‹ Tchao-sien-tche = Mémoire sur la CoréeChapitre 16 sur 18 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

:«ATiüNAi.r.

l’une se trouve dans la grotte Kia-mou-tong\ dans la préfecture de Ning-yuan-kun ^ ; ce fleuve, coulant vers le sud, passe au nord de Meng-chan-hien^, se dirige vers l’ouest, pénètre dans la préfecture de Tetchuen-kun^, reçoit le San-tan^, coule vers le sud, traverse l’arrondissement de Kié-tchuen-kun®, où il prend le nom de Cliun-tchuen-kiang"; arrivé dans celui de Ghun-tchuen^, il change son nom en celui de Tcbeng-yen-tsin^; continuant son cours à travers l’arrondissement de Tze-chan-kun il s’appelle Yu-

* ^ « la caverne de la tente ajoutée ».

" ït SR’ en coréen ïlyeng-onen , c’est-à-dire «la sous-préfecture qui répand la paix». « . . .ville à 891 lis de la capitale; 8 cantons; lat. 39® 43', long. 124° 26'». Dict. des Miss. étr.

^ ^ lÜ coréen Mâing-san « . . .ville à 846 lis de la ca-

pitale; 6 cantons; lat. 89° 28', long. 124° 12'». Dict. des Miss. étr.

* Jl| SR’ coréen Tek-tchycn, c’est-à-dire «la sous-préfecture du ruisseau de la vertu» « . . .ville à 940 lis de la capitale; 9 cantons; lat. 89® 82', long. 124® 3'». Dict. des Miss. étr.

® ^ ^ «les trois rapides».

® Jl[ en coréen Kài-tchyen « . . .ville à 791 lis de la capitale; 8 cantons; lat. 39®2 4^ long. 12 3° 35'». Dict. des Miss. étr.

’ Jl^ jlj en coréen Syoun-tchyen-kang , c’est-à-dire «le fleuve aux ruisseaux paisibles ».

en coréen Syonn-tchyen « . . .ville à 720 lis de la capitale; i5 cantons; lat. 89° 12', long. 128® 33'». Dict. des Miss, étr.

^ M ^ en coréen Syeng-am-tjin , c’est-à-dire «le passage de la roche qui domine».

m m ?i5. en coréen Tjà-san, c’est-à-dire «la sous-préfecture

MÉMOIRE SUR LA CORÉE, kia-yuen ^ ; de là il se dirige au nord, puis au sud et, pénétrant dans l’arrondissement de Kiang-tong-kun^, il se nomme Tsa-paé-tan^.

La seconde source du Ta-tong-kiang est située dans la montagne Ouen-yng-chan au nord de Yan-te-hien; de là ce fleuve coule vers le sud-ouest, pénètre dans l’arrondissement de Tcheng-tchuen-fou, où il prend le nom de Fou-liou-kiang, fait un détour, puis, se dirigeant vers le sud, arrive dans le district de Kiang-tong-hien , où il se réunit au Tsapaé-tan : on l’appelle alors le Si-tsin-kiang Au nordest de Ping-jang , c’est le Ma-tan ^ ; à l’est de cette ville , c’est le Yng-tan ou encore le Ta-tong-kiang. De là ce fleuve, coulant vers l’ouest, reçoit le nom de Kioutsin-li-choui se réunit , un peu plus bas , au fleuve de Ping-jang et se dirige à l’ouest du district de Tchong-

(le la montagne de la compassion». « . . .ville à 656 lis de la capitale; lo cantons; lat. long. 126° 33'». Dict. des Miss. étr.

1 ^ ^ «la citerne de la famille Yu».

* Ü1«S|5. en coréen Kang-tong, c’est-à-dire «la sous-préfecture à l’est du fleuve». « . . .ville à 656 lis de la capitale; 7 cantons; lat. 38®56', long. i23® 47'». Dict. des Miss. étr.

^ ^ ^ “Î6S rapides de la réunion des affluents».

3ÜC ^ |ll montagne de l’accent littéraire».

‘ Hîtîï. en coréen Sye-tjin-hang , c’est-à-dire «le fleuve du passage de l’ouest».

® ^ «les rapides du cheval».

’ ^ ^ «les rapides aux eaux argentées».

* ^ ^ «la rivière des neuf passages».

ho-hien^; c’est alors le Li-tsin-kiang^; puis enfin il coule à l’est de Long-kang-hien ^ et va se jeter dans la mer, à Ki-clioui-men.

Pe-yng-ian^. Ces rapides sont situés à k lis de distance, à l’est, de Ping-jang.

