APPAREIL POUR LA RESPIRATIOA' ARTIFICIELLE
La quantité d’air inspiré se trouvait cependant trop faible, la plèvre droite étant remplie d’air. Une idée nous vint. Pourquoi ne pas extraire cet air par l’aspiration. Un tube de verre est alors introduit entre les sutures et nous procédons à l’aspiration du contenu pleural. Nous appliquerons ensuite un pansement ouaté occlusif.
La petite malade se remit en quelques heures de cette opération vraiment émouvante.
Nous avons observé également des symptômes dyspnéiques graves au cours de plusieurs opérations de cavernes pulmonaires ou de kystes hydatiques de la plèvre, du poumon ou du foie ouverts dans les bronches. Il passait chez ces malades une telle quantité d’air par des orifices broncho-cavitaires multiples, que l’asphyxie était imminente. Il faut, dans ces cas, pratiquer au plus vite le tamponnement et l’occlusion de la plaie.
Appareil pour la respiration artificielle.
La fréquence des accidents dyspnéiques graves au cours de ces opérations nous a déterminé à chercher un procédé simple et efficace qui nous permette, soit d’insuffler le poumon, soit d’aspirer l’air contenu dans la plèvre, soit mieux encore de pratiquer, malgré l’ouverture de la plèvre, qui rend inefficaces les mouvements des bras, la respiration artificielle.
Dans les cas d’ouverture simple de la plèvre, l’insufflation du poumon donne naturellement le même résultat que la fermeture de la plaie avec aspiration de l’air contenu dans la cavité pleurale. Si cette insufflation du poumon peut être pratiquée avec une soufflerie à double effet permettant d’effectuer soit la respiration artificielle simple, soit, au besoin, l’insufflation d’oxygène pur ou additionné d’une petite proportion de vapeurs chloroformiques, le chirurgien pourra agir avec une sécurité jusqu’alors inconnue.
Fig. 46. — Soufflet à double corps facultativement indépendants pour la respiration artificielle à double effet, et pour l’insufflation pulmonaire ou l’aspiration simple de la cavité pleurale remplie d’air.
par le simple Ta-et-vient des poignées, l’air que contiennent les poumons, pour le rejeter au dehors, tandis que l’autre corps de soufflet qui vient, au moment de l’écartement des poignées, de se remplir d’oxygène, chasse son contenu vivifiant dans l’arbre respiratoire.
Le changement de position du distributeur s’effectue aux extrémités de la course du soufflet.