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Catalogue de Charrière, 1855, p. 58, 59 et fig

maillère, (crémaillère à crans latéraux \ fig. 75 J) et choisit l’arrêt à l’aide d’une goupille qui s’engageait dans plusieurs orifices*.

Fig. 78. Fig. 79. Fig. 80.

Pince à arrêt Pince Pince porte-aiguille

de Charrière. à verrou. de Charrière.

La pince « presse-artères » à arrêt de Charrière avait ses mors disposés de façon à pouvoir servir, comme les pinces antérieures à verrou, de porte-aiguilles ou de porte- épingles (fig. 80).

1 et 2. Catalogue de Charrière, 1862, p. 14, 99, 192.

HÉMOSTASE.

Les pinces à anneaux et à crémaillère fixe du U-pe de la figure 75 furent enfin généralement adoptées et remplacèrent petit à petit les pinces à verrou, d’un maniement moins facile.

Les modèles les plus variés furent construits et l’on reprit, sans les modifier sensiblement, les divers types en usage au commencement du siècle : pinces à mors courbes, pinces à mors ovales, pinces en T, pinces à griffes, etc.

Fig. 81. — Pince en T de StrubyL

Nous signalerons à la fin de ce chapitre les modèles qui nous semblent le plus recommandables.

Des divers procédés d’hémostase proposés depuis l’abandon du cautère actuel et du « bouton de vitriol ».

Les accidents causés par l’élimination des ligatures suscitèrent divers procédés pour assurer l’hémostase sans laisser de corps étrangers permanents dans les plaies.

Si nous exceptons les cautérisations, dont A. Paré a fait justice pour les gros vaisseaux tout au moins, la chaleur demeurant le meilleur mode d’arrêt des hémorragies en nappe, les procédés les plus intéressants qui ont été proposés pour obtenir l’hémostase des gros vaisseaux sans ligature, sont : [° la torsion; 2“ les mâchures; 5" l’écrasement; 4“ l’application de pinces à demeure.

i. Seerig, pl. 20. fig. 7.

1° Torsion.

1° La torsion, entrevue par Galien et réglée par Amussat, réussit quand les tuniques des artères sont saines et que le recroquevillement des couches moyenne et interne se fait d’une manière satisfaisante. Tillaux a démontré qu’on pouvait oblitérer avec sécurité, par la simple torsion, l’artère fémorale.

La torsion est habituellement réservée, depuis que la vulgarisation de l’antisepsie a eu pour résultat d’assurer l’innocuité des ligatures, aux petites artérioles momentanément pincées et qu’il semble inutile de lier.

La torsion est-elle inefficace, on pratique la ligature à l’aide d’une fine soie.

La ligature demeure en somme le procédé le plus simple et le plus sûr pour l’hémostase des vaisseaux de quelque importance.

La ligature doit être faite directement sur le vaisseau, avec de la soie très fine, en évitant autant que possible l’interposition d’autres tissus.

2“ Mâchures

2“ Les mâchures. — Le procédé des mâchures fut imaginé par Maunoir, pour remplacer la torsion.

Maunoir tenta, en 1820, d’oblitérer les artères avec une pince spéciale, disposée de manière rompre les tuniques internes seules. Il voulait ainsi réaliser l’hémostase comme on l’avait obtenue par la méthode de la ligature temporaire, qui avait été dans certains cas appliquée avec succès.

Les mâchures respectaient la tunique externe seule, et écrasaient en les rebroussant les tuniques interne et moyenne. On les répétait un certain nombre de fois sur une petite longueur de l’artère.

Amussat multiplia les essais de ce genre sans obtenir l’hé-

HÉMOSTASE.

mostase. Il eut alors l’idée de combiner ce procédé à la ligature, et obtint de cette méthode mixte d’excellents résultats. Il fit construire à cet effet une pince dite « pince à baguettes », qui était destinée à rompre les tuniques internes dans toute leur épaisseur, sans déchirer la tunique externe. Cet écrasement de l’artère était fait au-dessus de la ligature. Il axait pour effet d’assurer une adhérence parfaite du caillot dans l’intérieur des vaisseaux ainsi triturés et de prévenir, à la chute des fils, tout danger d’hémorragie secondaire.

Nous verrons que les tentatives de Maunoir et d’Amussat étaient parfaitement justifiées. C’est en effet par leur procédé des mâchures que se produit l’hémostase définitive des artérioles momentanément serrées entre les mors des pinces hémostatiques.

L’échec de ce procédé entre les mains de Maunoir et d’Amussat ne doit être attribué qu’à l’insuffisance des instruments dont ils disposaient.

Nous avons repris depuis deux ans cette étude expérimentale de l’hémostase. Nous verrons plus loin quels sont nos résultats.

3° Ecrasement linéaire.

L’ écrasement linéaire, imaginé par Chassaignac, était déjà depuis longtemps réalisé par les différents types de serre-nœud.

L’écraseur de Chassaignac ne diffère du serre-nœud de Græfe et de Maisonneuve que par la substitution au fil métallique d’une chaînette à maillons mobiles. L’instrument de Chassaignac était remarquable par la perfection avec laquelle il assurait l’hémostase entre les mains de ceux qui savaient le manier avec toute la méthode et la patience requises.

Nous avons déjà signalé, à propos de Maisonneuve, l’abus qui a été fait de ces instruments, avec lesquels on exécuta jusqu’à des amputations de sein ou de cuisse.

Verneuil pratiquait encore, en 1885, dans le cas de cancer.

ramputation de la langue avec l’écraseur. La chaîne glissait d’habitude, malgré les broches d’acier qui devaient la retenir, et l’opération demeurait incomplète, de telle sorte que l’affection récidivait immédiatement, ou, pour mieux dire, continuait sans que la plaie puisse se ci(;atriser.

