‹ Tchao-sien-tche = Mémoire sur la CoréeChapitre 4 sur 18 · I.XIII · texte numérisé non relu

I.XIII

* ^ «ministère des travaux publics», en coréen Kong-tjo. .

« la préfecture de la ville de Han ». La ville de Han est Han-yang ou Séoul.

MÉMOIRE SUR LA CORÉE. • rondes de police, les expertises médico-légales, le roulage des voitures.

Ssc-liien-foii ^ : examen des affaires urgentes qui intéressent TElat; inspection des fonctionnaires; censure des mœurs ; enquêtes dans les cas de déni de justice, d’abus de pouvoir ou de corruption.

Kaé-tcheng-foii‘^ : administration de l'ancienne capitale.

Tchong-y-foa ^ : récompenses aux sujets qui se sont Fol. 5 autrefois distingués par d’importants services.

Tchen-tchang-yaen ^ : cette administration reçoit les ordres émanés du Roi; son chef occupe une position exceptionnelle; en effet, il peut aspirer au poste de Ministre d’Etat ou prétendre soit à la direction d’un des six ministères, soit à un des emplois attribués aux fonctionnaires du deuxième rang,

Tchang-U-yiien^ : inscription et conservation des dossiers individuels des esclaves et des officiers de justice; participation à l’instruction des procès criminels.

^ ^ ^ ÜÏ «administration des fonctionnaires et des lois». Elle correspondrait au tribunal des censeurs établi à Pékin sous le nom ‘de Tou-tcha-yuen ^ ^

^ ^ ÜÏ “ préfecture de Kaé-tcheng » , en coréen Kaé-syen^.

Nous verrons plus tard que Kaé-tcheng a été autrefois la capitale de la Corée:

^ ^ «administration de la protection due à la fidélité».

‘ «cour de la réception respectueuse des ordres rela-

tifs au gouvernement».

^ ^ « cour qui administre les esclaves et les officiers de

justice ».

vt.

AOÙT-SEPTEM BHE-OCTOBRE 188 5.

Sse-kien-yuen ^ : discussions relatives à l’opportunité des remontrances à adresser au Roi : rédaction de ces remontrances.

Houng-ouen-koaan- : conservation des cartes et archives du palais : organisation des lectures royales suivies de banquets ; rédaction des écrits signés par le Roi.

Etant donnée la lourde responsabilité qui leur incombe, les fonctionnaires de cette administration sont choisis par les membres du Y-tcbang>fou , du Li-tsao et des diverses cours et administrations réunis à cet effet. Chacun de ces officiers est, à tour de rôle, de service au palais, où il expose et développe les principes de l’art de gouverner; le Roi leur envoie, pour leur faire honneur, des mets de sa table et du vin de choix.

Y-ouen-koiian ^ : rédaction des lettres patentes et des lettres autographes du Roi.

Tcheng-kiin-koiian ^ : collège où les jeunes gens sont élevés dans les principes de Confucius et où l’on s’attache à développer leurs talents.

Chang-joei-ynen^ : fabrication des sceaux et mar-

^ ^ ® cour (les remontrances olïicielles ». Cette adminis-

tration s’occupe spécialement des remontrances à adresser au souverain , qui rentrent en Chine dans les attributions des censeiirs.

2 ^ ^ 1^ 0 collège de la haute littérature ».

^ ^ 3ÎC collège du style littéraire».

* ^ collège universel, c’est-à-dire ([ue l’on y enseigne

à la fois la littérature et les arts musicaux.

cour des merveilles».

MÉMOIRE SUR LA CORÉE, ques de reconnaissance, des liaclies emblématiques et des caducées.

Tchoiin-hion-komn ’ ; bureau des officiers chargés de noter les moindres faits et gestes du Roi.

Tchen-ouen-yaen'^ : rédaction des rapports et des Fol. 6r». dépêches concernant les affaires importantes.

Tong-li^yaen ^ ; fixation de la préséance et du cérémonial à observer lors des audiences solennelles accordées par le Roi.

Fcung-tchang-sse : les sacrifices offerts dans les temples; les sacrifices en fbonneur des morts et le choix des titres posthumes à donner à ceux-ci.

Tsong-poa-sse^ : ce tribunal a dans ses attributions les poursuites à exercer contré les membres de la Famille royale qui ont commis des crimes ou des délits.

