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SOINS POST-OPÉRATOIRES

marche subaiguë, accompagnées de pseudo-étranglement paralytique.

L’étranglement vrai post-opératoire est lui-même presque toujours sous la dépendance directe de quelque complication inflammatoire locale. Les symptômes en sont caractéristiques : le pouls demeure satisfaisant et il n’y a pas d’élévation de température ; le signe principal est l’absence totale de gaz rendus par l’anus. L’importance de ce symptôme est telle que la surveillance du malade ne doit être confiée en pareil cas qu’à des personnes d’une expérience reconnue.

Ces malades souffrent le plus souvent de coliques xdolentes : l’intestin se dessine sous la peau. La constatation de vomissements nettement fécaloïdes vient bientôt confirmer le diagnostic : l’intervention doit être immédiate.

Deux fois seulement, nous l’avons signalé plus haut, sur près de 1 500 opérations péritonéales, nous avons assisté à des accidents d’étranglement post-opératoire vrai.

Grâce à une analyse rigoureuse des symptômes et à l’examen des matières vomies, nous sommes intervenu en temps utile et avec plein succès.

11 s’agissait dans ces deux cas d’un vohmlus de l’intestin grêle, fixé dans cette situation anormale par quelques adhérences pelviennes survenues au voisinage d’un gros fil de soie. Ces malades ont parfaitement guéri.

La seconde intervention a eu lieu .chez l’une 11 jours, chez l’autre, 28 jours après l’opération primitive.

Nous avons cité ces cas exceptionnels afin de donner au lecteur quelques indications précises s’il se trouvait en présence de semblables complications. Ces accidents sont heureusement très rares, et, lorsque l’opération a été bien conduite, le traitement médical consécutif se réduit le plus souvent à entretenir la liberté du ventre et à régler l’alimentation.

Tout opéré qui a le pouls normal, la température rectale

au-dessous de 38®, qui ne présente ni vomissements, m coliques, ni ballonnement et peut uriner librement, doit être simplement surveillé.

Il faut se garder avant tout, en pareil cas, d’entraver l’effort curatif de la nature. Comme alimentation, de beau de Yals ou deYichy froide par petites quantités, en gargarismes, le premier jour; le lendemain, si les nausées ont cessé, un peu de bouillon ou de lait, le 5® ou le 4® jour un œuf, et les jours suivants une nourriture un peu plus substantielle, qui doit être réglée suivant les particularités inhérentes à chaque opération.

Le calme absolu et la diète pendant les premiers jours sont d’excellents adjuvants d’une guérison rapide.

Le rétablissement est souvent si prompt que beaucoup de malades opérés de gastro-entérostomie, d’hystérectomie abdominale ou vaginale, semblent dès le 5® ou le 6® jour, en état de quitter le lit. Nous ne leur permettons, après les opérations abdominales, de faire les premiers pas que le 11® ou le 12® jour.

. A partir du 10® jour, une cicatrice aseptique est déjà très solide et les fils de soie profonds ne permettent aucune désunion.

Les opérés de tumeur du sein, de goitre et de craniectomie se lèvent le plus souvent du 3® au 6® jour.

Nous verrons que, lorsqu’il s’agit d’opérations sur les os, la réparation est plus lente. Beaucoup de nos opérés de résection du coude commencent cependant à se servir de leur membre sans pansement vers le 15® jour, et bien souvent, chez de jeunes enfants, une plaie d’ostéotomie du fémur est consolidée avant la fin du mois.

Nous donnerons en temps et lieu les indications spéciales qui se rapportent à la chirurgie des os.

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