à i,2o5 lis de la capitale; 9 cantons; lat. 4o®42', long. 12 6® 38'». Dict. des Missions étrangères.
“ é ÜJ , en coréen Paik-san, c’est-à-dire «la montagne blanche».
* ^ ^ en coréen Kyeng-syeng « . . .ville murée à iSqS lis ' de la capitale; 6 cantons; lat. 4i®29', long. 127” 33'. Dict. des Missions étrangères.
une grande hauteur. Les neiges y fondent vers la cinquième lune pour reparaître dans la septième. Les arbres qui croissent à son sommet n’atteignent pas de grandes dimensions. C’est pour ces raisons que les habitants du pays lui ont donné le nom de montagne blanche.
Pé-teou-chan. Cette montagne est située à sept ou huit jours de marche, à l’ouest, de Haé-ning-fou. Elle offre trois plateaux superposés et atteint une hauteur de 200 lis. Elle s’étend sur une longueur de 1,000 lis et à son sommet se trouve un lac de 800 lis de tour. De ce lac prennent naissance et coulent : vers le sud, le Ya-lou-kiang; vers le nord, le Song-hoa-kiang^ qui forme le Houn-tong-kiang^; vers le nord-est, le Sou-hia-kiang^. La géographie générale de l’empire des Ming dit que le cours d’eau qui coule vers l’est est le Ha-yé-jo-ho^, et le commentaire perpétuel fait remarquer que ce fleuve est précisément le Chou-ping-kiang^.
Province de Ping-ngan-tao.
Kin-siou-chan^ . Cette montagne domine la ville
‘ ^ «le fleuve aux fleurs de pins».
* ^ ^ «le fleuve de la caverne du tourbillon».
’ ^ “1® fleuve au courant rapide».
c’est une transcription chinoise du nom mandchou de cette rivière.
® ^ îX “le fleuve dont les flots sont vite calmés».
* |lj «la montagne de la broderie aux vives couleurs».
de Ping-jang dont elle est éloignée de 5 lis. On voit à ses pieds les vestiges du palais Tchang-lo-kong^ qui fut élevé sous les rois de Kao-li.
Moii-tan-feung^. Ce pic est situé sur la montagne de Kin-siou-chan.
Te-yen^. Cette roche, au pied de Ta-tong-men^, oppose une digue infranchissable aux inondations; aussi les habitants de Ping-jang lui ont-ils donné ce nom en reconnaissance des services quelle leur a rendus.
Tsioa-yen^. Cette roche est située à lo lis de Fol. 12 v". distance, au nord-est, de Ping-jang. On raconte qu’autrefois un ruisseau de vin s’écoulait de ce rocher; on en voit encore les traces, et de là vient le nom donné à cet endroit.
Ta-tong-kiang^. Ce fleuve coule à un li de distance, à l’est, de Ping-jang; il porte aussi les noms de Peikiang"^ ou de Yu-tcheng-kiang^. Il a deux sources :
« le palais de la joie prolongée», en coréen Mok-lan-pong , c’est-à-dire «le pic des
pivoines ».
^ coréen Tek-am, c’esl-à-:Iire «la roche bienfaisante».
‘ ^ 1^ P!. en coréen Tai-tong-maan, c’est-à-dire «la porte de l’entente générale».
en coréen Tjyon-am, c’est-à-dire «la roche qui produit
du vin».
® "'h 1^ âl. en coréen Tai-tong-kang , c’est-à-clire «le fleuve de l’entente générale». Voir, dans Klaproth, la notice consacrée à ce fleuve, p. Il 2-1 1 4.
’ ^ «le fleuve Pei».
« le fleuve de la perfection ».