Kiao-choü-h'ouan^^ : l’imprimerie, la fabrication des bâtons d’encens destinés aux sacrifices, le choix

« ie collège du Printemps et de l’Automne » , allusion au cinquième livre canonique ou King.

«la cour de la présentation des placets».

^ ^ Cour chargée de fixer le cérémonial lors des

sorties du roi».

' ^ ^ «le tribunal de l’observance des règles», 11 correspond à l’administration chinoise du Taé-tchang-sse ^ ^ ou «grande maîtrise des cérémonies du palais». "

® ^ « la conservation des dossiers des membres de la

famille royale».

^ ^ ^ «le tribunal de la correction des livres».

des caractères tchuan^ employés dans les inscriptions et sur les cachets olFiciels.

Sse-yong-yaen^: les cuisines royales et leur approvisionnement.

Nai-y-yüen^ : laboratoire où sont préparés les médicaments à l’usage du Roi.

Chang-y-yuen ^ : garde-robe du Roi; conservation du mobilier du Palais; administration de la cassette du Roi.

Sse-pou sse^ : les écuries royales; entretien des pâturages affectés aux chevaux du Roi.

Kan-ki-sse ^ : fabrication des armes et des canons.

Fol. 6 v“. Nai-tze-sse’^ : conservation des approvisionnements de riz, farine, vin, sauces fermentées, huile et miel destinés à la consommation du Palais.

Nai-ichan-sse * : fourniture des vins qui sont servis dans les divers palais et dans les salles du Trône.

‘ Les caractères tchuan-tze sont divisés en deux espèces : les iatckuan et les siao-tchuan. Les premiers ont été inventés par Chetcheou, qui vivait dans le ix® siècle avant notre ère. Les caractères tchuan sont actuellement employés dans les inscriptions des monuments, et pour la gravure des sceaux officiels et même particuliers.

^ ^ ^ ^ «cour des festins officiels».

’ ^ 1^ «pharmacie du palais».

* ^ ^ “ garde-robe des vêtements luxueux ».

^ ^ ^ ^ « administration des écuries royales ».

® ^ ^ «tribunal des arsenaux ».

' ^ ^ ^ «tribunal de l’entretien du palais».

8 «tribunal des subsistances du palais».

Sse-tao-sse ^ ; conservation du riz dans les greniers royaux.

Li-pin-sse ^ : réception des hôtes et des parents du Roi; organisation des banquets qui leur sont offerts; réfection des officiers de service au Y-tchangfou.

Sse-tchan-sse ^ : fabrication du papier et de la toile qui doivent figurer dans le tribut.

Kun-tze-kieîi^ : cette administration est celle des quatre magasins d’où sont extraites les fournitures nécessaires à l’entretien de l’armée. Deux de ces magasins se trouvent dans la capitale, les deux autres sont situés sur le canal de transport.

Tsi-yong-kien^ : le choix des objets qui doivent faire partie du tribut , tels que la soie , la toile , le genseng, les fourrures, les tissus teints ou imprimés.

Chan-kong-kien^ : les constructions en bois et en maçonnerie.

Sse-tsaé-kien : l’entretien des viviers ; la fabrication du sel et du charbon de bois.

^ ^ ^ «tribunal de la conservation du riz de l’État».

«... Les employés du gouvernement reçoivent leur salaire en riz ...» Voir Klaproth, ouvrage déjà cité, p* 91*

^ jji® ÿ ^ « tribunal de la réception des hôtes ».

® ^ ^ « tribunal de l’entretien des fonctionnaires ».

* ^ ^ ^ « contrôle de l’entretien de l’armée ».

® ^ ^ ^ “ contrôle des provisions qui doivent être distribuées ».

** ^ ” contrôle des travaux publics ».

’ ^ ^ «contrôle des abattoirs publics».

AOÜT-SEPTEMBRE-OGTOBUE 1885.

Tcliang-yo-yaen ^ : l’enseignement des règles musicales et la Fixation des tons.

Fol. 7 r". Koaen-siang-kien'^ : l’étude de l’astronomie; les travaux topographiques; la mesure du temps; la Fixation des différentes veilles au moyen de clepsydres.

, Tien-y-kien ^ : école de niédecine et de pharmacie.

Sse-to-yuen ^ : l’interprétation des diverses langues étrangères.

Che-tze-che-kiang-yuen^^ : l’instruction et l’éducation des Fils du Roi, auxquels on explique, dans ce collège, les livres canoniques^

1 ^ ^ ^ «conservatoire de musique».'