L’emploi du serre-nœud et de l’écraseur avait pour objectif de prévenir, en obturant les artères et les veines, l’invasion menaçante de la septicémie.

Ces instruments sont aujourd’hui presque oubliés. Le serrenœud est demeuré quelque temps en faveur pour l’amputation supra- vaginale de l’utérus. Hégar lui substitua le fil élastique, qui fut à son tour abandonné en même temps que l’hystérectomie supra-cervicale.

Si la constriction à l’aide d’un fil d’acier ou de platine rougi par l’électricité ne demeurait un des procédés les plus simples pour l’extraction des polypes muqueux des fosses nasales, le serre-nœud aurait disparu complètement de l’arsenal des spécialistes eux-mêmes.

4° Application à demeure de pinces ou d’autres instruments d’hémostase.

Application de pinces à demeure dans les plaies opératoires. — L’idée de laisser à demeure pendant un certain temps des pinces appliquées sur les vaisseaux béants, et d’assurer ainsi l’hémostase définitive, remonte à Percy, c’est-à-dire à la fin du xviii® siècle.

Percy, après avoir tenté de substituer aux ligatures la compression des vaisseaux par un petit anneau de plomb, qu’il serrait avec le valet à patin, fit construire, pour la laisser à demeure, une pince hémostatique à verrou dont les mors, en forme de disques, étaient montés à pivot (pl. XVII, fig. 25).

Cette disposition permettait au chirurgien, après avoir saisi le

HÉMOSTASE.

vaisseau et fixé J a pince à l’aide du verrou, d’en renverser les branches à la surface de la plaie.

Le procédé de Percy n’eut pas grande faveur dans les cas où la ligature pouvait être faite.

Fig. 82. — Trépied à vis de rappel pour l’élévation des fragments du crâne fracturé.

Instruments variés pour l’hémostase destinés à être laissés à demeure dans des cas où la forcipressure était impossible. — La compression directe et durable du vaisseau lésé parut au contraire le seul moyen sûr d’arrêter les hémorragies des vaisseaux qu’on ne pouvait aisément saisir ni lier, tels que l’artère intercostale, dans la pleurotomie ; l’artère mé-

88. — Compresseur de Lotteri Fig. 89. — Compresseur de Lotteri (J. -J. Perret, pL 128). (Seerig, pl. 15).

wDgée et les sinus de la dure-mère, dans ropération du tr Les appareils destinés à la forcipressure définitive des ai intercostales, des méningées et des sinus intra-crâniens décrits et figurés par Perret et Seerig. Ce sont : 1° pour l’a

intercostale, le tourniquet de Bellocq et la plaque de Lotteri;

pour l’artère méningée et les sinus de la dure-mère, le tourniquet de FouJquier, et les instruments analogues de Hœbenthal, ^®i‘g et de Græfe.

Le tourniquet de Bellocq (Perret, p. 588 et pl. 128, fig. 1 2, et Seerig, pl. 25), se compose de deux platines et d’un

HEMOSTASE.

supporté par une tige à charnière. Cette charnière s’en-

Tourniquet de Foulquier (Perret, pl. 155),

Fig. 92. — Fig. 90 et 92 : Tour- Fig. 95.

niquet double et simple de Instrument pour relever les esquilles Foulquier (Seerig, pl. 80). du crâne.

tr ouvre, comme le représente la figure 2, pour faciliter l’intro-

duction dans la cavité pleurale de la platine B, qui était garnie ou ce matelassée » de peau ou d’amadou. La pression s’exerçait à . aide des vis q et m.

‘2° La plaque de Lotteri (Perret, pi. 128, fig. 7 et 8, et Seerig, pl. 15, fig. 45, a et b), beaucoup plus simple, était une plaque étroite et fenêtrée, incurvée en forme de levier, dont la bran-

Fig. 96. riG. Di.

Compresseurs pour l’artère méningée et le sinus longitudinal supérieur.

Fig. 97.

che la plus courte D, garnie de taffetas ou de peau, était introduite au-dessous de l’artère blessée. La longue branche était alors fixée par un bandage à la surface du thorax, assurant l’hémostase par compression directe du vaisseau en P.

Le tourniquet de Foulquier (Perret, p. 412 et pl. 135, fig. 21, et Seerig, pl. 80, 25), était composé de deux compresseurs à vis de rappel q, q, pouvant être joints l’un à l’autre au moyen d’une clavette T. Les branches x, x étaient introduites dans le

HÉMOSTASE.

crâne, au-dessous de la dure-mère, et assuraient Fhémostase à mesure que Ton appliquait plus étroitement à la surface des téguments, en serrant les vis z, z, les deux platines mobiles y, y.

Les instruments de Hœbenthal et de Ferg sont assez analogues au modèle simple du compresseur de Foulquier (Seerig, pi. 80).

Le compresseur de Græfe différé des précédents en ce sens qu’il prend à la surface du crâne un triple point d’appui (Seerig, pl. 80). Ce compresseur n’est qu’une réduction des leviers à vis de rappel et à point d’appui extérieur en forme de

trépied (Perret, pl. o4, fig. 15, et Seerig, pl. 80, fig. 19, 21, 28, 96), qui servaient alors à relever, dans les cas de fractures directes, les fragments de la voûte du crâne enfoncés dans l’intérieur.

Thierry enfin appliqua l’hémostase préventive et définitive à la gynécologie, en faisant construire pour l’ablation vaginale des polypes utérins pédiculés un clamp spécial destiné à en étrangler le pédicule* (fig. 87).

Les chirurgiens de la période préantiseptique ne manquaient donc pas d’instruments pour l’hémostase. Ils possédaient des pinces et d’autres appareils pour la forcipressure préventive, tem-

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