Ling-lo-tao^. Cette île, qui a 12 lis de circonférence, est située au nord des rapides de Pe-yng-tan.

Foang-te-chaii^. Cette montagne est située à 2 O lis , à l’est , de Ngan-tcheou ; on voit à son sommet une tour de fer à neuf étages.

Tsing-tclmen-kiang^. Ce fleuve s’appelle aussi Sachoui Il prend sa source dans la montagne Miaosiang-chan puis il coule jusqu’au nord de Ngantcheou. A partir de là il se dirige vers l’ouest et.

en coréen Tjjoung-hoüj c’est-à-dire «le district de l’harmonie médiatrice». « . . .ville à 5 16 lis de la capitale; 12 cantons; lat. 38” 38', long. 1 2 3® 21'». Dict. des Miss. élr.

^ ^ ^ ^ «le fleuve du passage aux marronniers».

^ Voir ci-dessus, liv. I, fol, i5 v“ (J. as., t. VI, p. 279, note 3.) ‘ là ^ rapides aux eaux d’un blanc argenté»; ce sont

ceux cités plus haut, p. 291, n. 7.

® ^ ^ «nie du taffetas à raies à jour»,

‘ afi iij «la montagne de la vertu du Foung-houang».

’ S en coréen Ân-tjyou, c’est-à-dire «la ville départementale paisible». « . . .ville à 736 lis de la capitale; 12 cantons; lat. 39® 17', long. 1 2 3® 1 6' ». Dict. des Miss. éti\

en coréen Tchjeng-tchyen-hang , c’est-à-dire «le fleuve des ruisseaux limpides».

^ lii montagne au parfum extraoi’dinaire ».

arrivé à une distance de 3o lis de cette ville, il se réunit au Po-tchuen-kiang ^ et va se jeter dans la mer. Lorsque sous la dynastie des Souei^, Yu-ouen-chou^ et autres entreprirent la conquête du royaume de Kao-ku-li , ils firent passer à leurs troupes le fleuve Sa-clioui et les cantonnèrent dans les montagnes, à 3o lis de distance de Ping-jang. Y-tche-ouen-te^ étant venu en parlementaire leur donner de fausses assurances de paix , ils renvoyèrent leurs troupes dont une moitié avait déjà traversé le fleuve, lorsque Ouen-te arriva à la poursuite de farrière-garde de l’armée chinoise qu’il défit complètement. Le général commandant les milices et les places fortes de droite, nommé Sin-che-hiong^, perdit la vie dans cette affaire; les troupes impériales furent exterminées et l’on raconte que cent myriades de soldats des Souei furent transformés en poissons.

^ coréen Pak-tchyen-kamj , c’est-à-dire «le fleuve

des grands ruisseaux».

^ Les Souei régnèi'ent en Chine de 689 à Gi8.

; ce général servait sous l’empereur Yang-ti. On lira l’histoire de la campagne qu’il dirigea en 711, dans le Sse-tclictong-kien, kiv. 87, f. 24, 2 5.

'' ^ ce personnage est mentionné dans le passage

du Sse-tche-tong-kien , cité ci-dessus.

ce général occupait le poste de Yeou-toun-oueitsiang-kiin ^ ^ ; il était un des huit généraux qui ac-

compagnèrent Yu-ouen-chou. Sur 3o5,ooo soldats qui entrèrent en campagne, 2,700 seulement revinrent au Leao-tong.Voir.S^^tche-tong-kien, kiv. 87, f. 26.

Fol. i3

Tang-yu-ling ^ . Ce col est situé à i 5 lis de distance, à l’ouest, de Ting-tcheou^, dans rarrondissement de Kouo-chan-kun

Si-men-ling^. Ce col montagneux est situé à 2 lis de distance, à Touest, de Kia-chan-kun Son ancien nom était Ghe-men-ling

Foiing-teoa-chan'^ . Cette montagne domine la ville de Kia-chan au nord de laquelle elle est située, à un li de distance.

Pé-ma-chan^. Cette montagne est située à 3o lis de distance, an sud, de Y-tcheou®. On raconte qu’un cheval dragon à robe blanche y habitait et que c’est pour cela quelle porte le nom qu’on lui donne.

Ya-loa-kiang. Ce fleuve coule au nord-ouest de

en coréen Tyeng-tjyou, c’est-à-dire «la \ille départementale de la certitude». « . . .ville murée à 856 lis de la capitale; 19 cantons; lat. 39" 24\ long. 122° 53'.» Dict. des Miss. élr.

^ ^15 LÜ coréen Koah-san « . . .ville à 886 lis de la ca-

pitale; 7 cantons; lat. 89° 25', long. 12 2° 43'». Dict. des Miss. élr.

