‹ Tébessa, Lambèse, TimgadChapitre 4 sur 6 · MONASTERE · texte numérisé non relu

MONASTERE

Corbeaux supportant la Charpente

TEBESSA

FiG. XI ET XII

MONASTERH

Corbeaux supportant la Charpente.

de largeur, était décorée magnifiquement. Nous avons retrouvé tous les dallages en mosaïques de marbres dont les dessins aussi variés que riches sont composés des plus vives couleurs : un triple étage de colonnes de marbre supportait de belles consoles qui nous sont presque toutes parvenues et dont la sculpture est des plus intéressantes. Ces consoles supportaient la charpente apparente et étaient elles-mêmes portées par des corbeaux de moindres dimensions pénétrant dans le mur (fig. IX, X, XI et XII). Des placages de marbres et des mosaïques d'émail ornaient les murailles et les voûtes de l'église et de la chapelle funéraire à trois absides adjacentes, dont le niveau inférieur était relié à celui de l'église par un escalier de treize marches. Là aussi on a trouvé les fondations d'un autel, ainsi que plusieurs tombes munies d'inscriptions et un sarcophage paraissant dater du iv^ siècle.

Sur toute la longueur des bas côtés, et le long du chevet de l'église sont disposées, au nombre de vingt- trois, les salles qui servaient d'habitations aux religieux et à l'évcque ; ces cellules ont été construites en partie avec les débris de tombeaux romains enlevés à l'une des grandes voies antiques qui partaient de Théveste (fig. XIII).

Dans l'angle formé par la chapelle funéraire et par les cellules flanquant le bas côté est, nous avons exhumé les restes d'un oratoire ayant la disposition d'une petite basilique avec ses collatéraux et son abside demi-circulaire. Ce petit édifice qui, selon toute apparence, était une chapelle particulière spécialement affectée aux moines, occupait l'intervalle de quatre des contreforts intérieurs de l'enceinte fortifiée, lesquels supportaient un chemin de ronde en bois servant de communication entre les tours de défense dont le nombre était de six.

On remarquera la position de ces tours qui n'étaient saillantes qu'à l'intérieur, comme dans nombre de forteresses Romaines et Bysantines d'Afrique.

Peut-être, pour le cas qui nous occupe, faut-il voir dans cette disposition des précautions prises dans le but de surveiller et au besoin de cerner facilement les voleurs qui eussent pu se glisser parmi les nombreux pèlerins accourus des environs aux jours des grandes solennités.

Page 1