APPAREILS POUR LA RESPIRATIO>’ ARTIFICIELLE
Dans la position 1 (iSg. 47), la plaque mobile du distributeur fait communiquer les orifices 1 (corps de soufflet 1) et 0 (air libre mêlé ou non d’oxygène ou de vapeurs chloroformiques) d’une part; de l’autre, les orifices 2 (corps de soufflet 2) et P (poumon).
Fig. 48. — Curseur servant pour la respiration artificielle, avec change- Fig. 47. — Distributeur du soufflet ment de position des lèvres du dis-
pour la réalisation de la respira- tributeur aux extrémités delà courbe
tion artificielle à double effet. du soufflet.
Les poignées du soufflet s’écartent : le récipient I s’emplit d’air sain ou d’oxygène et le récipient A s’emplit de l’air vicié contenu dans l’arbre respiratoire.
Au bout de course, le levier du distributeur devient horizontal par l’entrée d’un ressort disposé à cet effet. Les poignées du soufflet sont alors rapprochées. Le curseur incline immédiatement en bas de 50“ le levier qui commande le distributeur (p. 46-48).
TECHSIQÜE CHiaCKeiCALE.
Ce dernier prend alors la position II (voir 47) : le récipient 1 communique avec le poumon, et le récipient 2, avec Tair extérieur. L’air pur ou oxygéné est ainsi distribué aux poumons, tandis que l’air vicié, contenu dans le récipient 2, est expulsé au dehors. Le changement de position du distributeur est automatique et
Fig. 49. — Opération de la thyroïdectomie. Extraction de la tumeur.
ne peut se faire qu’aux extrémités de la course des poignées. Cette course pouvant être limitée d’une manière variable par l’adjonction au curseur de deux arrêts appropriés, on peut faire varier, en se guidant sur la graduation correspondante, la capacité effective des récipients de 1/2 litre à 1 lit. 1/2. Le tube qui abou-
APPAREILS POUR LA RESPIRATION ARTIFICIELLE. iôi
lit à la trachée est fixe, pour la respiration artificielle dans l’orifice R (p. 46).
Le même appareil peut servir à pratiquer, non plus la respiration artificielle véritable, mais l’insufflation des voies aériennes ou l’aspiration simple des gaz contenus dans la plèvre.
Il suffit à cet effet de tourner la plaque a de manière que son
Fig. 50. — Application du serre-tête.
bouton d’arrêt se trouve fixé dans l’orifice situé au delà du point A, et de fixer l’embout du tube qui doit être en rapport avec les narines ou les trachées sur un des deux orifices devenus libres et qui portent l’indication respective : (I insufflation) et (A aspiration), pour obtenir à volonté, par l’action simultanée des deux corps du soufflet qui se sont trouvés mis en large communication par la
même manœuvre, soit l’insufflation, soit l’aspiration pulmonaire ou pleurale.
L’insufflation pulmonaire et la respiration artificielle peuvent être effectuées très simplement sans canule laryngée, en prenant soin de fermer la bouche, à l’aide d’un embout introduit dans
Fig. 51. — Soulèvement des épaules pour l’application du pansement sur la tête.
les narines et sur lequel ces dernières sont étroitement serrées.
Il est préférable, pour les opérations de quelque importance, de faire usage d’une de nos canules laryngées.
Ce soufflet peut servir également à entretenir la narcose : il suffit alors de faire communiquer l’orifice 0 du distributeur avec un entonnoir de Trendelenbourg.
La simplicité de cet instrument, qui peut être construit pour la respiration artificielle seule, le rend indispensable à toute caisse
PRÉLDimiIRES DIRECTS DE L’0PÉR1TI0^. iôô
de secours, au même titre que l’ouYre-bouche de Heister, une pince à langue et une longue pince courbe, destinée à éponger les mucosités qui peuvent obstruer le pharynx.
Nos canules à tubage ne doivent être employées que par un médecin.
Fig. 52. — Position de Trendelenbourg.
Préliminaires directs de l’opération.
Le malade anesthésié et placé sur le lit d’opérations dans une situation appropriée, il est procédé à la toilette du champ opératoire. La peau est largement rasée, si elle n’a pu l’être auparavant, lavée à l’eau chaude et au savon à plusieurs reprises, puis au sublimé à 1/1000®. Nous employons également l’eau chaude et le savon pour le vagin et l’ampoule rectale. La muqueuse
buccale est purifiée à l’aide d’une compresse imbibée de sublimé ^
On lave enfin la région à l’eau phéniquée à 2 1/2 0/0, afin d’enleTer toute trace de la solution de bichlorure, dont le moindre contact altérerait le tranchant du bistouri.
Fig. 53. — Position de la malade pour l’opération transpleurale d’un kyste hydatique du foie.
Pour la bouche, le phénol à 2 1/2 0/0 est étendu d’eau stérilisée. La conjonctive est lavée au sublimé à 1/2000®, puis à l’eau boriquée tiède.
1. Nous avons signalé plus haut l’emploi préventif d’une solution de la liqueur de Labarraque ou de sublimé.
PRÊLIMOAIRES DIRECTS DE L^OPÉRATIOA*. 1Ô5
Disposition du patient et des aides. — La salle d’opérations doit être éclairée par une vaste baie vitrée. L’opérateur lui tournera le dos. Le jour d’en haut est utile dans bien des cas.
Le patient est disposé de manière que la région à opérer soit en pleine lumière.
Fig. 54. — Élévation du tronc par la crémaillère médiane et le support du segment moyen du lit d’opérations.
Pour les opérations sur la face, le cou, le thoras, les parois abdominales et la région inguinale, le patient est disposé horizontalement, la tête légèrement relevée.
Les membres inférieurs sont fixés aux deux gouttières destinées à les recevoir par deux lacs, l’un placé immédiatement au-dessus
de la rotule, l’autre au-dessus du cou-de-pied. Il peut être utile de fixer par un troisième lien la partie supérieure de la cuisse. Si le malade doit être tourné sur le côté droit ou gauche (néphrectomie, opération de Kraske, p. 55 et 56), il faut le pla-