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NÉCESSITÉ D'OPÉRER VITE ET BIEX

lanles et rapides qai leur avaient été enseignée en chirurgie générale dans leurs premières années d’études, avant la découverte de l’antisepsie, compliquèrent à l’envi l’appareil instrumental de la laparotomie, multiplièrent inutilement la forme des pinces hémostatiques et les employèrent non plus au nombre de 10, mais de 50, 40, 50 et 60.

Inconvénients de la bande d’Esmarehdans les amputations.

La bande d’Esmarch fut généralement adoptée pour la chirurgie des membres. Les amputations se firent à blanc. Les gros vaisseaux liés, on enlevait la bande élastique : des dizaines d’artérioles, momentanément paralysées par cette constriction énergique, projetaient, béantes, de petits jets rutilants. Toute la surface du moignon saignait, et celte hémorrhagie en nappe, en dépit de l’emploi de plusieurs douzaines de pinces, qui nécessitaient ensuite à peu près autant de ligatures, ne laissait pas, dans certains cas, d’être assez considérable pour atteindre ou dépasser 300 ou 400 grammes de sang.

Le compresseur de J.-L. Petit n’exposait pas à ces inconvénients, car il ne comprimait que l’artère principale du membre.

La bande élastique enlevée et l’hémostase terminée, la suture de la peau et le drainage demandaient de 15 à “20 minutes encore.

Une simple amputation durait, avec les sutures, • entre les mains d’un bon chirurgien, de 40 à 50 minutes; et pour un novice, 1 heure, 1 h. 1/2

Exagération de l’hémostase préventive, qui était plus logiquement pratiquée à ses origines, déjà très anciennes.

La pratique de l’hémostase préventive, qui de prime abord semble si séduisante, s’étendit à toute la chirurgie.

Les uns liaient d’emblée et coupaient au-dessous d’une simple

INTRODUCTION

ligature, ou, quand les adhérences paraissaient très vasculaires, entre deux ligatures. D’autres préféraient appliquer d’abord des pinces hémostatiques, pour ne lier les vaisseaux qu’à la fin de l’opération. D’autres, enfin, coupaient entre une pince et une ligature, celle-ci placée du côté du cœur.

L’idée de laisser les pinces à demeure pendant 24 ou 48 heures fut suggérée à plusieurs chirurgiens par des cas où la profondeur de la plaie, la friabilité et l’état lardacé des tissus péri-vasculaires rendaient les ligatures presque impraticables L

On en vint à lier ou à pincer tout par méthode, qu’il y eût ou non, où l’on appliquait les pinces, des vaisseaux de quelque calibre, et les praticiens les plus réputés adoptèrent insensiblement cette chirurgie lente et laborieuse.

Souvent, malgré tout cet appareil d’hémostase préventive, on observait des hémorragies immédiates ou secondaires assez inquiétantes. Et l’on redoublait de circonspection, oubliant les notions anatomiques les plus élémentaires, au point d’entrevoir jusque dans les régions où l’on ne décrit aucune artère volumineuse des vaisseaux énormes, dont on s’ingéniait à prévenir la béance.

Le morcellement doit demeurer une méthode d’ exception.

Le morcellement enfin, d’abord tenté judicieusement pour l’extirpation, par le vagin, de polypes utérins ou de fibromes interstitiels trop volumineux pour être extraits d’une seule pièce par l’orifice vulvaire (Amussat, 1840 — Atlee, 1853), fut l’objet d’une faveur telle que bien des chirurgiens l’appliquèrent, sans raison plausible, comme méthode de choix, à l’ablation même des tumeurs les plus largement accessibles, et que jusqu’alors on énucléait en masse et d’une seule pièce.

l. Nous verrons, à propos de l’hémostase, qu’il existait déjà au xviir siècle non seulement de nombreux modèles de pinces à artères, mais aussi des appareils de forci-

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