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TAMPONNEMENT DES PLAIES

sence du tampon empêche la production d’accidents septicémiques locaux ou de l’infection à distance, tout en assurant, par exemple, après l’ hystérectomie vaginale, la fermeture rapide du péritoine.

La température et le pouls sont, en pareil cas, surveillés avec soin, et le tampon, même s’il est odorant, doit être laissé en place, quand l’état du patient demeure apyrétique, pendant 5 ou 4 jours.

La réunion profonde effectuée, on peut enlever la compresse et pratiquer des lavages répétés, ou bien appliquer, s’il est préférable, deux fois par jour, de nouvelles compresses imbibées de sublimé ou d’un autre liquide antiseptique.

Le tamponnement est également le meilleur mode de traitement des abcès simples de quelque étendue, des vastes abcès du sein, par exemple.

La cavité suppurée est largement ouverte sous le chloroforme et évacuée, puis, après un lavage antiseptique, explorée avec le doigt, qui parcourt les prolongements anfractueux de la poche et détruit les cloisons susceptibles de s’opposer à la pénétration de la compresse de gaze. Celle-ci est enlevée au bout de 2 ou 3 jours, et remplacée par une autre, beaucoup moins volumineuse.

Dès que la plaie bourgeonne, le tamponnement devient inutile. Il convient toutefois de maintenir béant l’orifice cutané jusqu’à ce que la profondeur soit comblée définitivement.

Le tamponnement, outre son action favorable quand il y a menace de septicémie, est encore la méthode de choix dans quelques autres cas, notamment pour arrêter certaines hémorragies en nappe, rebelles aux applications chaudes ou à l’action d’un jet de vapeur, suivant la méthode du prof. Sneguireff de Moscou.

C’est ainsi que le tamponnement des cavités séreuses ou de certaines plaies qui donnent un écoulement sanguin abondant, permet, si on le combine à un pansement compressif.

d'éviter l’application longue et fastidieuse d’une quantité de ligatures.

Il suffit de maintenir ces plaies tamponnées pendant 24 ou 48 heures par une compresse de gaze aseptique, pour éviter tout danger d’hémorragie en nappe. La peau est suturée par-dessus les compresses; on les enlève au bout de 2 jours, soit par un orifice ménagé le long de la suture, soit après désunion de la ligne d’affrontement, qui est alors immédiatement rétablie.

3^ L’irrigation continue pour le traitement des plaies contuses des membres.

Dans certains cas de plaies accidentelles contuses et infectées, le tamponnement, joint à un pansement antiseptique humide, peut ne pas donner une sécurité suffisante.

La balnéation continue elle-même, qui n’est guère applicable qu’à l’avant-bras et à la main, est souvent mal supportée.

Nous avons pris l’habitude, depuis nos premières années d’études médicales, de traiter ces plaies, suivant une pratique ancienne, par l’irrigation continue.

Le membre écrasé est placé au bord du lit, sur une toile cirée, et recouvert de compresses de gaze sur lesquelles coule, en un mince filet, l’eau contenue dans un récipient suspendu à 1 m. 50 au-dessus.

Nous avons obtenu, pendant notre internat à Reims, les résultats les plus remarquables de l’irrigation continue dans des cas de plaies contuses des membres : écrasement partiel des mains et des pieds, luxations ouvertes, fractures compliquées.

L’irrigation continue est alors une ressource précieuse.

On la pratiquait autrefois avec de l’eau pure. Aujourd’hui, il est mieux de la combiner avec l’antisepsie et d’additionner le liquide d’une faible proportion de phénol, 1 0/0 par exemple.

Les résultats de ce traitement sont remarquables. Supposons

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