‘BP!#. en coréen Sye-moun-ryeng , c’est-à-dire « le col de la porte de l’est».

“ # lü îP. en coréen Ka-san, c’est-à-dire «la sous-préfecture de la montagne prospère», «...ville à 796 lis de la capitale; 5 cantons; lat. 39“ 25', long. i23*3'». Dict. des Miss. étr.

® ^ «le col montagneux de la porte de pieree».

’ ül ÜJ montagne de la tête de Foung-hoang».

‘ Ê UJ «la montagne du cheval blanc».

® ^ coréen Eui-tjyoïi « . . .\ille murée à 1096 lis de la

capitale; 21 cantons; route de Péking;lat. 39° 45', long. 122® 48'». Dict. des Miss. étr.

Y-tcheou. H porte aussi les noms de Ma-tze\ de Tsing-ho^ ou encore de Long-ouan^. Vers l’ouest, il s’étend jusqu’à la résidence du commandant militaire du Leao-tong'^ après un parcours de 56o lis. Il prend sa source à la montagne Pe-teou-chan , dans le pays des Hou Arrivé au nord de Y-tcheou , à l’est de l’île Tche-tao®, il se divise en trois branches; l’une coule vers le sud et se réunit au Kiou-longyiien”^ : c’est le Ya-lou-kiang, qui doit son nom à la couleur de ses eaux qui se rapproche de celle des plumes de la tête d’un canard; la seconde branche coule vers l’ouest : c’est le Si-kiang; la dernière coule entre les deux autres : c’est le Siao*si-kiang®. ATsientong-tao ces deux rivières se réunissent en une seule

^ Le fleuve Ya-lou-kiang est appelé Ma-tze par les Co-

réens. Voirie Sse-lche-tong-kien , kiv. 87, f. 26.

en coréen Tchjeng-ha, c’est-à-dire «la rivière claire». ^ Wl ’ c’est-à-dire « les replis du dragon ».

* Le Leao-tong-tou-sse ^ ^ ^ était le titre du gouverneur militaire que les empereurs de la dynastie Ming chargèrent de l’administration de cette contrée.

® en coréen Ho. Par ce terme, les Chinois désignaient autrefois les Mongols et les tribus nomades qui vivaient au nord de leur empire. Ce caractère est très peu usité à l’époque actuelle et est considéré comme impliquant une idée de mépris.

® ^ A * rouge ».

’ bI «l’étang des neuf dragons ».

« « le petit fleuve occidental ».

qui, à Choui-tsing-leang \ se dédouble en deux bras : l’un coulant vers l’ouest, se réunit au kiou-kiang-i l’autre se dirige vers le sud. Ce dernier bras est le Ta-kiang‘^ qui, après avoir fait le tour de l’île Oueihoa-tao^, arrive à Han-lin-tchouan^, coule vers l’ouest, passe près du temple Mi -lo-tang ^ et se réunit au Kiou-kiang pour former le Ta-tsong-kiang”^, qui se jette dans la mer occidentale. Tcbou-tze® dit que le «berceau du royaume de Niu-tchen» est sur les rives du Ya-lou-kiang. La tradition nous apprend que sous la voûte céleste il existe trois grands fleuves , Fol. i3v“, à savoir : le Houang-ho^, le Tcbang-kiang^® et le

^ 7jC ^ ^ “ï® pont aux eaux limpides».

^ fXÏL • le fleuve de l’automne».

3 ^ en coréen Tai-kany, c’est-à-dire «le grand fleuve».

* ^ «l’île de l’énergie transformatrice».

® Pb ¥ «la promenade de la forêt ombreuse».

® ^ ^ « le temple de Mi-lo ». Mi-lo est le nom de la divi-

nité bouddhique qui préside aux biens terrestres et à la sensualité». ’ ^ îX “^6 fleuve de la grande réunion».

c’est Tchou-ouen-kong , dont il a été question plus haut, kiv. i, f. g.

c’est-à-dii'e «la rivière jaune». Ce fleuve, qui doit son nom à la couleur de ses eaux chargées de limon, prend sa source dans les montagnes du Kou-kou-nor, parcourt la Mongolie, le Kansou, le pays des Ordos, sépare les deux provinces du Chen-si et du Chan-si, traverse le Ho-nan et le Chan-long et se jette dans le golfe de Pé-tche-li après un trajet de plus de 8oo lieues.

c’est-à-dire «le long fleuve». C’est le \ any-lze-hiauy , improprement appelé «fleuve bleu».