^ UE ^ ^ " contrôle des observations astronomiques ».

^ ^ «contrôle des médecins légistes».

« collège des interprètes ».«... Le corps des interprètes, c’est le premier et le plus important, celui dont les emplois sont le plus courus. Leurs études ont pour objet quatre langues différentes : le chinois [tsieng-lïak) ^ lé mandchou [hon-hak], le mongol (moiig-hak) et le japonais [oai-hak); et quand ils ont reçu leur diplôme dans une de ces langues, ils ne peuvent plus concourir pour une autre. H y a toujours un certain nombre d’interprètes avec l’ambassade de Chine. Pour celle du Japon, qui depuis longtemps a perdu de son importance, c’est un interprète qui fait lui-même l’office d'ambassadeur. De plus, un autre interprète, qui a le titre de houn-to, ré.dde continuellement àTong-naî, dans le voisinage du poste japonais de Fou-san-ka'i , pour les rapports habituels entre les deux peuples. . . «Voir VJIistoire de l'Eglise de Corée, par Ch. Dallct , introduction, p. lxxv. Celte administration correspond à celle du Hoci-lomj-sse-y-kouan ^ [51 |^, à Pékin.

«collège des officiers explicaleurs attachés à la personne des fils du roi ».

Tsoa^-hio^ : collège où les membres de la Famille royale acl lèvent leurs études.

. Sioa-tcheng-kin-hoao-sse^ : les réparations aux édifices du palais et aux bâtiments des diverses admi- ' nistrations; l’extinction des incendies dans tous les quartiers.

Tien -chouo-sse ^ : la fabrication et la pose des tentes et des barrières requises à l’occasion des sorties du Roi.

Feaiuf-tchoii-sse^ : la récolte du riz, des fèves, de la paille ; la fabrication du papier.

Koiiang-hing-sse ^ : les appointements des fonctionnaires , les salaires des ouvriers de l’Etat et la solde des soldats.

Tien-kien-sse^ : administration de la navigation à l’extérieur de la capitale.

Tien-kuen-sse^ : cette administration veille à l’exé- Fol 7 CLition des règlements intérieurs du Palais.

Cheou-ti-chou ^ : le balayage et le service de propreté des autels découverts.

^ ^ ^ «collège de la famille royale».

«administration des édifices publics et des précautions à prendre contre l’incendie».

^ A « administration de l’organisation des sorties du roi »

'* ^ ^ «administration des récoltes fructueuses»,

«administration des libéralités».

« administration générale de la navigation ».

’ ÆL «administration du service de propreté du palais».

* Üit ^ ^ «administration du genie tutélaire du royaume».

AOÛT-SEPTEMÜRE-ÜCTOBRE 1885.

Tsomj-miao-choa ^ : la garde du temple consaci é aux ancêtres royaux.

Ping-che^chou^ : l’inspection des marchés, la vérification des poids et des mesures de longueur et de capacité.

Sse-oaen-choü ^ : la fabrication du vin.

Y-yng-koa^ : la fabrication de l’huile , la récolte dû miel, de la cire jaune; la préparation à froid des diverses denrées végétales.

Tchang-hing-kou ^ : la fabrication des nattes et du papier huilé.

Ping-koa : c’est une glacière.

Tchang-oiian-choa : la culture des Heurs et des fruits dans les parcs royaux.

Sse-pou-choa^ : la culture des légumes dans les potagers royaux.

Fol. 8 r*. Yang-hien-kou ^ : les subventions en riz, fèves et numéraire accordées aux élèves du Tchang-kunkouan.

^ ^ ^ « administration du temple des ancêtres royaux ».

^ qsflî* « administi’ation du service d’ordre des marchés ».

^ ^ Sm “ administration de la fabrication du vin ». Le vin des Coréens est un produit de la distillation des céréales.

* ^ â " grenier d’abondance ».

® M j[^ «grenier du* progrès soutenu».

® « glacière ».

’ ^ ^ ^ «administration des jardins».

* ^ll^« aJministralion des potagers».

° ^ ^ « grenier de l’entretien des sages ».

Tien-cheng-choa ^ : l’élevage du bétail destiné aux sacrifices royaux.

Sse-tchoa-choa ^ : l’élevage de la volaille destinée aux banquets royaux.

Tsao-tche-choa^ : la fabrication du papier à fusage du Roi , de celui destiné aux communications officielles, ainsi que du papier de tous genres.

Hoei-min-chou ^ : la fabrication des drogues et médicaments à fusage du peuple^

Tou-hoa-chou^ : administration de la peinture.

Tien-yoa-chou ^ : administration des prisons.

Hoao-jen-choa'^ : assistance aux malades indigents; ces derniers sont nourris aux frais de l’Etal, qui leur fait distribuer des médicaments, du charbon en hiver et de la glace en été.

Oaa-choLi ^ : la fabrication des tuiles et des briques.

Koai heoa-choii ^ : la fabrication du double cer-

^ ^ ^ ^ «administration générale du bétail destiné au sacrifice ».

«administration de Téle\age des animaux utiles». ® ils * « administration des papeteries ».

« administration de l’assistance publique ».

* ® ^ ^ «direction des cartes et plans». «Le To-hoa-se ou école de dessin pour les cartes et plans, et surtout pour les portraits du roi.» Histoire de l’Eglise de Corée, par Ch. Dallet, introduction, p. LXXVI.

^ .fil lllç ^ «direction générale des prisons».

’ tSAS «direction des pensionnaires de l’Etat».

' « direction des tuileries ».

” ^ «direction de l’encouragement à l’accomplissement

des devoirs funèbres».

l‘JO AOÛT-SEPTExMBUE-OCTOBRE 1885.

CLieil qui est fourni par l’Etat lors de la mort des hauts dignitaires et des fonctionnaires et aussi des gens du peuple qui n’ont pas laissé de quoi subvenir aux frais de leur enterrement.

Fol. 8 \\ Tcliong-hio ^ : c’est un collège affecté à féducation de la jeunesse; tels sont les

jSan-kio;

Tong-hio;

Si-hio K

Tchong-pou^ : l’instruction des affaires criminelles; la fermeture et la garde des barrières de quartiers; la constatation des décos; les expertises médico-légales. Ces attributions sont partagées par les

Tong-poii;

N an-pou ;

Si-pou,

Pei-pou^.

Tcliong-tchüu-fou^^ : cette administration pourvoit aux besoins des ministres qui, pour raisons de santé ou tout autre motif, ont pris la retraite.

' ^ «collège central».

^ Les collèges du sud, de l’est et de l’ouest.

3 pjn ^ «tribunal central, c’est-à-dire du ([uartier du centre».

Les tribunaux de l’orient, du midi, de l’occident et du nord, c’est-à-dire des (juartiers de l’est, du sud, de l’ouest et du nord.

5 pp :|;j^ jj^, mot à mot : «préfecture de l’axe de la ville;» c’est une administration ((ui réside au cœur de la ville. Tcliong-tclioii signifie «pivot»; ainsi l’étoile polaire s’appelle Tcliong-lchou-sù} Pp

fli Ml-

iVIliMOlUE SUR LA COREE.

Ou-oaei-ioLi-tsong-fou ^ : administration qui préside Fol. 9 à l’armement des cinq forteresses.

Shiii-lien-yaen '^ : école destinée à former des bacheliers militaires. Ces derniers y apprennent les principes de l’art militaire et les différentes manœuvres.

Che-tze-y-oaei-sse ^ : garde du palais oriental.

Taii-cliou-tan^^ : c’est une retraite des plus pittoresques située près du lac oriental; c’est là que, sans tenir aucun compte de leur position personnelle, Ton envoie à tour de rôle les jeunes gens recommandables par leur savoir; les livres de la bibliothèque du Roi sont mis à leur disposition , soit pour la lecture , soit pour les recherches , de telle sorte qu’ils peuvent compléter leurs études et se mettre en état d’occuper des emplois élevés. Le mobilier, le papier, les pinceaux, l’encre, la nourriture, les boissons, l’éclairage leur sont fournis, et le Roi, pour leur témoigner son intérêt, envoie continuellement des gens du palais leur . porter de sa part des mets de sa table et des vins de choix. L’on considère ceux qui parviennent à se faire admettre dans cet établissement comme les habitants d’un pays enchanté.

* ^ /îï «hôtel du commandant en cliel’ des cintj

forteresses ».

fil If K «école de rinstruction militaire».

«garde des princes, (ils du roi».

^ ^ ^ «temple de la iecUire».

AOÙT-SEPÏEMBRE-OCTOBRE 1885.

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