Ya-lou-kiang. L’empereur Kao^ a écrit les vers suivants :

Depuis longtemps le Ya-lou-kiang aux eaux limpides nous sert de frontière ,

Et comme l’absence d’ambition a étouffé en nous toute velléité de trahison, l’harmonie a régné dans son ère d’allégresse.

Les transfuges ne trouvent pas d’asile parmi nous, aussi notre félicité durera-t-elle mille ans.

Le désir réciproque de nous conformer aux préceptes immuables dont nous sommes animés, cent générations s’honoreront de le partager.

Dans les annales des Han ^ on peut lire le récit des luîtes qui nous ont divisés ; la conquête du Leao ’ n’a- elle pas amené des résultats identiques ?

Efforçons-nous donc de strier nos cœurs cà l’image de l’Etre suprême et, de même que le Ya-lou-kiang roule ses eaux tranquilles T

De même les soldats de nos avant-postes resteront dans l’inaction sans avoir aucun combat à livrer.

Long-koii-chan^. Celte montagne porte aussi le

Cet empereur, qui fonda la dynastie des Ming, régna de i368 à 1 399.

Les Han régnèrent en Chine de 206 av. J.-C. à 190 ap. J.-C.

^ c’est-à-dire « du Leao-tong »,

^ bE ^ llj montagne des os du dragon». Nous verrons plus bas que Klaproth se trompe en plaçant cette montagne près de Loung-tcheou ; c’est Long-tchuen-kun qu’il faut lire. « Loung-kuchan . . .est à l’est du chef-lieu de la principauté de Long-tclieoukun». Voir Klaproth, ouvrage déjà cité, p. 101. Celte erreur provient, sans doute, de la ressemhlance entre les deux caractères tcinien j|[ et tcheo j)'|'| qui auront été confondus par le copiste ou le traducteur.

nom de Long-liou-chan ^ Elle est située à 8 lis de distance, à l’est, de Long-tchuen-kun dans la province de Ping-ngan-tao dont elle est un point culminant. A l’ouest, elle s’étend jusqu’à la mer; au nord, elle domine le fleuve Ya-lou-kiang, sur la rive opposée duquel se trouve la montagne Song-kou^ et d’autres. C’est un site très remarquable.

Long-yen^^. Cette roche est située à 45 lis à l’ouest de Long-tchuen-kun. A chaque marée les flots viennent en battre les flancs. Elle porte à son sommet les traces des griffes d’un dragon.

Kieii-cliaii. Cette montagne est située à 20 lis à l’ouest de Shuen-tchuen-kun Elle est couronnée de pics qui ressemblent à des épées; de là lui vient son nom.

Ling-lian-chan^. Cette montagne est située à y lis au nord-est de Kouo-chan-kun quelle domine. Le

^ WE llj “ niontagne des dragons et des tigres ».

" WE Jd coréen Bjong-tchycn, c’est-à-dire «la sous-prcfec-

turc de la rivière du dragon». « . . .ville murée à 1,000 lis de la capitale; 9 cantons; lat. 3g°34", long. 122° 21'. Dict. des Miss. étr. mot à mot «la montagne des os des pins».

^ §E coréen , c’est-à-dire «la roche du dragon».

en coréen Sjen-lchjen «... ville murée à 926 lis de la capitale; 9 cantons; lat. 39® 29', long. i22°4i'». Dicl. des Miss. étr.

® ^ ^ [Jj, en coréen Neung-haii-san, c’est-à-dire «la montagne qui atteint le ciel».

Ta-ming-y-tong-tche désigne cette montagne sous le nom de Hiong-hoa-chan

Miao-siang-chan. Cette montagne est à i3o iis à l’est de Ning-pien-fou^. On l’appelle aussi Taé-pechan Elle n’a pas son égale en élévation et est recouverte de pins et d’arbres à cire. Les génies y ont laissé des traces encore visibles de leur passage.

Po-tchaen-kiang. L’ancien nom de ce fleuve est Taéning-kiang^. Dans le Ta-ming-y-tong-tcbe, il est cité sous le nom de Ta-ting-kiang^. Il coule à i 5 lis de distance, à l’ouest, de Po-tchuen-kun Il prend sa source à la montagne Fo-yun-cban’^, dans la préfecture de Tcbang-tcheng-fou, traverse la ville de Taé-

en coréen Owig-hoa-san , c’est-à-dire «la montagne fleurie aux ours ».

en coréen Rjeng-pictij c’est-à-dire «la préfecture aux frontières tranquilles». « . . .ville murée à 796 lis de la capitale; 12 cantons; lat. 39“ 3i', long. i23“ 3o'. Dict. des Miss, étr.

’ ±fâ lü. en coréen Jltai-pàik-san, c’est-à-dire «la montagne de la planète Vénus ».

‘ ^ îï*’ coréen Htai-rjeng-hang , c’est-à-dire «le fleuve

de l’extrême tranquillité».

^ ^ ÎÈ coréen Tai-tjeng-kang , c’est-à-dire «le fleuve de

la grande certitude».

' n ;ii fflî. en coréen Pak-tchjen « . . .ville à 776 lis de la capitale; 5 cantons; lat. 39” 27', long. i23° 12'». Dict. des Miss, élr.

«la montagne aux nuages mouvants».

FÉVRIER-MAKS-AVRIL 1886.

tclmen-hieri ^ se réunit au Lao-kiang^ de Ngantcbeou et va se jeter dans la mer.

Fol. i4r“. Kien-hao-chan^. Cette montagne est à i3o lis à l’est de Tchang-tchuen-fou quelle domine; à droite et à gauche se dressent deux rochers qui ont la forme d’une épée et d’une grue; de là vient le nom de Kien-hao-chan.

Haei clian^. Cette montagne, située à jo lis de distance, au nord, de Tchang-tchuen-fou , est environnée d’une ceinture de roches escarpées de 3o lis de tour, au centre de laquelle on voit une sépulture de couleur rouge qui, hien que peu élevée, couvre une grande étendue de terrain. Une rivière coule au pied de la côte. On raconte que cette enceinte est l’ouvrage du ciel et quelle peut contenir un millier de soldats.

Kiié-lioii-chan Cette montagne est située à 2 lis de distance,’ au nord-ouest, de Tchang-tchuen-fou. On y voit 1 2 pics, reliés entre eux, auxquels on a donné le nom traditionnel de Ou-chan-che-eur-feung^.

* en coréen Htai-tchyen, c’est-à-dire «le district des

grandes rivières». « . . .ville à 836 lis de la capitale; 6 cantons; lat. 39" 39', long. i23°i4'. Dict. des Miss, étr.

2 îi, en coréen Ro-lmng, c’est-à-dire «le vieux fleuve» ou plutôt «l’ancien lit du fleuve».

3 ^ij ^ [Jj « la montagne de l’épée et de la grue ».

‘ ilj «la montagne des sapins».

‘ lË-B- 0i «la montagne sans ossements», c’est-à-dire «sans roches ».

‘ ZK Oj + «les douze pics de Ou-chan».

Foii-lioii-kiang^, Ce fleuve est le Tchou-penntchiien, qu’on appelle communément You-tche-ytsin^. Il coule à une distance de i5oo pieds, à l’ouest, de l’hotel des postes de Tchang-tchuen-fou. Ce fleuve a deux afîluents : l’un part de Ou-kiangchan^, dans le canton de Yang-te-hien; l’autre sort de la grotte de Ta-mou-yuen dans le canton de Meung-chan-hien Ces deux rivières se réunissent «à 3o lis au nord de Tchang-tchuen-fou. Ce fleuve ^ passe au pied de Kué-kou-chan , où l’on voit quatre excavations creusées dans le roc dans lesquelles l’eau vient se précipiter pour en ressortir en tourbillonnant dans la direction de l’ouest; c’est à cette particularité que ce fleuve doit son nom. En poursuivant son cours, il pénètre dans l’arrondissement de Tchechan-kun, où il se réunit au Yu-kia-yuen, puis il va de là se jeter dans le Ta-tong-kiang.

Ti-yu-ling^ . Ce col de montagnes est situé à 269 lis de distance, au sud, de Kiang-kié-fou dans lasous-

^ ^ «le fleuve dont les eaux coulent en bouillonnant».

«la montagne du fleuve Ou».

c’est probablement le Kia-mou-tong cité plus haut,

kiv. 2 , f. 12.

® En coréen Màing-san « . . .ville à 846 lis de la capitale; 6 cantons; lal. 39® 23', long. 124° 12'». Dict. des Miss. étr.

c’est-à-dire «le passage des barbares du nord», en coréen Kang-kyei , c'est-à-dire « la préfecture qui borne le fleuve». « . . .ville à i,346 lis de la capitale; 1 1 cantons; lat. 4o“.ô8', long. 12 4“ 6'». Dict. des Miss. étr.

préfecture de Hi-tchuen-kiin ^ ; c’est la branche occidentale des monts Pe-chan, qui viennent de la préfecture de King-tcheng , de la province de Hientsing-tao ; il constitue une barrière formidable de la portion nord-ouest de la Corée.

Page 1